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Recrudescence des maladies professionnelles chez les agriculteurs
« Il y a une recrudescence de maladies » Publié le 18 novembre 2019 à 17h41 Modifié le 18 novembre 2019 à 20h11
Combien de cas de Parkinson en Bretagne ?
Chaque année, 1 800 nouveaux cas de Parkinson sont diagnostiqués chez les agriculteurs en France, selon Santé Public France.
« Le nombre de maladies de Parkinson reconnues maladies professionnelles par la MSA Portes de Bretagne en 2018 et 2019 pour des salariés et des non salariés est inférieur à cinq », explique la MSA.
De nombreux agriculteurs ne feraient pas la demande de reconnaissance.
Le collectif Victimes des pesticides de l’Ouest estime, lui, « que 250 paysans déclareraient la maladie de Parkinson chaque année », rapporte Annick Le Mentec, référente Morbihan du collectif.
La maladie de Parkinson est 13 % plus élevée chez les agriculteurs que le reste de la population.
Une explosion des cas ?
Une soixantaine de maladies figurent au tableau des maladies professionnelles du régime agricole.
« On constate aussi beaucoup de cancers de la vessie, de la prostate, des lymphomes, des tumeurs au cerveau. Il y a une recrudescence de maladies chez les agriculteurs. Il se passe quelque chose mais c’est l’omerta complète », déplore un bénévole de Solidarité paysanne. Annick Le Mentec craint une explosion des cas, « des personnes de la génération de Léon, dans les années à venir ».
Prise de conscience de la jeune génération ?
« Aujourd’hui, les jeunes sont conscients des dangers de l’utilisation de certains pesticides, de la nécessité de se protéger mais ils s’exposent quand même », explique Annick Le Mentec.
Pour Solidarité paysanne, « Certains agriculteurs ne sont soutenus et entendus que par des associations. C’est lorsque nous faisons des réunions que certains entendent parler des maladies professionnelles », déplore un bénévole.
© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/morbihan/lorient/il-y-a-une-recrudescence-de-maladies-18-11-2019-12436182.php#5q8ZAi6ZrQqkpUzT.99
Refus fichage ADN : relaxe de 2 faucheurs volontaires
Communiqué de presse 08 novembre 2019
2 Faucheurs Volontaires relaxés par le tribunal de Cahors
Philippe Coulloud et Rémy Pesant étaient jugés à Cahors, le 26 septembre dernier, pour avoir refusé de donner leur ADN lors d’une audition libre en gendarmerie de Figeac. Cette audition faisait suite à une visite citoyenne en août 2018 d’une centaine de FV dans un site de la tristement célèbre coopérative bretonne Triskalia. Cet entrepôt à Glomel, classé Seveso seuil haut, contient jusqu’à 65.000 tonnes de « produits phytosanitaires », autrement dit une large proportion étant des poisons mortifères pour les employés, les agriculteurs, la faune, la flore, l’eau, l’air, les sols et bien entendu pour les populations.
Hasard du calendrier, l’employeur Triskalia est condamné ce 6 novembre, par le tribunal de Vannes, pour « faute inexcusable vis-à-vis d’un ex salarié » (licencié parce que trop malade !) qui travaillait aussi à Glomel.
Rappelons que plusieurs employés de cette entreprise sont morts empoisonnés par leur travail et que plusieurs sont actuellement gravement souffrants ; Leur maladie est, enfin, reconnue en « maladie professionnelle liée aux pesticides » par la MSA (Mutuelle Sociale Agricole).
Rappelons aussi que Triskalia est poursuivi pour la mort de tout un troupeau de vaches, suite à une erreur de livraison, en 2018, d’aliments pour lapins contenant sept antibiotiques !
Rappelons encore que Triskalia, par le biais de ses différentes filiales, commercialise une énorme quantité de soja OGM en provenance d’Amérique. La culture de ce soja OGM, rendu tolérant aux herbicides, est une catastrophe sanitaire et environnementale dans les pays où il est cultivé ; elle constitue une des premières causes de déforestation en Amérique du Sud.
