Suspension du plan Ecophyto : nouvel indicateur de risque HRI1 et entourloupe ministérielle

Suspension du plan Ecophyto, grand bon en arrière ?
Que nenni, il n’y a qu’à compter autrement, évaluer le risque autrement !!!
Et envoyer le ministre faire la com pour servir les intérêts des lobbies de l’agrochimie…

Marc Fesneau, ministre de l’agriculture, au micro de France Culture, le 5 février.
«Aucune molécule ne va être réautorisée pendant cette pause ; aucun changement n’aura lieu sur les produits et molécules phytosanitaires» a promis le ministre, préférant parler d’un simple changement du mode de calcul de l’usage des insecticides et herbicides.

Alors parlons en,  du nouveau mode de calcul :

le HRI1 : Indicateur de Risque Harmonisé 1

Générations Futures diffuse cette petite video pédagogique sur les nouveaux modes de calcul, le HRI1 (Indicateur de Risque Harmonisé 1) et les subterfuges utilisés pour faire croire à une réduction des pesticides

Oui, c’est bien une promesse de ministre …

Un mode de calcul rétroactif pour augmenter rétrospectivement la quantité de pesticides utilisée il y a des années et faire croire à une diminution aujourd’hui

 

Plus d’infos sur reporterre.net : https://reporterre.net/Pesticides-Le-prochain-indicateur-d-Ecophyto-va-endormir-les-gens

 

Pause du plan Ecophyto : 13 mutuelles françaises répondent au 1er ministre depuis le Sénat

Suite à la pause annoncée du plan Ecophyto par le 1er ministre, 13 mutuelles françaises publient ce Communiqué de presse, depuis le Sénat, à l’issue du colloque “amiante & pesticides” du 5 février dernier.
13 mutuelles, représentant plus de 3 millions de français

Lien vers la vidéo du discours prononcé par Martin Rieussec-Fournier au nom des 13 mutuelles, à l’attention du 1er ministre, au Sénat : https://www.youtube.com/watch?v=Dtmz1dmUb_c

Communiqué de presse de 13 mutuelles françaises suite à la suppression du plan Ecophyto

 

Toxicité des formulations de pesticides au glyphosate : publication d’une nouvelle étude chinoise

Une nouvelle étude, chinoise, cette fois, confirme la toxicité des coformulants des herbicides à base de glyphosate.

Elle cite, dans ses références, 2 publications du Pr Gilles Eric Séralini, chercheur français qui avait déjà publié des résultats en ce sens dès 2013 et 2015.
Cette publication chinoise cite également les travaux du conseil scientifique de la Campagne Glyphosate France, dirigée par Daniel Grau.

Contexte de l’étude :

  • State Key Laboratory of Reproductive Medicine and Offspring Health, Nanjing Medical University, Nanjing 211166, China
  • Department of Epidemiology and Biostatistics, School of Public Health, Nanjing Medical University, Nanjing 211166, China
  • State Key Laboratory of Reproductive Medicine and Offspring Health, School of Public Health, Nanjing Medical University, Nanjing 211166, China
  • Received 6 December 2023, Revised 27 January 2024, Accepted 2 February 2024, Available online 3 February 2024, Version of Record 7 February 2024.

Abstract :
Polyoxyethylene tallow amine and glyphosate exert different developmental toxicities on human pluripotent stem cells-derived heart organoid model

Résumé :
La polyoxyéthylène tallow amine et le glyphosate exercent des toxicités développementales différentes sur le modèle d’organoïde cardiaque dérivé de cellules souches pluripotentes humaines

