Délibéré 12 février / train St Gérand : CP de Bretagne Contre Les Fermes Usines

 

 

 

Bretagne Contre les Fermes-Usines

Lorient, le 11 février 2026

Le tribunal rend une décision frileuse qui précarise le droit des citoyen·es à alerter

Ce lundi 11 février 2026, tandis que l’Assemblée nationale débattait de la pétition signée par plus de deux millions de personnes opposées à l’agro-business, le tribunal judiciaire de Lorient rendait son délibéré dans le dossier des douze prévenu·es jugé·es pour une action de désobéissance civile revendiquée par Bretagne Contre les Fermes Usines en mars 2022. Pour alerter sur la dangerosité et l’insoutenabilité du modèle agricole surproductiviste, ils et elles avaient alors immobilisé, avec une quarantaine d’autres personnes, un train transportant des céréales destinées à l’alimentation animale, et déversé une partie de sa cargaison sur les voies. Cinq personnes ont été relaxées, six ont été condamnées à une amende de 5 000 euros assortie de sursis, et une a écopé d’une amende de 5 000 euros ferme.

La décision rendue est mesurée sur le volet pénal, mais elle ne correspond pas au changement de paradigme que nous pourrions attendre au regard de l’état de la planète et ici au regard des conséquences de l’agro-industrie bretonne dans tous les domaines écologique, sanitaire, social et démocratique. Une relaxe était possible dans ce contexte et s’agissant de défenseurs de l’environnement. Il y a donc une certaine déception car cette décision n’est pas à la hauteur des enjeux” déclare Me Bouquet-Elkaim, avocat du collectif.

Alors même que l’agriculture est censée être au service de “l’intérêt général”, le collectif Bretagne contre les Fermes-Usines dénonce la frilosité de la justice à prononcer, pour l’ensemble des prévenu·es, une relaxe fondée sur l’état de nécessité, mais aussi sur la liberté d’expression et sur la fragilité des preuves matérielles du dossier. La relaxe d’une partie des prévenu·es et l’allègement des peines par rapport aux réquisitions de la procureure montrent que le tribunal accepte implicitement la légitimité de la lutte pour le droit à vivre dans un environnement sain, et cependant sept personnes sont condamnées. Ce jugement en demi-teinte montre que le droit des citoyen·es à vivre dans un environnement sain, leur droit à la santé et à un avenir vivable ne priment pas selon la justice française sur le droit de propriété ou le code ferroviaire.

Pire encore, le tribunal a décidé d’un montant de plus de 200.000€ à allouer aux parties civiles. Concrètement, cela signifie que les défenseur·ses de l’environnement se voient sommés d’indemniser les agro-industriels. Il se rejoue les mêmes mécanismes d’asservissement des agriculteurs endettés par l’agro-industrie. “Sur les condamnations civiles et les dommages et intérêts, nous avions sollicité un renvoi sur intérêts civils. Le débat n’a donc pas eu lieu, ce qui mérite un appel au moins sur ce volet” rappelle l’avocat du collectif.

Au-delà des peines prononcées, c’est l’inaction face à l’urgence qui interroge. Car ce que cette action de désobéissance civile dénonce, c’est tout un modèle agro-industriel coupable : coupable de l’effondrement du vivant, coupable de la dégradation de l’eau, coupable des atteintes à la santé publique et coupable de la fragilisation du tissu agricole.

Combien d’alertes faudra-t-il encore pour engager enfin la transition indispensable d’un modèle agro-industriel vers une agriculture respectueuse du vivant, des agriculteurs et agricultrices, et des territoires ?

Le collectif Bretagne Contre les Fermes-Usines. Contact: Romane: 06 17 57 00 63

Rapport Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan : Lettre ouverte à Yael Braun Pivet

Secrets Toxiques

700 CHERCHEURS, MÉDECINS, SOIGNANTS
ET
60 ASSOCIATIONS

ONT SIGNE NOTRE LETTRE OUVERTE

L’ALERTE EST LANCÉE !!!

