OMNIBUS révélations : le texte OMNIBUS a été co-écrit par le lobby des pesticides

Publication du CEO -Corporate Europe Observatory – 10 octobre 2026
https://corporateeurope.org/en/2026/10/food-feed-omnibus-co-written-pesticide-lobby

Food & Feed Omnibus, co-écrit par le lobby des pesticides

Comment la Commission européenne et les députés de droite écrivent les exigences de l’industrie dans la loi, au détriment de notre santé et de l’environnement

Les doigts sales du lobby des pesticides sont partout dans l’Omnibus Food & Feed de l’UE.
Les principales demandes de lobbying de Bayer, BASF, CropLife Europe et Copa-Cogeca ont fini, presque par mot, dans la proposition Omnibus X de la Commission et dans les amendements déposés par les corapporteurs du Parlement européen Herbert Dorfmann (PPE) et Michele Picaro (ECR). Omnibus X ouvre la voie au démantèlement de la réglementation européenne sur les pesticides en permettant aux pesticides nocifs de rester en service.

L’Observatoire de l’Europe des entreprises a comparé les principales demandes de lobbying de l’industrie à l’encontre de la proposition Omnibus de la Commission ainsi que des propositions des co-rapporteurs et autres députés de droite.
Des approbations illimitées « à jamais » pour les pesticides chimiques, aux dérogations plus faciles et plus longues pour les pesticides interdits, les éléments clés des textes Omnibus peuvent être remontés aux positions de lobbying de l’industrie.

Téléchargez le rapport complet ici.

Un aperçu avec des exemples de demandes clés de lobby des pesticides reprises dans Omnibus X peut être trouvé ici.

Les voix des citoyens, des scientifiques et des agriculteurs familiaux ont été entièrement ignorées par le commissaire à la santé, Olivér Várhelyi, qui n’a même pas ordonné une évaluation d’impact appropriée.

Les principales conclusions du rapport comprennent:

– Les approbations illimitées de pesticides étaient sur la liste de souhaits du producteur Bayer et de la Copa-Cogeca (grand lobby des agriculteurs) et ont été discutées lors de réunions de lobbying tenues par la DG SANTE avec des groupes de pression. Toutefois, cette proposition a été tenue à l’écart des groupes d’intérêt public. La Commission a fait des approbations illimitées pour que les pesticides chimiques soient l’élément central d’Omnibus X.

– Les co-rapporteurs du député européen Herbert Dorfmann et Michele Picaro souhaitent étendre des approbations illimitées aux produits pesticides (mélanges approuvés au niveau national) et proposer d’appliquer ces règles rétrospectivement, répondant ainsi aux demandes formulées par les producteurs Bayer et BASF.

– L’Omnibus prolonge les périodes de grâce pour les pesticides retirés ou interdits jusqu’à trois ans lorsqu’il n’y a pas d’alternative. Dorfmann et Picaro font pression pour une période de grâce par défaut de trois ans – exactement ce que l’industrie a demandé à CropLife Europe et Bayer.


– Omnibus X élargit le champ d’application des dérogations à l’échelle de l’UE (opt-outs), répondant aux demandes de l’industrie. Une demande des lobbyistes de Bayer, CropLife et Copa-Cogeca visant à élargir encore la possibilité de dérogations en incluant une évaluation agro-économique a été intégrée par Dorfmann et Picaro. D’autres députés ont copié le libellé de l’industrie pour étendre les dérogations jusqu’à dix ans.

Les députés d’extrême droite contestent même l’interdiction par l’UE de pesticides susceptibles de provoquer un cancer ou de perturber le système hormonal (les critères dits de coupure) dans leurs amendements.

Alors que Croplife et Copa-Cogeca font du lobbying sous le slogan «sans interdiction sans alternatives», ils s’opposent en même temps à un traitement spécial pour les produits de biocontrôle qui pourraient présenter de meilleures alternatives. Copa-Cogeca collabore de plus en plus avec l’industrie des pesticides dans le cadre d’activités de lobbying, même si les agriculteurs et les travailleurs agricoles sont les premiers à être exposés aux produits nocifs de l’industrie. Croplife fait également pression sur la Commission pour qu’elle retrouve l’influence de l’industrie sur l’Autorité européenne de sécurité des aliments.

Au lieu de cette tentative de déréglementation axée sur l’industrie, Omnibus X devrait être retiré et les règles de l’UE en matière de pesticides devraient être renforcées selon les dernières données scientifiques.

L’omnibus des aliments et des aliments pour animaux est un exemple clé de la raison pour laquelle nous avons un besoin urgent d’une approche différente pour réglementer les produits chimiques nocifs. Une approche politique sans toxique de la réglementation des pesticides apprendrait de l’arène de lutte contre le tabagisme, ce qui signifie que des mesures de pare-feu de lobby sont mises en place pour restreindre l’influence et l’accès des entreprises de pesticides et de leurs alliés aux décideurs. Il s’agirait d’une étape importante pour établir des priorités dans la bonne direction afin de servir l’intérêt public, et pas seulement les bénéfices des entreprises.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Retrouvez l’analyse de cet article faite par Générations Futures :

https://www.generations-futures.fr/actualites/omnibus-x-corporate/

La marrante, elle résiste !