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Résumé
Le stade précoce du développement du cœur est très sensible à divers facteurs environnementaux.
Si l’utilisation de modèles animaux a permis d’identifier de nombreux facteurs de risque environnementaux, la variabilité entre les espèces et le faible rendement limitent leur potentiel translationnel.
Récemment, un type de structures cardiaques auto-assemblées, connues sous le nom d’organoïdes cardiaques humains (hHO), présente une cohérence biologique remarquable avec le cœur humain.
Cependant, la faisabilité des hHOs pour l’évaluation des facteurs de risque du développement cardiaque reste inexplorée.
Ici, nous nous sommes concentrés sur les effets sur le développement cardiaque des principaux composants des herbicides à base de glyphosate (GBH), les herbicides les plus largement utilisés, afin d’évaluer la fiabilité des hHO pour la prédiction d’une éventuelle toxicité cardiogénique.
Les GBH se sont avérés toxiques pour le développement cardiaque sur la base de multiples modèles animaux, mais le mécanisme reste inconnu. Nous avons constaté que la polyoxyéthylène tallow amine (POEA), l’agent tensioactif le plus courant dans les formulations de GBH, jouait un rôle dominant dans la toxicité des GBH pour le développement du cœur.
Bien qu’il y ait eu quelques différences dans les caractéristiques transcriptives, les cellules hHO exposées à la POEA seule et à la POEA et au glyphosate combinés ont souffert à la fois d’une perturbation de la contraction cardiaque et d’une perturbation de l’engagement dans les isoformes cardiomyocytaires.
En revanche, le glyphosate n’a provoqué qu’une légère hyperplasie épicardique.
Cette étude ne fait pas seulement la lumière sur le mécanisme toxique des GBH, mais sert également de démonstration méthodologique, montrant son efficacité dans la reconnaissance et l’évaluation des facteurs de risque environnementaux, et dans le décryptage des mécanismes toxiques.

Discussion
Cette étude a utilisé des hHOs dérivées de HPSCs comme système modèle pour déchiffrer les effets des composants principaux des GBHs sur la cardiogenèse humaine. Comme la formulation commerciale des GBHs comprend divers ingrédients, l’exposition aux GBHs signifie un schéma d’exposition complexe et multifactoriel. Cependant, de nombreuses études se sont concentrées sur la toxicité du Gly ou des GBH. On sait peu de choses sur les autres composants, comme la POEA, l’adjuvant couramment ajouté aux GBH. Nos résultats n’ont pas seulement vérifié que la POEA contribuait le plus à la toxicité cardiaque des GBH.

Conclusion
En conclusion, en appliquant un nouveau modèle humanisé de hHOs, notre étude a décrypté les effets des principaux composants des GBHs sur le développement cardiaque humain et a distingué davantage la toxicité cardiaque unique de la POEA, l’adjuvant commun à la plupart des GBHs. Notre étude a non seulement vérifié que la POEA contribuait le plus aux lésions cardiaques induites par les GBH, mais elle a également mis en lumière le mécanisme toxique de la POEA et du Gly. Bien que le modèle que nous avons utilisé ici ne puisse pas reproduire entièrement le processus de cardiogenèse humaine,

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L’étude en détail

https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0048969724008143#preview-section-references

Introduction

Les malformations cardiaques congénitales, qui sont dues à un développement anormal du cœur ou des vaisseaux cardiaques, constituent les anomalies congénitales les plus répandues chez l’homme (Fahed et al., 2013 ; van der Linde et al., 2011). Outre les facteurs génétiques, il a été prouvé que les contaminants environnementaux étaient l’une des principales causes. Bien que l’application de modèles animaux complexes, tels que le poisson zèbre, la souris et le rat, ait permis d’identifier de nombreux facteurs de risque environnementaux cardiaques, la variabilité d’une espèce à l’autre et le faible débit limitent leur potentiel translationnel. De nouveaux modèles sont donc nécessaires pour modéliser la cardiogenèse humaine.

