Lettre ouverte
Kompren?
Affaire d’agression sexuelle au Salon de l’Agriculture : mis en cause sur sa gestion de l’affaire, le président de la Coordination rurale Bertrand Venteau nous répond
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Jérôme Lespagnol, troisième vice-président de la chambre d’agriculture d’Indre-et-Loire et membre de la Coordination rurale 37 est mis en cause pour des faits d’agression sexuelle sur une salariée du syndicat lors du SIA. Le président de la CR nous confirme l’ouverture prochaine d’une enquête interne. Mis en cause dans sa gestion de l’affaire, il s’explique. Le point.
L’affaire embarrasse jusqu’au plus haut sommet de la Coordination rurale. Selon les informations de nos confrères d’ICI Touraine, une agression sexuelle impliquant une salariée de la Coordination rurale et un vice-président de la Chambre d’agriculture d’Indre-et-Loire se serait déroulée lors du Salon de l’Agriculture, qui s’est achevé le 1er mars dernier.

Des faits graves reprochés
Les faits se seraient produits en plusieurs temps, le dimanche 22 février. Le mis en cause aurait d’abord envoyé ce jour-là plusieurs SMS à caractère sexuel à la salariée, animatrice de la Coordination rurale à l’échelle de la région Centre – Val de Loire, avant de se rapprocher d’elle et de lui mettre les mains aux fesses à proximité du stand de la CR. Prise d’un malaise, la victime aurait ensuite éclaté en sanglots devant le secrétaire général du syndicat, François Walraet. Elle aurait été transportée par les pompiers « tremblante » et « en état de choc », rapportent nos confrères.
Jérôme Lespagnol, troisième vice-président de la chambre d’agriculture d’Indre-et-Loire et membre de la Coordination rurale 37, a remis sa démission le mercredi 4 mars, dix jours après les faits qui lui sont reprochés, invoquant des « raisons personnelles et médicales » à nos confrères d’ICI Touraine. Nous avons tenté de contacter le mis en cause qui n’a pas répondu à l’heure où nous publions ces lignes.
Toujours selon ICI Touraine, dans un fil WhatsApp regroupant une centaine d’adhérents, Bertrand Venteau, président national de la Coordination rurale, aurait sommé à l’un des adhérents de se taire sur cette affaire. Alors le président du deuxième syndicat agricole aurait-il tenté d’étouffer cette affaire de violences sexuelles dans ses rangs ?
Les explications du président de la CR
Contacté, Bertrand Venteau reconnaît des faits sans confirmer les agissements précis du mis en cause : « Moi, sur la partie des actes de mains aux fesses, je n’ai pas de retour, je n’ai pas la preuve (…) On l’a protégée dans l’urgence des faits qui se sont passés, des mesures ont été prises, les services compétents ont été alertés, le téléphone… on l’a pris et on a bloqué les appels, les messages de la personne concernée. »
Le président du syndicat confirme qu’une enquête interne va être menée par un cabinet extérieur « pour voir si des faits n’existaient pas depuis plusieurs années ou si des choses ont pu se passer, parce qu’il faut que l’on fasse une analyse déjà pour protéger les salariés et nous, en tant qu’élus, pour savoir (…) Ils vont venir auditionner et prendre le ressenti des salariés qui pourront parler librement. On n’aura pas accès aux entretiens individuels. Les propos qui nous seront remontés seront totalement anonymisés.”