 

OMNIBUS pesticides : compromis honteux du Conseil de l’UE : la mobilisation continue !!!

le 30 septembre, le Conseil de l’UE a validé son compromis sur l’OMNIBUS pesticides :

Approbation et Réapprobation :

les pesticides et biocides pourront être approuvés pour 15 ans (première approbation) et réautorisés pour 25 ans. (contre 10 et 15 ans aujourd’hui)

Délais de grâce :

étendus jusqu’à 3 ans

Dérogations d’urgence :

conditions d’octroi assouplies

Prise en compte de la science la plus récente :

les États sont limités

Approbation illimitée des substances

réservée aux substances à faible risque : seule « avancée »

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Article de PAN (Pesticide Action Network) Europe

De nouvelles informations de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) proposent une alternative plus sûre, plus rapide et plus efficace à la proposition Omnibus de « simplification » de la Commission européenne, qui accorderait une approbation illimitée aux pesticides et réduirait inévitablement le niveau de protection. Avec un peu plus de ressources, l’EFSA pourrait remédier aux retards actuels dans les évaluations des risques d’ici trois ans, améliorer la qualité des évaluations et prévenir les futurs arriérés dans le système d’approbation des pesticides de l’UE.

La proposition Omnibus accorde à la plupart des substances actives une approbation illimitée. Les scientifiques, les experts en droit et les ONG mettent en garde contre elle, car elle réduira considérablement le niveau actuel de protection de la santé humaine et de l’environnement.

Cette mesure de déréglementation est présentée par la Commission comme un moyen de simplifier et de réduire les retards administratifs dans le système d’approbation de l’UE, mais il est clair qu’elle ne permettra pas d’atteindre cet objectif. Dans des réponses écrites envoyées le 8 mai au député français Benoît Biteau et à l’eurodéputée croate Biljana Borzan, l’EFSA a indiqué des alternatives pratiques à l’approbation illimitée qui seraient à la fois plus sûres et plus efficaces que le plan de la Commission. Ces solutions ne sont pas incluses dans la proposition de la Commission.

Selon l’EFSA, recruter environ 50 experts supplémentaires et rejeter les dossiers incomplets de l’industrie réduirait considérablement les retards dans les réévaluations des pesticides, tout en maintenant des normes élevées de protection pour la santé et l’environnement. Il aurait un «effet transformateur» sur le système d’évaluation des pesticides de l’UE. Plus particulièrement, l’EFSA estime que l’arriéré actuel d’évaluations de renouvellement pourrait être compensé au cours d’environ trois ans dans le cadre d’une telle approche, contre huit ans dans le cadre de la proposition d’approbation illimitée de la Commission.

« La Commission fait valoir que des homologations illimitées de pesticides sont nécessaires parce que le système est surchargé. Cependant, il n’y a aucune preuve que cela supprimera rapidement les blocages actuels. La propre évaluation de l’EFSA montre qu’il existe des solutions plus efficaces qui n’affaiblissent pas les garanties pour la santé et l’environnement », a déclaré Salomé Roynel, responsable des politiques chez PAN Europe.

« Pendant des années, les organisations de la société civile ont averti que les dossiers de l’industrie de mauvaise qualité et incomplets sont un moteur majeur des retards dans les évaluations des pesticides. La réponse de l’EFSA pointe maintenant clairement dans la même direction: l’amélioration de la qualité du dossier et le renforcement de la capacité scientifique sont une solution beaucoup plus crédible que l’affaiblissement de la protection de l’UE contre les pesticides toxiques », a ajouté Angeliki Lysimachou, responsable de la science et de la politique chez PAN Europe.

PAN Europe demande au Parlement européen et aux États membres de rejeter l’introduction d’approbations illimitées de pesticides et de biocides dans la proposition Omnibus et de soutenir plutôt un renforcement de la capacité scientifique et du rôle de l’EFSA dans le système d’évaluation de l’UE. L’élargissement des responsabilités de l’EFSA devrait être assortie de garanties plus solides pour l’indépendance et l’intégrité de l’agence.

Notes à l’éditeur: Lien vers la communication de l’EFSA

Contexte de la proposition Omnibus, analyse, avis juridique, campagne: Pour la santé, les abeilles et les agriculteurs | PAN Europe

Contacts: PAN Europe, Salomé Roynel, Responsable des politiques, salome@pan-europe.info, +32 (0) 2 318 62 55

La mobilisation continue !

Tracts à imprimer et à distribuer

OMNIBUS : STOP !!! 10 et 11 octobre 2026 : Manifestations contre le projet européen de dérégulation des pesticides de synthèse

Face à la déréglementation des pesticides,

Pour la protection de l’environnement et de notre santé :

Organisons des rassemblements bruyants et populaires !

Partout, les 10 et 11 octobre 2026

et à Lorient avant l’heure ….

Contexte

L’Union Européenne se prépare à voter l’Omnibus européen sur les pesticides :
Ce texte s’inscrit dans une vague de dérégulations au niveau européen et s’attaque à tous les garde-fous actuellement en place pour protéger la santé et l’environnement des effets des pesticides
Son adoption serait l’un des pires reculs jamais connus en matière de réglementation.
Il offre un boulevard à l’agro-chimie et contre la santé environnementale

La Commission a décidé de tourner le dos au Pacte vert et à son objectif de réduire de moitié l’usage des pesticides d’ici 2030.

La communauté scientifique ne cesse pourtant d’alerter sur les atteintes irréversibles des pesticides à la biodiversité, ainsi que leur rôle dans l’augmentation de nombreuses pathologies, notamment certains cancers et maladies neurodégénératives.