De plus, cet aliment pour bétail contient des résidus d’herbicides pour tous les animaux destinés à notre consommation, exception faite des produits bio et de quelques petits labels indiquant « nourris sans OGM ». A quand la grande distribution sera contrainte de préciser sur ses emballages « nourris aux OGM et aux pesticides » ?
Le tribunal de grande instance de Cahors a rendu son délibéré ce 7 novembre 2019. Les deux prévenus lotois sont relaxés. Ce jugement vient compléter une douzaine d’affaires similaires et récentes où les juges ont relaxé d’autres militants ou syndicalistes. La jurisprudence commence donc à être bien établie en ce domaine.
Guillaume Tumerelle , avocat des deux FV explique : A la lecture du dossier, on ne pouvait pas savoir pourquoi ou par qui la demande de prélèvement d’ADN avait été effectuée, dans quelles circonstances ou pour quelle supposée infraction. Gênée, madame la Procureur, n’avait alors pas fait de réquisitoire, ne voulant pas porter préjudice aux prévenus !
Maître Tumerelle avait plaidé d’une part que le tribunal n’était pas à même de vérifier la légalité de la demande de prélèvement d’ADN, et d’autre part qu’une telle demande ne pouvait pas être légalement faite contre des militants agissant en lanceurs d’alerte dans le cadre d’une manifestation non-violente. Un fichage génétique de militants est une mesure illégale, inadéquate, disproportionnée et inutile.
Maître Tumerelle se demande pourquoi les parquets continuent à poursuivre ces militants ? Et surtout pourquoi ils continuent à demander ces prélèvements dans le cadre d’actions militantes ? La réponse lui semble malheureusement évidente, c’est manifestement pour continuer à remplir illégalement le fichier FNAEG avec des personnes qui ne devraient pas être fichées mais qui acceptent spontanément ce prélèvement d’ADN. Il y a encore un travail important à faire sur ce sujet pour préserver nos libertés publiques
Créé contre les délinquants sexuels sur mineurs en juin 1998, le FNAEG est étendu en 2001 au terrorisme. Les gouvernements successifs ne cessent d’élargir ce fichier : Aujourd’hui chaque personne auditionnée en gendarmerie risque de se voir demander son ADN ! 4.369 personnes y sont enregistrées en 2002. C’est 1.724.173 en 2010, plus de 3.960.000 français-es en 2018, donc probablement nettement plus de 4 millions en 2019 ! Ces fichiers sont conservés 25 ans pour les présumé-es innocent-es et 40 ans pour les personnes condamnées. Nous apprenons que des élèves mineurs du lycée Champollion à Figeac, suite à des faits d’incivilités peu graves, ont innocemment donné leur ADN. Voilà nos jeunes fichés au FNAEG pour 25 ans sauf si les parents obtiennent du Procureur l’effacement de ces données (cela reste un droit de le demander !).
Ces prélèvements ADN contiennent, depuis un “amendement technique” de novembre 2018 toutes nos données génétiques (maladies, sexe, couleurs des yeux et même de la peau, apparence, origine ethnique, etc.), alors qu’auparavant elles se limitaient aux données « non-codantes », donc sans donnée biologique, c’est à dire permettant clairement, mais uniquement l’identification d’une personne. Et cela malgré les réserves alarmantes de la CNIL (Comission Nationale de l’Informatique et des Libertés)
Il est ainsi possible aujourd’hui d’utiliser le FNAEG, entre autres, pour identifier les parents proches des personnes fichées ! Ce monde sécuritaire «en marche rapide» doit tous nous interpeller.
La Cour Européenne des Droits de l’Homme, par un arrêt définitif du 22 septembre 2017, a condamné la France pour un abus de fichage ADN, idem une décision de la CEDH le 20 juin 2019. Le ministère public français ne semble pas avoir pris toute la mesure de cet arrêt, puisque certains parquets continuent de poursuivre des personnes refusant de donner leur ADN. Il est urgent que l’État français tire toutes les conséquences de cette condamnation en modifiant sa législation.