La mobilisation prend une ampleur inédite.
Plus de 700 scientifiques, médecins et professionnels de santé, ainsi que 60 associations, ont déjà co-signé notre lettre ouverte à Yaël Braun-Pivet
En effet, Le Haut Commissariat au Plan (HCSP) a rendu un rapport accablant sur l’agriculture et les pesticides.
Les résultats sont là, sous les yeux du gouvernement.
Pourtant, face à l’urgence, le choix a été fait de laisser couler. Aucun acte fort, aucune communication transparente : le silence est total.
Chez Secrets Toxiques, nous connaissons bien ce silence.
Notre coalition s’est construite précisément pour dénoncer l’opacité et les secrets qui entourent la toxicité réelle des pesticides.
Ignorer un tel rapport scientifique n’est pas une simple omission, c’est un choix politique qui nous met tous en danger.

Nous exigeons que le silence s’arrête.

Grâce à ce soutien massif, nous avons interpellé directement Yaël Braun-Pivet, Présidente de l’Assemblée nationale, et les ministres concernés.

Nous leur posons une question claire : quelles mesures concrètes comptez-vous prendre pour appliquer les recommandations du HCSP ?

Faites grandir la mobilisation. Le gouvernement ne pourra pas ignorer ce rapport si nous sommes des milliers à exiger des comptes.

👉 Diffusez ce message : Partagez cet appel aux experts de santé et aux associations de votre entourage.

La transparence n’est pas négociable. La santé publique ne peut pas attendre. !!!
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Délibéré du procès contre l’agro-industrie : 11 février 13 h – tribunal de Lorient

Le 11 février devant le Tribunal Judiciaire de Lorient, munissez-vous de votre plus belle pancarte pour l’audience du délibéré concernant nos 12 prévenu.e.s.

Rendez-vous à partir de 13h.

Ce procès hors norme fait suite à une action de désobéissance civile menée en mars 2022 par le collectif Bretagne contre les fermes-usines, au cours de laquelle un train de céréales destinées à l’alimentation animale avait été immobilisé et dont une partie du contenu avait été versé sur la voie.
Le 15 décembre 2025, douze citoyen·nes y ont comparu, poursuivi·es pour avoir dénoncé les ravages du système agro-industriel.

L’audience s’est transformée en une véritable tribune publique sur les responsabilités environnementales, sanitaires et démocratiques de l’agro-industrie.
Tout au long de la journée, les prévenu·es, leurs avocat·es et plusieurs expert·es reconnu·es (agronomie, santé publique, journalisme, sciences sociales) ont dressé un constat documenté des pollutions massives de l’eau, de l’air et des sols, de l’atteinte à la biodiversité et des conséquences durables pour la santé des populations. Ils ont dénoncé aussi le manque de démocratie qui règne au sein du monde agricole.

illustration Chloé Blanquart – MSDE

La défense a plaidé l’état de nécessité et la liberté d’expression, rappelant l’inaction persistante de l’État face à des atteintes graves à l’environnement et au droit à un environnement sain.
La procureure a requis des peines de 3 à 6 mois de prison avec sursis, tandis que les parties civiles – représentant notamment l’agro-industrie et la FNSEA – réclament près de 270 000 € d’indemnisation.

Ce délibéré revêt une portée symbolique et juridique majeure :

 

 

Nous exprimerons notre soutien aux abords du tribunal.

Au programme :

    • ☕ boissons chaudes,
    • 🍪 crêpes sucrées,
    • 🎺 🥁 fanfare

à mercredi !

Lire cet article sur le site de Bretagne Contre Les Fermes Usines :

https://bretagne-contre-les-fermes-usines.fr/rejoignez-les-12-prevenu-e-s-le-11-fevrier-pour-le-delibere-du-proces-contre-lagro-industrie/

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Résultats !