Parmi les nombreuses régressions proposées :

–> Les durées d’autorisation des pesticides seraient fortement rallongées voire illimitées

Elles sont déjà de 10 ou 15 ans aujourd’hui …
Normalement, chaque renouvellement d’autorisation permet d’analyser les dernières études scientifiques et d’évaluer si la substance peut être maintenue sur le marché européen au vu de ses impacts sur l’environnement et la santé humaine.
Bien qu’insuffisante sur certains aspects, c’est malgré tout cette partie de la réglementation, qui nous protège et protège les générations futures, que la Commission européenne et plusieurs eurodéputés, soutenant les intérêts des lobbies de l’agro-industrie et de l’agro-chimie, sont en train d’attaquer.
Les co-rapporteurs du Parlement européen, l’un de droite et l’autre d’extrême droite, proposent même une version encore plus maximaliste de ce texte.

–> prolongation des périodes de grâce

–> élargissement des dérogations d’usage des pesticides les plus dangereux

–> limitation de la capacité des Etats membres à utiliser la littérature scientifique, etc…

–> Il prévoit en outre d’élargir les possibilités d’usage de drones pour épandre les pesticides.

–> Les produits biocides, utilisés comme antiparasitaires ou encore produits de traitement des matériaux, bénéficieraient également d’approbations illimitées.

Nous devons nous mobiliser face à l’agro-industrie 

Nos organisations, collectifs de victimes de pesticides, organisations paysannes, organisations environnementales, syndicales, médicales et de santé environnementale, associations de patients, de consommateurs, collectif de médecins, scientifiques, mutuelles, appelons à nous rassembler massivement pour exprimer

  • notre refus d’une exposition toujours plus massive aux pesticides,
  • notre volonté de protéger la santé humaine et les écosystèmes,
  • notre détermination à faire advenir un modèle agroalimentaire européen capable de nous nourrir en respectant les populations, les travailleurs et travailleuses, et les écosystèmes.

Le samedi 10 et le dimanche 11 octobre, partout en France, organisons des rassemblements dans nos communes, nos villes, nos villages !

Là où vous le souhaitez, organisez un rassemblement festif, déterminé et bruyant. Prenez-vous en photo avec vos casseroles et partagez-les.
À l’approche de l’élection présidentielle, nous ferons de notre santé et de la protection de la biodiversité un enjeu majeur, nous demanderons des comptes aux candidat·es.

  • Venez faire du bruit le jour du vote devant le Parlement européen à Strasbourg [date communiquée prochainement] : Apportez vos casseroles, vos passoires et préparez-vous à faire du bruit durant les minutes sur le vote* ! Soyons nombreux pour ce rassemblement populaire et festif.
  • Nous appelons les eurodéputés à rejeter l’Omnibus pesticides. Nous appelons à prendre en compte la réalité des connaissances scientifiques sur les impacts des pesticides sur la biodiversité, l’eau, notre alimentation et la santé de toutes et tous et à prendre un cap totalement inverse.  L’Union européenne doit engager la sortie des pesticides, mettre la prévention des maladies en priorité des politiques publiques et construire un modèle agroalimentaire résilient, souverain, cohérent et apte à répondre aux enjeux du XXième siècle.

 

* ⚠️ Pour les personnes qui ont des difficultés avec les endroits bruyants : les organisateurs prévoient un stand de boules quiès/bouchons d’oreilles à disposition de tout le monde, mais n’hésitez pas à apporter les vôtres également. Le moment où nous appelons à taper sur les casseroles sera d’une durée limitée, au moment du vote des eurodéputés, et non pas durant l’ensemble du rassemblement. Cela permettra de nous faire entendre, tout en passant un moment agréable et inclusif.

 

📌 LIENS IMPORTANTS : 

⚠️ Pour signer cet appel à mobilisation, vous pouvez compléter ce formulaire. 

👉  Toutes les autres informations pratiques sont sur ce lien : https://linktr.ee/omnibus_pesticides 

📣 Vous y trouverez, un tract, des argumentaires, un kit de mobilisations et   des visuels librement accessibles et modifiables que vous pouvez utiliser pour annoncer votre mobilisation locale

📣 Vous souhaitez organiser une mobilisation près de chez vous ? Merci de remplir ce formulaire pour nous en informer et ainsi apparaître sur la carte des mobilisations. .

 

✍️ La liste des signataires de l’appel à mobilisation – mise à jour régulièrement : 

Organisation nationale, syndicats, associations de patients, collectifs de médecin, etc : 

 