Les FV encouragent tous les militants, syndicalistes, lanceurs d’alerte et toutes personnes entendues en gendarmerie à ne pas donner leur ADN ! Le refus de se soumettre au prélèvement peut être puni d’un an d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende. Lorsque il n’y a pas relaxe, les peines excèdent rarement 200, € d’amende…
Contact : Rémy 06 08 05 83 59
Communiqué de presse campagne nationale
Avis de recherche : téléchargez le communiqué de presse
Avis de recherche :
Entre Bretagne et Limousin le glyphosate a disparu
Le 7 novembre 2019
Deux journalistes du Mensuel Le Morbihan affirment avoir fait rechercher le glyphosate dans leurs urines, en suivant un protocole identique à celui de la Campagne Glyphosate (excepté la présence d’un huissier).
Sur la foi de ces 2 journalistes le mensuel du Morbihan fait la une sur «la farce des tests au glyphosate ».
Basée sur de nombreuses publications scientifiques référencées ci-dessous voici la réponse du groupe recherche de la Campagne Glyphosate France :
Le CHU de Limoges a effectué une cinquantaine d’analyses d’urines provenant d’agriculteurs de la FNSEA 1,2,3,4 suivant un protocole inconnu.
Tous les tests se sont révélés négatifs par une méthode de chromatographie liquide couplée à 2 spectrométries de masse en tandem (CL-MS/MS) avec un seuil de détection qui « depuis quelques semaines » serait 8 fois plus performant selon Laure Le Fur qui précise: « Bonne nouvelle… le seuil de détection est passé de 0,4ng/ml à 0,05ng/ml », mais aussi « Le CHU de Limoges a refusé de répondre à nos questions »
Par ailleurs le laboratoire Biocheck utilisant la méthode Elisa a obtenu des tests positifs sur 5761 prélèvements (seulement 8 négatifs) selon un protocole bien établi sous contrôle d’huissier, avec une limite de détection de 0,075 μg/l.
Deux valeurs maximales de 7,01 et 4,0 μg/l ont été observées.
Depuis la fin des années 1970 la banque allemande de spécimens environnementaux (ESB) conserve des échantillons humains et environnementaux à très basse température (cryo-conservation) pour des analyses rétrospectives de risques potentiels dus aux polluants.
La contamination au glyphosate étant devenu un problème majeur de société, l’ESB a réalisé une étude sur les échantillons d’urine de 399 jeunes adultes (20-29 ans) entre les années 2001-2015 5 .
La méthode utilisée est une chromatographie gazeuse couplée à 2 spectrométries de masse en tandem (GC-MS/MS) avec une limite de quantification de 0,1μg/l.
La contamination au glyphosate est révélée dans 31,8% des
cas avec un pic de 57,5% en 2012. La baisse de la contamination observée de 2013 à 2015 est due, selon les auteurs, à la restriction en Allemagne de l’utilisation du glyphosate comme dessicant en pré-récolte.
La valeur maximale observée est de 2,8μg/l.
En 2013, avec la même méthode GC-MS/MS et une limite de quantification de 0,15μg/l, sur 182 personnes provenant de 18 pays européens, Hoppe 6 décèle 43,9% de positifs. La valeur maximale observée est de 1,82μg/l.
Sur la période 2014-2015, toujours avec la même méthode GC-MS/MS et une limite de quantification de 0,1μg/l, sur 250 enfants de 2 à 6 ans, l’office national de la nature, de l’environnement, de la protection des consommateurs de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie 7 , a décelé 63% de positifs. La valeur maximale observée est de 3,7μg/l.
En 2017, avec la méthode HPLC-MS/MS, et une limite de détection de 0,03 μg/l, Mills 8 , étudie l’évolution du taux de glyphosate entre 1993 et 2016 à partir d’une cohorte de 6629 personnes vivant en Californie. Sur les périodes 1993-1996, 1999-2000, 2001- 2002, 2004-2005, 2014-2016, les taux de positifs sont respectivement 12%, 30%, 43%,
38%, 70%.
En 2018, avec la méthode LC-MS/MS (méthode identique à celle du CHU de Limoges), et une limite de détection de 0,1μg/l, sur 71 femmes enceintes de l’Indiana, Parvez 9 observe 93% de positifs, bien que la limite de détection soit 2 fois supérieure à celle (toute récente) du CHU de Limoges.