L’avènement des cellules souches pluripotentes humaines (hPSC), y compris les cellules souches embryonnaires humaines (hESC) et les cellules souches pluripotentes induites (hiPSC) (Takahashi et al., 2007 ; Thomson et al., 1998), a révolutionné les méthodes in vitro utilisées pour étudier les maladies et découvrir la médecine régénérative. Par rapport aux modèles animaux traditionnels, la différenciation des hPSC en cardiomyocytes (CM) présente une cohérence biologique remarquable avec le développement du cœur humain. Cependant, cet essai de différenciation en 2D ne peut pas récapituler les processus morphogénétiques et (patho-)physiologiques de plusieurs interactions clés entre les cellules et la matrice extracellulaire au cours de la cardiogenèse (Horvath et al., 2016 ; Weinberger et al., 2017).
À ce jour, des progrès considérables ont été réalisés dans la construction de structures cardiaques auto-assemblées, appelées organoïdes cardiaques humains (hHO), qui peuvent récapituler la complexité cellulaire du cœur humain in vitro et sont prometteuses pour servir de modèle alternatif aux animaux de laboratoire traditionnels afin d’évaluer les facteurs de risque du développement cardiaque, en suivant les principes 3R (Replacement, Reduction and Refinement) (Drakhlis et al., 2021 ; Hofbauer et al., 2021 ; Lee et al., 2022 ; Lewis-Israeli et al., 2021b). Toutefois, cette faisabilité doit être examinée plus en détail.
Les herbicides à base de glyphosate (GBH), dont l’ingrédient actif est le glyphosate (Gly), sont au centre de cette étude en raison de leur toxicité cardiaque bien connue (Lu et al., 2022 ; Roy et al., 2016). Comme les cultures résistantes au Gly sont largement plantées, l’utilisation des GBH a fortement augmenté chaque année (Duke et Powles, 2008), accompagnée de niveaux résiduels dans l’air, le sol, l’eau douce et les aliments qui augmentent d’année en année (Chang et al., 2011 ; Coupe et al., 2012 ; Desmet et al., 2016 ; Tush et al., 2018). Par exemple, dans les eaux de surface, la concentration de Gly varie de ∼0,1 à ∼700 ng/mL (Demonte et al., 2018 ; Lupi et al., 2019 ; Mörtl et al., 2013 ; Peruzzo et al., 2008 ; Sanchís et al., 2011).
Dans la sauce soja, il varie de 88 à 564 ng/mL avec une moyenne de 242 ng/mL (Fernando et al., 2014). L’existence de Gly dans le corps humain est encore plus déconcertante. Bien que le niveau moyen de Gly dans l’urine soit inférieur à 5 ng/mL (Buekers et al., 2022a ; Buekers et al., 2022b ; Connolly et al., 2022 ; Grau et al., 2022 ; Soukup et al., 2020), il atteint 189 ng/mL dans le sérum des femmes enceintes selon Kongtip et al. (2017). Elle peut être numériquement plus élevée dans le contexte de l’exposition professionnelle. Zhang et al. (2020) ont mené une étude de cohorte sur le niveau de Gly interne chez les travailleurs de quatre fabricants de GBH dans les provinces de Jiangsu et Shandong en Chine.
Ils ont constaté que bien que ces travailleurs n’aient pas eu de contact direct avec les GBH, les concentrations de Gly dans 134 échantillons d’urine allaient de 0,02 à 17,202 μg/mL, avec une médiane de 0,292 μg/mL (Zhang et al., 2020). Outre l’urine, le Gly a également été trouvé dans des échantillons de placenta humain et de sang fœtal (Gillezeau et al., 2019 ; Kongtip et al., 2017), ce qui suscite de nombreuses inquiétudes.