  • Action contre la Faim
  • Action Patients
  • ActionAid France
  • AFMT : association française malades thyroïde
  • AFPric (Association Française des Polyarthritiques et des Rhumatismes Inflammatoires Chroniques)
  • Alerte Pesticides
  • Alerte médicale sur les pesticides et les perturbateurs endocriniens (AMLP)
  • Alliance écologique et sociale
  • Alliance Santé Planétaire
  • Alternatiba
  • AMAVEA – victimes de méningiomes
  • Andar (Association Nationale de Défense contre la polyArthrite Rhumatoïde)
  • Anper Tos (Association Nationale de Protection des Eaux et Rivières « truite, ombre, saumon »)
  • ANV-COP21
  • Arthropologia (Association naturaliste pour la connaissance et la protection des insectes et de la biodiversité )
  • ASFAR | Alliance sans frontières (association engagée aux côtés des patients atteints de cancers du poumon ALK+ et ROS1+ et de leurs proches)
  • Association Léo Lagrange Pour la Défense des Consommateurs
  • ASSOCIATION FRANCE SPONDYLOARTHRITES & RICS
  • Attac France
  • AVSF (Agronomes et Vétérinaires sans frontières)
  • BioConsom’Acteurs
  • BLOOM
  • Cancer Colère
  • CCFD-Terre solidaire
  • Child Rights International Network (CRIN)
  • CNAFAL
  • Coalition Secrets Toxiques
  • Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’ouest
  • Collectif PFAS contre Terre
  • Collectif Triplettes Roses
  • Collectifs Bassines Non Merci (Inter-BNM)
  • Combat Monsanto
  • Comité Français pour la Solidarité Internationale
  • Confédération paysanne
  • Coordination EAU Île-de-France
  • ELLyE | Ensemble Leucémie Lymphomes Espoir
  • Extinction Rébellion, campagne Changement de Régime
  • Fédération Française des Apiculteurs Professionnels
  • Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB)
  • Fédération Syndicale Unitaire (FSU)
  • Foodwatch France
  • France Nature Environnement
  • Générations Futures
  • Greenpeace France
  • Indecosa CGT – Association pour l’information et la défense des consommateurs salariés
  • La Confédération Syndicale des Familles
  • Les Ami·e·s de la Confédération Paysanne
  • Ligue pour la Protection des Oiseaux
  • Médecins du Monde
  • MIRAMAP
  • Mutuelle SMH
  • Mutuelles pour la santé planétaire
  • Notre Affaire à Tous
  • Patients en réseau
  • POLLINIS
  • Renaloo | Association de patients atteints de maladies rénales
  • Riverains Ensemble
  • Scientifiques en Rébellion
  • SNETAP-FSU
  • SOS MCS (association française des chimicosensibles)
  • Stop aux Cancers de nos Enfants
  • Syndicat National d’Apiculture
  • Terre d’Abeilles
  • Terre de Liens
  • Union Nationale de l’Apiculture Française
  • Union syndicale Solidaires
  • Vivre sans Thyroïde
  • VRAC France

 

Organisation locale/comités locaux : 

  • ADEIC Ile de France – Association de Défense, d’Education et d’Information des consommateurs
  • Adret Morvan
  • Atelier philosophie Biarritz
  • Bassines Non Merci 37
  • Bassines Non Merci 79
  • Betton protection pollinisateurs
  • Cancer Colère Alsace
  • Cancer Colère 86
  • Comité Local des Soulèvements de la Loire
  • LGVEA (Landes Graves Viticulture Environnement en Arruan)
  • FEVE – Force écocitoyenne de Vendée
  • Générations futures Lille
  • Générations Futures Poitiers
  • Générations FUTURES relais Avignon – Gard Rhodanien
  • Générations Futures Rhône
  • Générations Futures Toulouse
  • Gp2I 85 – Grands Projets Irresponsables et Imposés 85
  • Groupe Lorraine Alsace de Nature&Progrès
  • Les Amis de la Terre Normandie
  • Les Coquelicots Châtellerault
  • Les Coquelicots Paris
  • PIG-BZH
  • Riverains ensemble Durance

 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Retrouvez nous en Bretagne même avant les 10 et 11 !

–> Cinéville de Lorient le 1er octobre

lors de la projection débat du film Silence dans les champs de Nicolas Legendre
Intervention de Secrets Toxiques lors du débat et stand information distribution de tracts OMNIBUS avant et après le film

La coalition Secrets Toxiques participera aux 40 ans de BIOCOOP 7 Epis

–> Salon du livre engagé le 3 octobre à Lorient Keryado (Biocoop 7 épis)

Stand PIG BZH et Secrets Toxiques : information et distribution de tracts OMNIBUS
https://pig.log.bzh/2026/09/15/la-coalition-secrets-toxiques-participera-aux-40-ans-de-biocoop-7-epis/

–> Fête de la Conf29

Stand PIG BZH et Secrets Toxiques : information et distribution de tracts OMNIBUS

La coalition Secrets Toxiques participera aux 40 ans de BIOCOOP 7 Epis

La coalition Secrets Toxiques sera présente aux 40 ans de Biocoop 7 Epis de Lorient, du 1 au 3 octobre 2026.

Cinéville de Lorient

Jeudi 1er octobre – 20 h 30

Venez nous retrouver après le film Violence dans les champs de Nicolas Legendre

En présence du Collectif de Soutien aux Victimes des Pesticides de l’Ouest, de Cancer Colère et Isabelle GEORGES, secrétaire de la Coalition Secrets Toxiques.

Information OMNIBUS

PIG BZH et Secrets Toxiques tiendront un stand d’information sur OMNIBUS, avant et après la projection débat.

projection débat au Cinéville de Lorient Pesticides et Santé

Stand Secrets Toxiques PIG BZH, lors du salon du livre engagé, le 3 octobre à Lorient

La coalition Secrets Toxiques sera également présente   salon du livre engagé  lors du festival des 40 ans de Biocoop et y présentera

–>   ses livres / BDs
–> la documentation relative au projet de lutte contre le projet OMNIBUS de dérégulation des pesticides de synthèse

 

Programme du festival des 40 ans des 7épis

OMNIBUS : STOP !!! 10 et 11 octobre 2026 : Manifestations contre le projet européen de dérégulation des pesticides de synthèse

La marrante, elle résiste !