De nombreuses autres études se sont intéressées au glyphosate dans les urines humaines pour des populations plus ou moins spécifiques, Conolly (2018,2017), Rendon-von Osten (2017), Knudsen (2017), McGuire (2016), Jayasumana (2015), Krüger (2015, 2014), Markard (2014), Honeycutt (2014), Mesnage (2012), Varona (2009), Curwin
(2007), Acquavella (2004)……
Aucune de ces études n’a trouvé un pourcentage de positifs nul.
Alors?
Le syndrome de Tchernobyl se serait-il abattu sur le CHU de Limoges?
La FNSEA aurait-elle trouvé l’antidote universel au glyphosate?
Au vu de ces résultats contradictoires entre le CHU de Limoges et le laboratoire Biocheck, en vertu du principe de précaution, il revient à l’État de prendre ses responsabilités et non aux citoyens de mener des études onéreuses.
5. https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1438463916302024
6. https://www.foeeurope.org/sites/default/files/glyphosate_studyresults_june12.pdf
16 novembre – Melrand (56) : journée festive et militante
Infos pratiques :
Le 16/11/2019 ; 14h-2h, camping possible sur place.
Organisation :
Le Réseau Education Sans Frontières du Pays de Pontivy, c’est l’accompagnement des familles réfugiées déboutées de leur première demande d’asile, et laissées à la rue avec interdiction de travailler.
Il s’agit de leur trouver un hébergement le plus digne possible, de les accompagner dans la possibilité d’exercer jusqu’au bout leurs droits de demandeurs et demandeuses d’asile, de mettre à l’abri les enfants et de les scolariser, de transmettre la langue française et notre conception de l’accueil, d’alerter l’opinion sur l’ignominie de cette situation.
Situation qui se complique toujours à l’entrée dans l’hiver, mais nous voyons bien que les années passant la pression augmente, la machine juridique se simplifie et s’accélère pour les refus, se complexifie et se verrouille pour les acceptations.
Bien que faisant un travail d’intérêt général, nous fonctionnons avec beaucoup trop peu de moyens financiers et humains, sans soutien public, dans une précarité constante qui ne nous permet plus, actuellement, de prendre en charge de nouvelles familles (alors qu’il y a des besoins!).
Le collectif contre les poulaillers de Langoëlan est né suite à une opposition citoyenne spontanée à un projet de ferme-usine en Centre-Bretagne. 120 000 poulets sur deux poulaillers de 2200m² chacun, soit à peine une demi-feuille A4 d’espace par poulet.
Nous connaissons aujourd’hui les ravages de cette agriculture intensive sur les plans sanitaires, humains, écologiques.
Le souci du bien-être animal, de la préservation de l’environnement, de la lutte contre les algues vertes et de la production d’une nourriture saine et de qualité est aujourd’hui la seule voie permettant aux agriculteurs et aux agricultrices de vivre durablement de leur métier, tout en nous apportant une nourriture saine.
Les actions juridiques entreprises pour faire annuler le projet demandent des financements qu’il nous faut aujourd’hui trouver.
Programmation détaillée :
Fæst c’est le trémolo d’une guitare qui sonne dans une piaule de campagne. C’est un chant émancipé, réconcilié avec sa langue, avec l’essence des mots. La poésie du quotidien qu …
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-17h = Spectacle « chamboultout » de Nizarthistique : marionnettes
Cofea, vendeur de café ambulant est aussi jongleur. Jusque là tout va bien ! Seulement voilà, que se passe-t-il dans la tête d’un clown qui l’ignore ? Essayant de faire de son mieux, il oscille entre catastrophes et manipulations agiles. C’est une histoire absurde où Cofea fera tout pour transformer ses rêves en réalité. Son …
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-19h = Concert du Vocal Bardak : collectif de chanteuses citoyennes, https://www.youtube.com/watch?v=NYulRrGuQQE
Plijus ken-ken e oa nozvezh Cent pour un toit b’an Arzhanaou d’ar gwener 26012018. Sonennoù all da zonet.