Chez le poisson zèbre, l’exposition aiguë à de fortes doses de Gly a modifié l’oreillette et le ventricule, réduit la fréquence cardiaque et supprimé successivement la cardiogenèse et l’angiogenèse (Lu et al., 2022 ; Roy et al., 2016). Lorsque l’exposition a eu lieu chez des mammifères, tels que le rat et le lapin, les chercheurs ont observé des malformations cardiovasculaires telles que l’aortarctie, l’anomalie septale du ventricule et l’hypertrophie ventriculaire dans les expériences d’exposition maternelle (Kimmel et al., 2013 ; Robinson, 2012). Notamment, bien que peu nombreuses, quelques études ont montré que la toxicité n’est pas liée au Gly en tant que tel, mais plutôt aux GBH. L’exposition aux GBH a provoqué des anomalies cardiaques similaires, notamment un raccourcissement du tube cardiaque, un épaississement de la paroi du ventricule, une diminution de la fréquence auriculaire et une baisse de la fréquence cardiaque chez les têtards, Xenopus laevis et le poisson zèbre, qui ont été attribuées à la production d’espèces réactives de l’oxygène (ROS) (Costa et al., 2008 ; Flach et al., 2022 ; Lanzarin et al., 2019).
Une évaluation plus poussée de la toxicité cardiaque sur des cellules cardiaques de rat et de lapin a prouvé que les GBH provoquent des anomalies électriques telles qu’un bloc de conduction et une arythmie, et induisent des lésions mitochondriales qui déclenchent l’apoptose des cellules. Inexplicablement, aucun changement électrophysiologique significatif n’a été observé lors de la seule exposition au Gly (Chan et al., 2007 ; Gress et al., 2015). Simasotchi et al. (2021) ont rapporté que le placenta in vitro perfusé avec des GBH présentait des anomalies plus graves que celui perfusé avec du Gly seul, ce qui soulève des inquiétudes quant à la toxicité potentielle de l’adjuvant.
La polyéthoxyamine (POEA), qui est le tensioactif le plus communément présent dans les formulations de GBHs au cours des 40 dernières années, se situerait entre 1,3 et 160 μg/kg dans les sédiments des lits de cours d’eau (Tush et al., 2018). Dans les sols agricoles, sa concentration moyenne est de 97 μg/kg, et ce nombre augmentera jusqu’à au moins 200 μg/kg après l’utilisation du pesticide pendant 14 jours (Krogh et al., 2003). Il a également été démontré que la POEA s’adsorbe beaucoup plus fortement que le Gly, notamment dans des conditions de faible pH (Tush et Meyer, 2016). Bien qu’il reste dans le sol pendant plus de deux ans (Tush et al., 2018), il est largement ignoré dans les évaluations de sécurité des GBH. Certaines études publiées ont révélé que son application dans les GBH entraîne une plus grande toxicité que le Gly seul (Moore et al., 2012). En utilisant des lignées cellulaires HEK293, JEG3 et HepG2, bien que moins sensibles que les cellules primaires, Mesnage et al. (2013) ont démontré que la POEA induisait une nécrose, ce qui renforce les inquiétudes quant aux risques pour la santé humaine, en particulier chez les applicateurs fortement exposés. Malgré ces rapports, la toxicité de la POEA pour le développement cardiaque n’en est qu’à ses débuts.
Dans cette étude, nous avons comparé la toxicité pour le développement cardiaque de la POEA seule, de l’exposition à la Gly seule et de l’exposition combinée de ces deux substances. Alors que la POEA a joué un rôle important dans le mode d’exposition combiné, en détruisant l’engagement des isoformes CM et en perturbant les processus métaboliques, l’exposition au Gly a entraîné une légère hyperplasie épicardique chez les hHO. Ces résultats permettront non seulement de faire la lumière sur la toxicité des principaux composants des GBH pour le développement du cœur et sur les mécanismes toxiques sous-jacents, mais aussi d’étudier la faisabilité de ce nouveau modèle de hHOs auto-assemblés pour identifier les facteurs de risque pour le développement du cœur.