 

 

Impasse agricole – Loi d’Urgence Agricole – Duplomb – VOTE et SUITE

Mise à jour du 29 juillet :

Loi d’urgence agricole : les opposants s’en remettent au droit

Les députés de gauche saisissent le Conseil constitutionnel vendredi 24 juillet contre le texte qui autorise en partie des pesticides interdits. Leurs recours visent une trentaine d’articles sur les soixante-dix votés. À l’Anses, des voix dénoncent l’irresponsabilité du gouvernement.

Estelle Levresse et Jade Lindgaard

https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/230726/loi-d-urgence-agricole-les-opposants-s-en-remettent-au-droit

*Communiqué du groupe LFI* : recours au Conseil Constitutionnel

*Après l’adoption de la loi d’urgence agricole, transformée en loi poison, les groupes parlementaires de la France insoumise et des Écologistes déposent un recours au Conseil constitutionnel.*

Répondant au lobby de l’agrobusiness, cette loi permet d’utiliser à nouveau des pesticides dangereux pour la santé humaine et le vivant. Elle privatise l’eau pour une minorité d’agriculteurs et met en danger le cycle de l’eau.

Elle est manifestement contraire à plusieurs dispositions de notre Constitution consacrées par la charte de l’environnement : le principe de précaution, le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé, le devoir de prévenir les atteintes à l’environnement et d’en limiter les conséquences… Mais aussi : méconnaissance du principe d’égalité devant la loi, du principe de séparation des pouvoirs et de l’article 45 de la Constitution (cavaliers législatifs).

Ces violations manifestes de notre Constitution concernent notamment les articles 6 (retour de l’acétamipride et du flupyradifurone), 26 (suspension de la redevance pour pollution diffuse), 13, 14, 23 (attaques de la démocratie de l’eau), 27 et 28 (moins de protection des zones humides), 32 (dérogation au Zero artificialisation nette), 35 (servitude d’utilité publique de voisinage agricole), 46 (élevages intensifs favorisés)…

Nous ferons tout notre possible pour faire tomber cette loi criminelle pour nos enfants, votée par les groupes parlementaires de Mme Le Pen, M. Edouard Philippe, M. Retailleau et M. Attal.

260724_Recours_Conseil-Constitutionnel_Urgence-Agricole

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Confédération Paysanne : lettre ouverte aux sénateurs et sénatrices et à celles et ceux qui les élisent

https://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=16739

Sénateurs et sénatrices, député·es, élus municipaux, départementaux et régionaux, la Confédération paysanne vous alerte sur les menaces que représente le projet de loi d’urgence agricole pour les territoires ruraux, les populations qui y vivent et une majorité de paysan·nes.

Alors que le Sénat, qui sera renouvelé de moitié en septembre, débat de ce texte cette semaine, nous appelons les sénateurs et sénatrices, ainsi que celles et ceux qui les élisent, à privilégier les intérêts des territoires ruraux, face à ceux de l’agro-industrie car ce texte ne répond pas aux problématiques qui traversent le monde agricole.

Accaparement de l’eau par une minorité d’irrigants

Ce projet de loi d’urgence est vecteur de conflits d’usage et d’intérêts : développer le stockage de l’eau dans un contexte de raréfaction de la ressource, c’est accroitre son accaparement par une minorité de grands irrigants, alors que les autres usagers, notamment les maraichers, subissent les restrictions d’usage provoquées par l’abaissement précoce des nappes. L’urgence est à la priorisation et au partage des usages de l’eau afin d’assurer les besoins vitaux.

Contourner la démocratie locale, les décisions de justice et les études scientifiques ne peut qu’aggraver les tensions hydriques. La priorité doit être donnée aux solutions qui améliorent nos capacités de résilience agroécologique, telles que la préservation des zones humides et l’amélioration de la recharge des nappes.

Mise en danger de la santé des populations

Les alertes répétées de la communauté scientifique sur les impacts des pesticides sur les écosystèmes et la santé ne peuvent plus être ignorés. Les paysans et paysannes en sont les premières victimes et constatons une explosion des cancers précoces, des problèmes d’infertilité et des maladies neurodégénératives. Réautoriser l’acétamipride et le flupyradifurone constituerait un retour en arrière inacceptable. Au-delà des néonicotinoïdes, le projet de loi d’urgence menace la santé publique et nuit à la protection de l’eau potable, en multipliant les entraves à une évolution agroécologique des pratiques.
De fausses réponses aux difficultés de l’élevage

Moins de 2% des élevages sont soumis à une demande d’autorisation et moins de 8% à enregistrement au titre dela réglementation ICPE. Le développement à marche forcée de l’élevage industriel, via la création d’un régime ICPE spécifique et la restriction des procédures de participation, est une aberration. Au regard des températures subies par les animaux, encourager la construction de bâtiments d’élevage XXL revient aussi à prendre le risque de surmortalité accrue. Ces mesures ne répondent en rien aux difficultés de la majorité des éleveur·euses confronté·es à des problèmes de revenus et à la complexité des démarches administratives pour les petites fermes. Face à la prédation, la seule réponse est la libéralisation des tirs de défense, une nouvelle charge pour les éleveur·euses, quand l’Etat se désengage financièrement pour assurer la protection des troupeaux.
Des réponses insuffisantes sur le revenu

La rémunération des paysan·nes devrait être l’enjeu central de cette loi d’urgence mais les réponses apportées sont bien trop faibles. Elle n’apporte pas de garanties suffisantes sur les prix, le partage de la valeur, la régulation des volumes, la planification des productions et la protection des paysan·nes face aux concurrences déloyales qui s’exercent à travers la dérégulation des marchés.