Au pénal :
Relaxes, du sursis et 5000 €

Cinq prévenus ont été totalement relaxés dans ce dossier !!!

Les 7 autres ont été reconnus coupables d’entrave à la circulation d’un train, mais relaxés des poursuites pour dégradation de la voie ferrée.
Pour eux, la présidente du tribunal Séverine Desbordes a prononcé mardi des amendes de 5.000 euros, dont une seule ferme, les six autres étant assorties du sursis.

Cinq des condamnés devront également s’acquitter de 150 euros d’amende pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement ADN.

Au civil :

Le tribunal a par ailleurs condamné solidairement les sept militants reconnus coupables à indemniser les parties civiles à hauteur d’environ 206.000 euros, dont 91.639 euros pour SNCF Réseau, 75.615 euros pour la société Sofral Le Gouessant, destinataire du chargement, et 38.424 euros pour la société Millet Rail.

Commentaires de la rédaction PIG BZH :

Il s’agit bien du blé le plus cher de France !
Tous les procès faits aux militants pour refus de prélèvement ADN ont échoué, la jurisprudence est fournie …
Les jérémiades de la FNSEA qui s’estime lésée dans son image et qui revendique un préjudice au civil seront très certainement revues à la baisse, étant donné qu’ils se chargent eux même de la dégradation de leur image et de nos biens publics.

https://france3-regions.franceinfo.fr/bretagne/morbihan/lorient/blocage-d-un-train-de-cereales-sept-militants-ecologistes-condamnes-a-plus-de-200-000-euros-d-indemnisations-3297837.html

https://www.francebleu.fr/bretagne/morbihan-56/lorient/lorient-sept-militants-ecologistes-condamne-a-verser-200-000-euros-pour-avoir-bloque-un-train-8829650

https://www.ouest-france.fr/societe/justice/sabotage-dun-train-de-cereales-en-bretagne-sept-activistes-ecologistes-condamnes-a-200-000-euros-de-dommages-et-interets-8fe9511a-072b-11f1-900b-ad4c91c3d8b7

https://www.letelegramme.fr/morbihan/saint-gerand-croixanvec-56920/pour-le-blocage-dun-train-de-cereales-en-centre-bretagne-sept-militants-condamnes-a-des-amendes-et-plus-de-200-000-euros-dindemnisation-6982105.php

Cagnotte en ligne pour que Bretagne Contre Les Fermes Usines continue le combat : 

https://bretagne-contre-les-fermes-usines.fr/collecte-de-fonds-pour-gagner-en-justice-face-a-letat-et-ses-complices/

Duplomb : Trawalc’h ! Assez de Duplomb 1, 2, …x ! Loi d’urgence agricole : Trawalc’h ! OMNIBUS : Trawalc’h !… : retour de manif

37 manifestations nationales les 7 et 8 février
Nous appelions à manifester pour les raisons à revoir par ici

Carte des mobilisations nationales : 
https://umap.openstreetmap.fr/fr/map/mobilisations-jusquau-bout-contre-la-loi-duplomb_1353811#8/48.122101/-3.070679

En Bretagne, 3 manifestations : à Brest, Clohars Carnoët et Lorient … en attendant la suite … le 11 février devant l’Assemblée Nationale

Ouest France Page nationale
Ouest France page nationale
Ouest France – Finistère – 8 février
Le Télégramme – Finistère – 8 février
Le Télégramme – Clohars Carnoët – 8 février
Le Télégramme – Lorient – 8 février

sous prefecture de Lorient, samedi 7 février 2026

On vous passe les liens vers les journaux qui n’ont pas su compter les manifestants à Brest – ils n’en ont vu que quelques dizaines – ou mal relu la dépêche de france presse … (Le Monde Planète, France Info ….)