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-20h = Concert de Dogs For Sale : rock-blues, https://www.youtube.com/watch?v=Lc4DYeHLA-8
DOGS FOR SALE – Send You Back To Georgia Live @ SuperHardPermalloy 21-02-19
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-21h30 = Concert de Yoksel Moksel, mélange de musiques de Bretagne, de l’Est et de Navarre : https://www.youtube.com/watch?v=LYdKZlUezf8
Né de la rencontre d’un violoniste virtuose estonien passé à l’ouest et de quatre musiciens bretons tournés vers l’est, Yoksel Moksel vous entraîne dans son univers de musiques festives et métissées.
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-23h = Concert de Amari Famili : chanson et musique tzigane, https://www.youtube.com/watch?v=y485TJwuRf4
Clip d’Amari Famili vainqueur du coup de coeur de la fondation Orange pour le « Festival Jazz sous les pommiers » 2013. http://www.amarifamili.com/ Réalisation: BZHFTW https://www.facebook.com/Bzhftw?ref=hl https://www.youtube.com/user/Synaid
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-00h30 = Concert de la Cie Pas d’nom pas d’maison : chanson et musique de l’Est, https://www.youtube.com/watch?v=nv_zrqGZwrE
Nouvel album Top 56
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La compagnie Hipponette qui a sculpté les animaux de son manège et voyage depuis 30 ans sur les routes d’Europe avec roulottes et chevaux. Bert, Viola, leur deux filles et l’ami Peter à la …
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Jeux en bois
Nouvelle victoire judiciaire des ex-salariés victimes des pesticides de Triskalia
COMMUNIQUE DE PRESSE
Affaire Triskalia
Le Tribunal des Prud’hommes de Guingamp rend justice à Claude Le Guyader et Pascal Brigant.
Ce 24 octobre 2019, le Tribunal des Prud’hommes de Guingamp a déclaré comme étant «sans cause réelle et sérieuse » les licenciements, de Claude Le Guyader et Pascal Brigant , ex-salariés de la coopérative agroalimentaire bretonne Nutréa-Triskalia en septembre 2013.
Le Tribunal a condamné Nutréa-Triskalia à payer :
Pour Claude Le Guyader : 64 313,65 euros.
– 26 592, 00 euros au titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.
– 16 221,65 euros au titre de complément d’indemnité spéciale de licenciement.
– 20 000, 00 euros au titre des dommages et intérêts pour préjudices moral subis.
– 1500,00 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile.
Pour Pascal Brigant : 44 672, 95 euros
– 28 172, 95 euros au titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.
– 15 000, 00 euros au titre des dommages et intérêts pour préjudice moral subis.
– 1500,00 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile.
Cette nouvelle victoire des victimes des pesticides de Triskalia, défendus par Maître François LAFFORGUE est le résultat du combat exemplaire qu’ils mènent depuis maintenant près de dix ans avec leurs soutiens juridique, syndical et associatif.
Ils sont devenus des lanceurs d’alerte qui ont contribués à lever l’omerta sur les pesticides et mettre en lumière le scandale sanitaire que représente l’utilisation irresponsable des pesticides.
Le Tribunal des Prud’hommes de Guingamp a sanctionné des abus et des infractions !
Mais le combat des victimes continue !
C’est avec la même détermination que nous soutiendrons toutes les autres victimes des pesticides de Triskalia et des autres entreprises agro-alimentaires fautives lors des procès à venir.
Le moment est venu que les responsables de la coopérative Triskalia rendent compte de leurs actes devant la justice pénale. L’enquête pénale est toujours en cours, après le dépôt d’un réquisitoire supplétif du Procureur de la République de Saint Brieuc en date du 15 avril 2019 et nous attendons que des mises en examen soient prononcées.
Le 5 décembre prochain, le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale de Saint-Brieuc statuera sur la demande de reconnaissance de la faute inexcusable de l’employeur déposée par Claude Le Guyader suite à son empoisonnement.
Le lundi 11 novembre prochain, les victimes des pesticides de Triskalia, seront une nouvelle fois auditionnés par la Commission des pétitions du Parlement européen, dans le cadre de l’audit effectuée en France et Bretagne, conjointement par le Commissaire Européen à la Santé et à la sécurité alimentaire, Monsieur Vyténis Andriukaitis et la Commissaire à l’emploi et aux affaires sociales Madame Marianne Tyssen, afin de vérifier si la France respecte la Directive européenne 98/24/CE du Conseil du 7 avril 1998 et la Directive 2004/37/CE du Parlement européen et du Conseil Européen du 29 avril 2004 concernant la protection de la santé et de la sécurité des travailleurs contre les risques liés à des agents chimiques sur le lieu de travail et les risques liés à l’exposition à des agents cancérigènes ou mutagènes au travail.