Il est temps de sortir de l’aveuglement volontaire

Les colères et mobilisations agricoles ont exprimé des inquiétudes profondes. D’abord sur la possibilité d’être paysan et de vivre dignement de son métier. Ensuite sur le renouvellement des générations, qui concerne les cédant·es mais aussi, et en particulier, les jeunes générations désireuses d’exercer un métier qui a du sens. Enfin, une anxiété légitime est de plus en plus prégnante dans les campagnes : au vu des bouleversements climatiques et environnementaux, de la perte de biodiversité, de la raréfaction des ressources et, en particulier, de l’eau, sera-t-il matériellement possible demain, selon les territoires, d’être éleveur·euse, céréalier·ère, maraîcher·ère, apiculteur·rice ou viticulteur·rice ?

Ayant pour seule boussole l’amélioration de la compétitivité par la libération des outils de production, ce projet de loi d’urgence ne répond à aucune de ces inquiétudes. Il est grand temps de sortir de l’aveuglement volontaire et d’engager des politiques agricoles à la hauteur des enjeux climatiques douloureusement rappelés aux paysan·nes en ce début d’été.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Vote de la Loi d’Urgence Agricole

Hélas mille fois hélas, notre « représentation » nationale a voté pour le texte de la Commission Mixte Paritaire

Analyse du vote : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/scrutins/8427

https://www.mediapart.fr/journal/france/210726/l-assemblee-sebastien-lecornu-passe-en-force-pour-reintroduire-les-neonicotinoides

Suite de l’analyse du vote, passage au Sénat et recours au Conseil Constitutionnel : tout sera mis à jour sur cette page dans les prochains jours.

Le Sénat a définitivement adopté le projet de loi d’urgence agricole, avec son volet controversé sur les pesticides

Adopté à l’Assemblée nationale lundi, ce texte balaie de nombreux sujets à travers près de 70 articles de loi, mais une mesure du texte cristallise les débats : la réintroduction à titre dérogatoire et sous condition de deux pesticides interdits, l’acétamipride et le flupyradifurone.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/07/21/le-senat-a-definitivement-adopte-le-projet-de-loi-d-urgence-agricole-avec-son-volet-controverse-sur-les-pesticides_6728500_3245.html

Et Barbu s’en va et reste : Idiote Inutile ! 

La marrante, elle résiste !

Duplomb re re re : c’est toujours NON ! Nouvelle pétition en ligne sur le site de l’Assemblée Nationale

Suite à la fermeture de la pétition Non c’est Non monsieur Duplomb sur le site de l’AN, une deuxième est ouverte par ici :

https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-6392

La loi Duplomb et la loi d’Urgence …


Nous, citoyennes et  citoyens,

exprimons

une fois de plus

notre opposition

à la réintroduction des néonicotinoïdes

et au projet de la loi d’urgence agricole…

A vos France Connect !!!!

Pour mémoire, tribune des scientifiques à relire par ici : https://pig.log.bzh/2026/06/29/tribune-contre-la-re-introduction-de-lacetamipride-et-de-la-flupyradifurone/

La marrante, elle résiste !

 

Les procès du siècle : contre le colonialisme chimique et le capitalisme toxique : rassemblement le 20 juin à Paris

Rassemblement le 20 juin à Paris contre le colonialisme chimique et le capitalisme toxique

Rassemblement le 20 juin à Paris

contre

le colonialisme chimique et

le capitalisme toxique

Le Collectif Vietnam-Dioxine et DSAVEC (Diasporas Solidaires Avec les Victimes de l’Empoisonnement Colonial) organisent le samedi 20 juin à 14h à Bastille (Paris), un rassemblement unitaire contre le colonialisme chimique, pour réclamer justice pour les victimes du chlordécone (procès porté par des associations martiniquaises et guadeloupéennes en appel le 22 juin) et de l’agent orange (procès en cassation de Tran To Nga contre les fabricants de l’agent orange le 16 juin).

Nous faisons tourner un appel aux organisations et personnalités, pour signature (d’ici le 10 juin prochain).

Signature de l’appel unitaire – 20 juin : justice pour les victimes du chlordécone et de l’agent orange 

Tous pour l’eau, l’eau pour tous : mobilisation à Rennes le 7 juin 2026

Tous pour l’eau, l’eau pour tous !

Dimanche 7 juin 2026 à Rennes

Grande mobilisation nationale

L’eau est un bien commun essentiel.

La protéger, c’est préserver notre santé, notre alimentation, la nature et l’avenir de nos territoires.

  • Nous réclamons la protection de la santé des enfants, des riverains, des agriculteurs et agricultrices, premières personnes exposées aux pesticides.

  • Nous refusons une alimentation et des ressources en eau contaminées par les pesticides, les PFAS et d’autres polluants issus de modèles agricoles et industriels qui montrent aujourd’hui leurs limites.

  • Nous refusons que la protection de l’eau soit opposée à l’agriculture. Au contraire : sans eau de qualité, sans sols vivants et sans biodiversité, il n’y aura pas d’agriculture durable

  • Nous défendons un modèle agricole d’avenir, moins dépendant des pesticides, des engrais de synthèse et des énergies fossiles : une agriculture nourricière, locale, vivante, qui permette aux paysan nes de vivre dignement de leur métier.