La suite :

Mobilisation à Paris devant l’Assemblée Nationale le 11 février

Tribune Secrets Toxiques à paraître le 9 février dans l’édition nationale.

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Pour rappel :

Les associations de médecins, Alerte Médecins Pesticides, Médecins du Monde, l’Ordre des médecins, la Ligue contre le Cancer, …, ont dit NON à DUPLOMB

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DUPLOMB TRAWALC’H !!!

 

7 février – 15 h – sous-préfecture LORIENT : mobilisation contre les lois Duplomb 1, 2 et d’urgence agricole

 

Soyons nombreux et nombreuses le 7 février pour protester contre les lois duplomb 1, duplomb 2, loi d’urgence agricole et OMNIBUS.
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Carte des mobilisations nationales : 
https://umap.openstreetmap.fr/fr/map/mobilisations-jusquau-bout-contre-la-loi-duplomb_1353811#8/48.122101/-3.070679

Rendez vous devant la sous-prefecture de Lorient

samedi 7 février – 15 h

Avec vos plus belles banderoles

et avec :

Secrets Toxiques Tour de France dans le Finistère : preogramme

   

et la MARCHE CONTRE BAYER MONSANTO DE LORIENT

mise à jour après manif :
https://www.letelegramme.fr/morbihan/lorient-56100/on-a-dit-non-une-fois-on-dit-non-une-deuxieme-fois-un-rassemblement-contre-le-retour-de-la-loi-duplomb-a-lorient-6979461.php

sous prefecture de Lorient, samedi 7 février 2026

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Et aussi : rendez vous à 10 h au marché de Clohars Carnoët, devant la mairie
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Pour mémoire :
Ils ont déjà pris fermement position contre :

2 millions de citoyen.ne.s : 
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3014

https://pig.log.bzh/2025/07/31/le-conseil-national-de-lordre-des-medecins-prend-position-contre-la-loi-duplomb/

Loi Duplomb : contribution de 30 sociétés savantes devant le Conseil Constitutionnel

Loi Duplomb : malgré les fake-news la pétition passe la barre des 2 millions de signataires !!!

Lettre ouverte co signée par 1279 médecins et chercheurs adressée aux ministres de la Santé, Agriculture et Environnement

 

Paquet Omnibus VII de la Commission Européenne : scientifiques et professionnels de santé interpellent le premier ministre

Paquet Omnibus VII de la Commission Européenne : scientifiques et professionnels de santé interpellent le premier ministre

Comme lors de l’examen du projet de Loi Duplomb, des scientifiques, des soignants et des soignantes s’alarment dans une lettre ouverte au premier ministre. Sous couvert de simplification de la réglementation européenne concernant les pesticides, nous assistons à une vague de déréglementation et de mise à l’écart des données scientifiques censées fonder les autorisations de mises sur le marché des pesticides (AMM).Nous le redisons avec force : les données scientifiques, médicales et économiques convergent pour justifier au contraire un renforcement du rôle des agences sanitaires, un renforcement des protections contre les effets toxiques avérés des pesticides et, plus largement, un soutien aux alternatives aux pesticides. Malgré une sous-évaluation notoire des effet cocktails ou des effets sub-létaux sur les pollinisateurs, les données s’accumulent pour documenter les effets dramatiques des pesticides sur la biodiversité, l’équilibre des milieux, et sur la santé humaine (cancers, maladies neurodégénératives, atteinte du système reproducteur, contamination intra-utérine…).
Elles nous obligent à tous les efforts pour permettre aux agriculteurs de changer de modèle.Si le projet de la DG Santé de la Commission Européenne était adopté, à savoir la suppression des renouvellements d’autorisations, donc des réévaluations, pour la grande majorité des pesticides, c’est exactement la direction inverse qui serait prise. Cela diminuerait de fait la capacité des agences à encadrer la mise sur le marché des pesticides et à surveiller leurs effets environnementaux et sanitaires. Nous assisterions à un retour plus de 30 années en arrière !Les 2300 scientifiques, soignants et soignantes signataires de cette lettre demandent que le gouvernement français, les parlementaires nationaux et européens mettent tout en œuvre pour s’opposer à cette proposition. Ils doivent aussi renforcer le rôle et l’indépendance de notre agence sanitaire, l’Anses, fragilisée depuis l’adoption de la Loi Duplomb.Etant donnée l’urgence de la situation (le projet de la Commission devant être entériné mi-décembre) nous demandons un RV avec le premier ministre.