Concernant sa gestion de l’affaire et les directives qu’il aurait données aux adhérents, ce dernier nous précise par téléphone qu’il « ne se souvient pas avoir tenu de tels propos », tout en indiquant que « les groupes de conversation privés n’ont pas vocation à fuiter. Il y a des choses qu’on ne peut pas mettre sur la place publique et qu’on doit régler entre nous. » Il justifie également son silence sur l’affaire pour « protéger au mieux la salariée » et que les choses sont en train de « se régler » avec la démission de l’élu incriminé : « Il a fait le choix de démissionner, c’est un choix raisonnable. Le reste de l’affaire concerne la justice et concerne la salariée en question si elle veut aller en justice. Si elle choisit d’aller en justice, nous serons bien évidemment à ses côtés. »

Bertrand Venteau émet des doutes sur les raisons de la médiatisation de l’affaire. Il cible Véronique Le Floc’h, ancienne présidente nationale de la Coordination rurale battue lors des dernières élections, qui a démissionné du comité directoire de la CR à la suite de cette affaire, se disant « écœurée par de tels agissements et le silence de la CR ». Pour l’éleveur de Haute-Vienne, « c’est le coup de pied de l’âne d’une élection ratée par des gens qui ont été battus, dont Véronique Le Floc’h. Je suis surpris de la médiatisation de cette affaire, en particulier de la part de l’ancienne présidente, parce qu’aujourd’hui, on expose une salariée. (…) Mettre en public ce qu’il s’est passé, ce n’est pas protéger la salariée.” Contactée, cette dernière nous a répondu : « Ma démission a coïncidé avec cette affaire mais a aucun moment, je n’en ai parlé. Je me retire parce que je ne me sentais pas utile dans cette nouvelle équipe. Loin de moi, l’envie de médiatiser quelques affaires que ce soit. »
Enfin, le président de la CR précise qu’il n’a pas connaissance de plainte ou de signalement auprès de la justice. Il indique que la salariée est de retour au travail et que « La CR est une grande famille, on va essayer de régler nos histoires en interne« . Il indique également que la présomption d’innocence s’applique mais qu’en cas de « faits graves et avérés, la structure nationale pourrait être partie civile aux côtés de la salariée ».
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Le lun. 2 sept. 2024 à 00:26, Patrik Sastre-Coader * Bergerie du Menez Hom <contact@bergerie-menez-hom.bzh> a écrit :Salut,
Trouve en PJ quelques éléments dont le fameux « programme européen de
développement des grands prédateurs », pièce maîtresse à maîtriser pour
comprendre tout ce qui tourne autour de ce sujet (je suis certain
qu’aucun éleveur de la conf du Finistère ne l’a lu !).Et aussi des « éléments » montrant la « collusion » entre les organisations
escrologistes / ensauvagistes 100% pro-loups partout et sans limite avec
les orgas proche de la Conf’ … et aussi de la FNSEA qui gère – comme
chacun le sait – la politique agricole et qui – donc – à gérer le
système indemnitaire (au profit des gros élevages). La Conf’ comme la
FNSEA sont raccords sur tout : les indemnisations, les tirs de défense,
les chiens de protection des troupeaux, la gestion des cercles,
l’absence d’analyses génétiques, la non-remise en cause des méthodes de
comptage…Il est tout de même surprenant de défendre des moyens de protection et
des tirs (développer depuis plus de 30 ans sans que les prédations
diminuent réellement dans le sud-est) sans que l’on sache d’une manière
scientifique, rationnelle et non fantasmée le nombre de loups.D’autre part, tu constateras le nombre de prédations dont les loups sont
exclus dans le Finistère, voir mieux d’origine inconnue, soit 50% des
constats (imagines-tu accepter un résultat de 50% après une prise de
sang ?) … ce qui signifie qu’elles passent à l’as ! donc les
prédations de loups sont LARGEMENT minorée … d’où l’importance d’avoir
des analyses génétiques SYSTEMATIQUES.L’autre intérêt des analyses génétiques, c’est d’identifier les loups
« hybrides » … et se faisant, les sortir du décompte des loups prélevés
en vertu d’une recommandation de l’UICN considérant que ces loups
nuisent à la pureté des loups (cf severac2 ADN). çà permettrait de tirer
plus de loups … mais un des mots d’ordre de la conf’ est : pas de
tableau de chasse !Si tu peux avoir une explication sur l’absence de désir de la conf’ de
réclamer les analyses ADN, je suis bien curieux de lire leur argumentaire.Bon, désolé pour cette avalanche d’infos … on peut en rediscuter dans
une ambiance moins sonore que chez « Jo » 😉A+
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Bergerie du Menez Hom – Patrik Sastre-Coader
525 chemin du Guilly – 29150 DINEAULT
Contacté, Bertrand Venteau reconnaît des faits sans confirmer les agissements précis du mis en cause lors du Salon de l’Agriculture de Paris. Le président du syndicat confirme qu’une enquête interne va être menée par un cabinet extérieur.