  • Nous demandons des politiques publiques qui protègent réellement l’eau et accompagnent les agriculteurs dans les transitions nécessaires, nous rappelons que seulement 8 % des masses d’eau du SAGE Vilaine sont en bon état.

  • Nous refusons les reculs environnementaux et sanitaires, les décisions prises sous pression de quelques intérêts privés, et les faux-semblants qui repoussent sans cesse les changements pourtant indispensables.

  • Nous refusons que les citoyennes et citoyens paient toujours davantage le coût du traitement d’une eau polluée, alors qu’il est possible d’agir à la source.

. Nous défendons des débats démocratiques sincères, transparents et respectueux du travail mené collectivement dans les instances locales de l’eau. Les décisions concernant notre bien commun ne peuvent être confisquées ni contournées.

Stop aux attaques contre le SAGE Vilaine et contre la démocratie locale de l’eau

Dimanche 7 juin

Mobilisons-nous pour l’eau, pour notre santé, pour des campagnes vivantes et pour l’intérêt général.

Lieu : mail François Mitterrand

Programme:

12h00: banquet solidaire, prises de parole, musique…
14h00 : manifestation festive et familiale

Buvette et restauration par une cantine solidaire prévu sur place

Lizher d’an Tad Nedeleg …

Avant l’heure c’est déjà l’heure, yen a qui font déjà leur lettre au Père Noël

FNSEA 4 février 2026
Cher petit Papa Noël, cher gouvernement de la Ripoublique, nous ne sommes qu’en février mais nous avons déjà de bonnes idées pour préparer Noël, ou avant si tu pouvais, Pâques, ou la Pentecôte, ou l’Ascension …
Tu trouveras ici une petite liste de petites gentilles courses qu’il nous plairait que tu fasses pour nous dans les plus brefs délais. ..

Loi d’urgence agricole

Propositions de mesures urgentes

Cette note reprend, en les accompagnant de propositions concrètes, les dispositions qui devront figurer dans la loi d’urgence. Ces dispositions seront proposées au gouvernement. Il conviendra toutefois de les prioriser, un tel projet de loi ne pouvant porter que des mesures à caractère urgent et en nombre nécessairement limité.

Exposé des motifs

  • Face au constat de décroissance qui frappe notre agriculture, illustrée par le déficit inédit de la balance commerciale agroalimentaire de la France en 2025, une relance de l’agriculture, un développement de notre souveraineté agricole et une lutte contre la décroissance sont plus que jamais nécessaires ;

  • Un changement de paradigme attendu qui doit aller jusqu’à des modifications de la Constitution (cf propositions à venir du RO de la FNSEA : proposer un principe d’innovation et garantir l’approvisionnement agricole dans la Constitution ;

  • De nombreuses réglementations doivent être revues : moyens de production, eau, prédation, sanitaire, bien-être animal, fiscalité, foncier, emploi, agro-énergie…

  • Un lien avec les prochaines lois de finances est indispensable sur de nombreuses questions : suppression de la RPD, exonération de TFNB de certains zonage environnementaux, suppression de la taxation des engrais en cas de non -atteinte des objectifs sur l’ammoniac et le protoxyde d’azote, exonération des logements des salariés…

  • Une priorisation dans les urgences est cependant nécessaire : il ne s’agit pas de refaire une loi d’orientation et le pas de temps politique limité ;

  • Ce qui ne nous interdit pas d’avoir un discours ambitieux et de le concrétiser dès maintenant de nombreuses mesures qui devront être complétées par d’autres textes qui devront voir le jour à l’issue des élections présidentielles ;

  • Les mesures proposées se décomposent en quatre chapitres :

    • Un chapitre « transversal » posant les règles de reconstitution de notre potentiel de production ;

    • Trois chapitres contenant les dispositions urgentes intéressant les trois thématiques annoncées par le Premier ministre.

Un préalable incontournable : Reconstituer nos capacités de production

  1. Relancer et augmenter la production agricole en France
    1. Inscrire un objectif ambitieux de reconquête d’une balance agroalimentaire positive :
      1. Définir des objectifs chiffrés et des délais pour les atteindre pour chaque filière ;

      2. Planifier les investissements nécessaires et les politiques d’accompagnement

    2. Faciliter les projets pour atteindre les objectifs de souveraineté agricole fixés par les filières :
      1. Décliner les plans de filières sur les territoires et définir les investissements prioritaires ;

      2. Engager un accompagnement financier et fiscal de l’Etat, alléger les procédures…

    3. Intégrer un principe de non-régression de la production agricole et de l’équilibre économique des exploitations dans les zonages environnementaux :
      1. Tous les zonages doivent être concernés (aires d’alimentation de captages, zones humides, zones d’expansion de crues, zones Natura 2000, zones vulnérables, ZNT, parcs naturels pour la prédation…) : démontrer que l’on maintient la valeur ajoutée agricole ;

      2. Revoir le principe du « ZAN » pour les projets agricoles.

  1. Interdire toute surtransposition Europe / France / local

Eviter la surenchère normative nationale et locale en inscrivant, dans un nouvel article au Livre préliminaire du code rural, l’interdiction de surenchère normative nationale et locale par rapport au droit européen, sauf justification au regard d’un intérêt général

  1. Accélérer les projets agricoles et limiter les recours

    1. Encadrer les délais d’instruction des projets :
      1. Obliger à instruire dans un délai total maximum ;

    2. Limiter les possibilités de recours :
      1. Compléter les dispositions prévues dans la LOSARGA (étendre le champ de la suppression d’un degré de juridiction à d’autres domaines…) ;

      2. Poser un principe de « cristallisation du droit » : aucun recours ne peut avoir pour fondement un texte réglementaire postérieur au dépôt du dossier !