Contacts presse :

Laurence HUC, Directrice de recherche INRAE : 06 76 91 59 41
Sylvie NONY, Historienne des sciences, Secrets Toxiques : 06 51 55 96 07
Pierre – Michel PERINAUD, Président d’Alerte médicale sur les pesticides (AMLP) : 06 31 23 66 72 Marc-André SELOSSE, Professeur du Muséum national d’Histoire naturelle : (+33) 607 12 34 18
Djéné DIANE, attachée de presse / chargée de communication institutionnelle : 06 09 17 35 59

Paquet Omnibus VII de la Commission Européenne

https://www.medecinsdumonde.org/actualite/paquet-omnibus-vii-de-la-commission-europeenne-scientifiques-et-professionnels-de-sante-interpellent-le-premier-ministre/

https://www.franceinfo.fr/monde/europe/union-europeenne/pesticides-plus-de-2-300-medecins-et-scientifiques-interpellent-sebastien-lecornu-sur-la-dereglementation-en-cours-au-niveau-europeen-et-francais_7665592.html

https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/12/08/pres-de-2-300-medecins-soignants-et-scientifiques-interpellent-les-parlementaires-et-le-gouvernement-sur-le-risque-de-deregulation-des-pesticides-en-europe_6656512_3244.html

https://www.ouest-france.fr/environnement/pesticides/pesticides-plus-de-2-300-medecins-et-scientifiques-denoncent-un-projet-de-reglementation-europeen-b1ab50f6-d435-11f0-9e33-11f0fa5dcfce

https://secretstoxiques.fr/2025/12/09/2300-medecins-et-scientifiques-ont-signe-la-tribune-omnibus/

Secrets Toxiques Tour de France dans le Finistère : preogramme

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OMNIBUS VII en quelques mots :

Un des Prétextes : « améliorer la compétitivité des agriculteurs » et « réduire la charge administrative des Etats « 

Un des Moyens : suppression du réexamen systématique de toutes les substances pesticides.

Changements potentiels :
Aujourd’hui, la réglementation prévoit d’accorder des autorisations de mise sur le marché pour une durée limitée en général à dix ou quinze ans et de réévaluer les substances, au bout de cette période d’autorisation, à la lumière des nouvelles connaissances scientifiques disponibles.

Mais
Avec OMNIBUS VII
Les substances identifiées, « candidates à la substitution » en raison de leur toxicité, ne seraient pas visées par cette modification et devraient donc toujours se plier à un réexamen systématique pour rester sur le marché.
Les autres substances – c’est à dire la majeure partie- seraient dispensées de réévaluation !!!
Et si elles n’avaient pas été ré évaluées, des molécules toxiques comme des organophosphorés, associés au troubles du neuro-
développement, par exemple, ou le chlordécone seraient toujours utilisées et continueraient à empoisonner tout le vivant…

 

 

Procès de l’agro-industrie, le 15 décembre à Lorient !

MAJ presse 16/12/2025

https://www.lemediatv.fr/emissions/2025/proces-de-lagro-industrie-des-militants-juges-pour-blocage-dun-train-de-cereales-mUAKUjclSXqJ9Ddj76WUNA

Une journée incroyable se prépare à Lorient, une date voulue et attendue depuis 4 ans pour faire le procès de l’agro-industrie.

Le village militant ouvre dès 8h30 ⏱ et se tient toute la journée jusqu’à la clôture de l’audience en soirée.