A Guingamp, le 24 octobre 2019
Fest Noz des faucheurs : 9 novembre à St Kadou
Mobilisation : 14 octobre – TA Rennes
MOBILISATION : 14 octobre
Le jugement sur le fond pour l’arrêté pris par Daniel Cueff sur les épandages de pesticides à 150 m des parcelles construites
Merci de relayer au maximum tout autour de vous !
Le soutien du 22 août a été incroyable, merci à vous.
Comme beaucoup l’ont dit, « Il y a un avant et un après 22 août ».
Le nombre de maires qui prennent des arrêtés augmente et ça s’accélère.
L’opinion se rallie très largement à cette cause.
Les médias ne peuvent qu’en parler, tous.
Les agences comme l’ANSES sont mises devant leurs contradictions (euphémisme…).
Le ministre perd sa crédibilité.
La FNSEA est sur les dents.
->> Cette nouvelle audience est l’occasion de recommencer à marquer le coup et de réunir le maximum de personnes le 14 octobre devant le Tribunal !
Nous comptons sur tous vos super relais qui se sont déjà montrés si efficaces. Ils comptent vraiment beaucoup dans la mobilisation générale.
Au nom de tous, grand merci d’avance.
Sandrine Maguet-Delourmel
En relais du message de Luc Rambaldi
Dour fest : les 50 ans d’ERB – 25 au 27 octobre à Quimperlé
Eaux et Rivières de Bretagne fête ses 50 ans à Quimperlé, du 25 au 27 octobre 2019.
Informations et programme : https://www.eau-et-rivieres.org/dour-fest
Manif : 30 sept – TGI Vannes : soutien à victime des pesticides
Manifestation de soutien
à Noël POULIQUEN
salarié de Triskalia
victime des pesticides.
lundi 30 septembre 2019 – 13h45
Tribunal de Grande Instance
22 place de la République
56000 VANNES
Noël POULIQUEN a été embauché en 1989 sur le site Triskalia de GLOMEL (22), plate-forme logistique de stockage et distribution des « produits phyto-sanitaires ». Il y a tenu des emplois de magasinier, préparateur de commandes, chauffeur livreur.
En 2015, âgé de 48 ans, un lymphôme non hodgkinien a été diagnostiqué et il a dû subir une auto-greffe.
Depuis, il est en arrêt maladie et souffre des suites de la maladie et de ses traitements. Toute la famille en est affectée.
En décembre 2016, sa maladie a été reconnue comme maladie professionnelle liée aux pesticides.
Son père Raymond, salarié sur le même site, en 1999 avait lui-même
déclaré une leucémie.
Comme l’y autorise la loi, Noël a engagé contre son employeur, la
coopérative Triskalia, une procédure de « faute inexcusable » pour que soient pris en compte tous les préjudices physiques et moraux qu’il subit.
Triskalia a déjà un lourd passif avec les pesticides.
A PLOUISY (22), la coopérative a été condamnée à plusieurs reprises par le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale (TASS) dans les affaires concernant L.GUILLOU, S. ROUXEL, P. BRIGANT, C. LE GUYADER, G. LE GOFFIC. A GLOMEL, d’autres salariés sont malades ou décédés.
Lundi 30 septembre, le Pôle social du Tribunal de Grande Instance de
VANNES statuera pour évaluer ses préjudices et le montant des indemnisations. Noël sera défendu par Me LAFFORGUE.
Nous appelons les salariés, les paysans et plus largement les citoyens à venir nombreux soutenir Noël POULIQUEN pour qu’il obtienne une juste indemnisation des préjudices qu’il a subis.
Dans le contexte actuel de prise de conscience du danger que représentent les pesticides pour notre santé et notre environnement, le combat de Noël est essentiel pour dénoncer le comportement irresponsable d’une coopérative telle que Triskalia.