    3. Créer un régime d’exception tant que les objectifs de souveraineté agricole ne sont pas atteints :
      1. Simplifier les modalités d’instruction et limiter les recours pour tout projet prioritaire répondant à un déficit de production -identifié comme tel- eu égard au déficit de production national (régime temporaire tant que l’objectif n’est pas atteint) ;

      2. Copier les régimes d’exception mis en place pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris ou des JO d’hiver.

Eau

  1. SDAGE / SAGE :

    1. Systématiser les études socio-économiques concernant l’agriculture pour l’élaboration des SDAGE et SAGE

    2. Obliger à une justification des mesures allant au-delà des cadres législatifs et réglementaires

  1. Limiter les surfaces agricoles zonées en aires d’alimentation de captages, en zones humides et en zones vulnérables

    1. Retirer la notion de captages sensibles dans la loi ?

    2. Intégrer la définition des zones humides fonctionnelles

    3. Retravailler les modalités de classement des zones vulnérables (législatif ?)

  1. Poser un objectif quantitatif à atteindre en termes de stockage de l’eau et augmenter les volumes prélevables pour l’agriculture

    1. Intégrer dans le code rural un objectif national d’augmentation des plans d’eau permanents ou non et le décliner dans les SDAGE

  1. Faciliter l’entretien des cours d’eau

    1. Poser un principe d’accord à défaut de réponse négative ?

    2. Simplifier les entretiens au regard de la réglementation sur les espèces protégées

    3. Réhausser les seuils pour les autorisations au regard des enjeux de souveraineté agricole et alimentaire

  1. Renforcer la place des acteurs économiques dans la gouvernance des Comités de Bassin

    1. Passer à 30 % le collège des représentants des usagers économiques de l’eau et des organisations professionnelles

Prédation

  1. Octroyer à tous les agriculteurs la possibilité de défendre leurs troupeaux et leurs cultures face à tout prédateur et ravageur

    1. Systématiser les dérogations L.411-2 contre les dégâts aux cultures ou troupeaux

    2. Autoriser la chasse et l’effarouchement dans les parcs nationaux et réserves naturelles pour la défense des cultures et des élevages.

  1. Autoriser le prélèvement des loups au-delà de 500 spécimens, sans condition de protection préalable ni limitation de durée

    1. Poser le seuil de viabilité dans la loi à 500 loups

    2. Autoriser un droit permanent de prélèvement au-delà de 500 loups, sans procédure ou condition préalable de protection ni limitation de durée

    3. Permettre à tout éleveur de solliciter directement l’intervention des louvetiers

    4. Autoriser la lunette de tirs à visée thermique aux éleveurs

    5. Simplifier l’effarouchement des ours. Autoriser les tirs non létaux d’effarouchement dès la première attaque

    6. Généraliser l’autorisation des autres moyens d’effarouchement sans condition préalable

  1. Organiser la régulation des vautours par les Préfets du Département quand des comportements dommageables sont observés

    1. Supprimer progressivement et interdire la création de placettes

    2. Systématiser l’effarouchement et définir des seuils de population viables au regard des enjeux agricoles.

moyens de production

  1. Améliorer les modalités de délivrance des AMM sur les produits phytosanitaires, les biocontrôles, les biocides et les produits vétérinaires et leurs exigences :

    1. Principe de reconnaissance mutuelle systématique ;

    2. Renversement de la charge de la preuve ;

    3. Possibilité de complétude des dossiers en cours d’examen des demandes, prise en compte des nouvelles technologies, des conditions d’emplois similaires en Europe ;

    4. Dérogation 120 jours sur des produits où l’homologation n’est plus demandée faute de marché suffisant ;

    5. Prise en compte des nouvelles technologies

    6. Des conditions d’emploi similaires en Europe

  1. Développer les outils pour plus de prévention sanitaire

    1. Etendre les missions du FMSE à la prévention

  1. Limiter les atteintes à la production agricole dans les territoires

    1. Limiter l’impact sur l’agriculture de la compensation écologique en instaurant un ordre de hiérarchisation de la compensation, en intégrant un principe d’additionnalité, en limitant l’application de la notion de proximité fonctionnelle et en encadrant les compensations surfaciques

    2. Systématiser la compensation agricole

  1. Réduire les charges liées à la protection des cultures

    1. ZNT riverains :

      1. Poser un principe de réciprocité et de compensation économique ;

      2. Revenir sur les fondements législatifs des chartes riverains

    2. Suppression de l’interdiction des 3 R

    3. Suppression la RPD

  1. Ne pas surtransposer et sur ajouter des règles en matière de bien-être animal

      1. Ex des poules en cages

  1. Lutter contre les intrusions dans les exploitations et des centres de recherche

    1. Protéger les moyens de production (bâtiments et surfaces) par des sanctions pénales exemplaires

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

NDLR : le problème c’est que c’est pas une blague ! 

La marrante, elle résiste !