Dans la salle d’audience nos 3 avocats avec qui nous travaillons depuis des mois vont plaider et porter haut nos paroles et justifier notre légitimité à agir ✊. Les 12 personnes seront amenées à faire leurs déclarations. Une série de témoins viendront à la barre apporter leurs expériences et leurs constats.

📝 Dans la salle, des scripts et des dessinateurs-trices feront une retranscription des échanges.✏

Tout au long de la journée, à l’extérieur du tribunal se tiendront 🎤 des points d’étape du procès, des prises de paroles, des témoignages. On vous accueille aux différents stands du village pour discuter, chanter, jouer, manger, se réchauffer et militer !

Ceux qui doivent être jugés sont ceux qui nuisent à notre santé et à l’environnement et non ceux et celles qui les dénoncent !

 

 

 

 

 

 

🪧 Préparez votre venue ! faite passer l’info, affiches et flyers disponibles sur notre page de kit de com

Merci à vous toutes et tous qui soutenez cette lutte !

 

Lire cet article sur le site de Bretagne Contre Les Fermes Usines :

https://bretagne-contre-les-fermes-usines.fr/le-proces-de-lagro-industrie-au-tribunal-de-lorient-le-15-decembre/

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Délibéré au 11 février 2026

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Presse

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lorient-56100/video-les-douze-prevenus-juges-pour-une-attaque-de-train-dans-le-morbihan-acclames-073ad8a0-0b11-3b59-a2f3-ba2206f48e8c

https://www.letelegramme.fr/morbihan/saint-gerand-croixanvec-56920/blocage-dun-train-de-cereales-en-centre-bretagne-de-trois-a-six-mois-de-prison-avec-sursis-requis-pour-les-douze-militants-video-6948411.php

Projection débat Film Secrets Toxiques : Le Faouet (56) – 11 décembre

Secrets Toxiques

Rendez vous le 11 décembre 2025 – 20 h 30

au cinéma Ellé du Faouët (56)
rue de la Corderie, 56320 Le Faouët

Projection débat du film Secrets Toxiques

 

En présence de

Isabelle GEORGES – secrétaire du CA de Secrets Toxiques et membre de la direction collégiale de PIG BZH
Annick LE MENTEC – coordinatrice du CSVPO

https://secretstoxiques.fr/projections-du-film-secrets-toxiques/

Secrets Toxiques Tour de France dans le Finistère : preogramme

Glyphosate : les études garantes de sa fiabilité étaient frauduleuses

https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/12/03/glyphosate-l-une-des-plus-influentes-etudes-garantes-de-la-surete-de-l-herbicide-retractee-vingt-cinq-ans-apres-sa-publication_6655817_3244.html

25 ans après sa publication : une des plus influentes études garantes de la sûreté du Glyphosate est désavouée

Cette étude de 2000 qui concluait à la sûreté du glyphosate, largement citée depuis lors, vient d’être officiellement désavouée par la revue qui l’avait publiée.
Les scientifiques signataires sont suspectés d’avoir reproduit un texte préparé par des cadres de Monsanto.

Étude retirée des archives de la revue qui l’avait publiée

Dans une notice de rétractation du vendredi 28 novembre, la revue Regulatory Toxicology and Pharmacology a annoncé que l’étude, datée d’avril 2000 et qui concluait à la sûreté du célèbre herbicide, est retirée de ses archives.

Il s’agit de l’un des articles de recherche les plus influents jamais publiés sur le potentiel cancérogène du glyphosate.

En fait, les réels auteurs de l’article ne seraient pas ses signataires – Gary M. Williams (New York Medical College), Robert Kroes (Ritox, université d’Utrecht, Pays-Bas) et Ian C. Munro (Intertek Cantox, Canada) –, mais plutôt des cadres de la société MONSANTO …

Cette pratique, baptisée « ghostwriting » (littéralement « écriture fantôme »), est considérée comme une forme de fraude scientifique.
Elle consiste, pour certaines firmes, à rémunérer des chercheurs afin qu’ils acceptent de signer des articles de recherche dont ils ne sont pas les auteurs. La motivation est simple : lorsqu’une étude s’avère favorable à un pesticide ou à un médicament, elle apparaît bien plus crédible si elle n’est pas signée par des scientifiques de la société qui le commercialise.

Avec des mots prudents, Martin van den Berg, coéditeur en chef de Regulatory Toxicology and Pharmacology, rappelle que « des employés de Monsanto ont pu contribuer à la rédaction de l’article sans être dûment crédités comme coauteurs »« Ce manque de transparence soulève de sérieuses questions éthiques sur l’indépendance et la responsabilité des auteurs, ainsi que sur l’intégrité scientifique des études de cancérogénicité présentées », écrit-il. D’autres manquements sont indiqués, en particulier l’absence de mention de la rémunération des auteurs par Monsanto. « Cette rémunération potentielle soulève d’importantes questions d’éthique et remet en cause l’objectivité académique apparente des auteurs dans cette publication », ajoute M. van den Berg.

Soupçons sans équivoque depuis 2017

Les conclusions sont sujettes à caution. L’article rétracté était supposé être une synthèse de l’ensemble des données pertinentes disponibles sur la sûreté du glyphosate, mais les auteurs n’y ont « pas inclus plusieurs études de toxicité chronique et de cancérogénicité », relève M. van den Berg. « Les raisons de cette omission restent inconnues, ce qui remet en question l’objectivité générale des conclusions présentées. » Le dernier des trois signataires encore en vie, Gary M. Williams, professeur émérite au New York Medical College, n’a pas répondu aux sollicitations de la revue ni à celles du Monde.

Les soupçons de ghostwriting pesant sur l’article de M. Williams et ses cosignataires sont sans équivoques. En 2017, dans l’un des volets de son enquête sur les « Monsanto Papers », Le Monde rapportait que les cadres de Monsanto échangeaient par courriels, en 2015, sur la conduite à tenir pour produire de nouvelles synthèses destinées à attester de la sûreté du glyphosate dans la littérature scientifique. Il s’agissait alors de convaincre les agences réglementaires. L’un des hauts responsables de la firme recommandait à ses collègues de recourir à du ghostwriting, en sollicitant des chercheurs indépendants qui « n’auraient plus qu’à éditer et écrire leur nom, pour ainsi dire », sur un texte prérédigé. Il citait sans ambages un précédent : « Rappelez-vous que c’est comme ça qu’on avait géré le papier de [Gary] Williams, [Robert] Kroes et [Ian] Munro en 2000. » M. Williams a cependant toujours affirmé avoir rédigé sa partie du texte.

Article de caractère frauduleux, mais toujours cité actuellement

Pourquoi, alors que ces documents ont été rendus publics par la presse en 2017, a-t-il fallu attendre huit ans pour voir l’article en question rétracté ? Interrogé, M. van den Berg explique que cette situation lui était inconnue jusqu’à la publication, en septembre, d’un article des historiens des sciences Alexander Kaurov (université Victoria de Wellington, Nouvelle-Zélande) et Naomi Oreskes (université Harvard) dans la revue Environmental Science and Policy. Les deux chercheurs y analysaient la destinée de la synthèse signée de MM. Williams, Kroes et Munro, après que son caractère frauduleux avait été rendu public : il a continué à être cité dans la littérature scientifique à l’appui de l’innocuité du glyphosate. Il était encore mentionné, le 20 novembre, dans une étude publiée par Scientific Reports.
M. Kaurov et Mme Oreskes relevaient l’influence persistante de l’article sur la littérature scientifique, mais aussi sur le débat public et la réglementation. « Il figure parmi les 0,1 % des articles les plus cités traitant du glyphosate », écrivent les deux historiens. « Nos conclusions soulignent la nécessité de mettre en place des politiques plus strictes dans les revues scientifiques afin de filtrer et de retirer les articles rédigés par des ghostwriters, concluaient-ils. Et ce afin de préserver l’intégrité de la science et la santé publique. » Comme le note M. van den Berg, l’article rétracté a eu « un impact considérable sur les décisions réglementaires sur le glyphosate et le Roundup pendant des décennies ». Selon un décompte du Monde, il est cité à une quarantaine de reprises dans le rapport d’expertise européen de 2015 qui a conduit à la réautorisation de l’herbicide en 2017.

Lire aussi |  Article réservé à nos abonnés  Glyphosate : révélations sur les failles de l’expertise européenne

 

La marrante, elle résiste !

Maladie professionnelle suite à exposition aux pesticides : NUTREA / Triskalia devra indemniser son ancien salarié

Claude Le Guyader a obtenu gain de cause devant la Cour d’Appel de Rennes.
Son ancien employeur, Nutréa / Triskalia devra lui payer 24000 € (et non pas 15000 comme proposé par nutréa, filiale de Triskalia)

Marathon judiciaire

Claude Le Guyader a du en passer par
–> Une plainte auprès du conseil des Prud’hommes en 2019 contre Nutréa pour un licenciement abusif intervenu en 2013, jugée par le TA : condamnation de Triskalia
https://www.letelegramme.fr/cotes-d-armor/plouisy-22200/span-classamorcepesticides-spannutrea-condamnee-a-indemniser-deux-salaries-3547447.php

–> Après le conseil des prud’hommes en octobre 2019, c’est au tour du tribunal des affaires sociales (TASS) de Saint-Brieuc de statuer sur l’affaire qui oppose Claude Le Guyader et son ancien employeur, l’entreprise Nutréa, spécialisé dans la nutrition animale.
Cette fois, le TASS devait statuer sur la faute inexcusable de l’employeur avec un enjeu pécuniaire important à la clef en répondant à cette question : Claude Le Guyader a-t-il été intoxiqué aux pesticides alors qu’il travaillait pour l’entreprise Nutréa, entre 1986 et 2013 ?
https://www.letelegramme.fr/cotes-d-armor/plouisy-22200/pesticides-un-salarie-de-nutrea-plaide-son-intoxication-video-160639.php

–> appel au jugement de décembre 2020 (le tribunal des affaires de Sécurité sociale (TASS) avait débouté Claude Le Guyader, ex-salarié de la coopérative Nutréa-Triskalia (devenue Eureden), qui voulait faire reconnaître la faute inexcusable de son ancien employeur après avoir été empoisonné aux pesticides sur son lieu de travail en 2009).

Cette fois ci, la Cour d’Appel de Rennes accorde près de 24000 € à Mr Le Guyader.

15 novembre 2025, la Cour d’Appel de Rennes donne raison à Claude Le Guyader, en imputant sa maladie était la résultante d’une

« faute inexcusable de l’employeur »

https://www.letelegramme.fr/bretagne/victoire-judiciaire-pour-lancien-salarie-de-triskalia-qui-avait-ete-expose-aux-pesticides-a-plouisy-6936162.php

https://france3-regions.franceinfo.fr/bretagne/cotes-d-armor/guingamp/l-ancien-salarie-de-triskalia-qui-avait-ete-expose-aux-pesticides-a-plouisy-touchera-24-000-euros-de-son-ex-employeur-3256513.html

Le combat judiciaire continue

Les juges ont ordonné un complément d’expertise pour établir le « déficit fonctionnel permanent » dont reste atteint Claude Guyader, ce qui pourrait lui ouvrir droit à une indemnisation supplémentaire.
Son ancien employeur devra au passage lui verser 4.000 € pour ses frais de justice.

CSVPO-pesticides