Citations des études du Pr Gilles-Eric et de l’équipe de Daniel Grau (Campagne Glyphosate France)

Étude de 2013 :  Séralini / Mesnage / Bernay

Ethoxylated adjuvants of glyphosate-based herbicides are active principles of human cell toxicity” // Les adjuvants éthoxylés des herbicides à base de glyphosate sont des principes actifs de la toxicité cellulaire humaine
https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0300483X12003459

Etude de 2015 : Mesnage / Defarge / Spiroux de Vendômois / Séralini

“Potential toxic effects of glyphosate and its commercial formulations below regulatory limits” // Effets toxiques potentiels du glyphosate et de ses formulations commerciales en deçà des limites réglementaires
https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S027869151530034X

Publication en 2022, de  / Daniel Grau , Nicole Grau , Quentin Gascuel , Christian Paroissin , Cécile Stratonovitch  , Denis Lairon , Damien Devault , Julie Di Cristofaro

“Quantifiable urine glyphosate levels detected in 99% of the French population, with higher values in men, in younger people, and in farmers”//Des niveaux quantifiables de glyphosate dans l’urine ont été détectés dans 99 % de la population française, avec des valeurs plus élevées chez les hommes, les jeunes et les agriculteurs.

Glyphosate : publication scientifique d’une étude alarmante !!!

stop pesticides
stop pesticides

 

Manifestation contre la ré autorisation des produits au glyphosate : Rendez vous à Angers le 10 novembre

Communiqué du CSVPO (Collectif de Soutien aux Victimes des Pesticides de l’Ouest) :
Les représentants des 27 états européens doivent décider ce 16 novembre de la prolongation ou non de l’autorisation du glyphosate.

Vous trouverez ci-joint l’appel de 15 organisations et associations des Pays de Loire et Bretagne à nous rassembler pour demander la non-prolongation de cette autorisation

Vendredi 10 novembre à 12h

devant la mairie d’ANGERS

dont Mr BECHU fut le maire avant d’être aujourd’hui ministre de la Transition écologique et auquel nous demanderons une entrevue.

Nous proposons que chacun apporte son pique-nique, des pancartes faites main, des banderoles etc…

Plusieurs prises de parole sont prévues (Confédération Paysanne, Soutien victimes pesticides, FNE Anjou, GABB Anjou)

Pour organiser un covoiturage à partir de la Bretagne, contactez :

Côtes d’Armor / Finistère René LOUAIL 06 72 84 87 92 Louail.rene@gmail.com
Ille et Vilaine Michel BESNARD 06 73 19 56 07 besnard.jami@orange.fr
Loire Atlantique Gilles RAVARD 06 18 91 39 78 gilles.ravard@orange.fr
Morbihan Annick LE MENTEC 07 83 02 43 04 ann.lementec@gmail.com

Faîtes passer l’information dans vos réseaux.

Soyons nombreux.

A vendredi

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Communiqué des organisations participantes

Rennes, Angers le 7 novembre 2023

NON À LA RÉAUTORISATION DU GLYPHOSATE

 

Le 13 octobre dernier, la Commission européenne a échoué à obtenir des 27 représentants d’états européens qu’ils votent à la majorité sa proposition de réautorisation du glyphosate en Europe.

Un nouveau vote doit avoir lieu le 16 novembre.

Cet échec est une lueur d’espoir pour ceux qui se préoccupent des effets des formulations pesticides du glyphosate sur la santé humaine et l’environnement.

Pour nous, la question fondamentale ne porte pas sur la durée de prolongation de l’autorisation, mais sur l’arrêt complet des formulations contenant du glyphosate.
Il est impératif que les pays européens, en particulier la France,
évaluent les formulations complètes des pesticides de synthèse, ce qui mettrait fin à l’usage de ce pesticide le plus utilisé au monde, ainsi qu’à l’utilisation de tous les autres pesticides de synthèse.
En Allemagne, l’interdiction du glyphosate sera mise en œuvre dès 2024. Par contre en France, au début de son premier mandat, le président Macron s’était engagé à mettre fin à l’utilisation du glyphosate au plus tard en 2021. Depuis, il est revenu sur cet engagement.

Alors que dès 2015, la recherche scientifique académique a qualifié le glyphosate, même à petite dose, de cancérogène probable pour l’homme, l’agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) en minimise les risques, en se basant essentiellement sur les données fournies par les fabricants de pesticides. Elle néglige les preuves scientifiques irréfutables émanant d’organismes tels que l’INSERM en France, qui appellent à son interdiction au sein de l’Union européenne.

Les paysannes et paysannes sont les premiers touchés par l’utilisation des pesticides de synthèse ; malgré un processus de reconnaissance en maladie professionnelle compliqué, de plus en plus de pathologies sont dorénavant reconnues et imputables à l’usage de ces produits.

En outre, le glyphosate participe à l’agrandissement sans limite des exploitations agricoles en permettant de s’affranchir de pratiques agricoles mettant pourtant l’emploi et l’agronomie au cœur des modes de production. Des solutions alternatives existent et ont déjà fait leurs preuves : désherbage mécanique, rotations, mise en place de prairies, paillages…

Sortir du glyphosate comme sortir des pesticides de synthèse demande une véritable volonté politique, française et européenne, qui doit s’accompagner de moyens pour garantir un revenu aux paysan.ne.s :

  • Un accompagnement technique et financier pour modifier les pratiques, prenant en compte tous les aspects
  • des politiques agricoles et environnementales cohérentes et protectrices (clauses miroir dans les accords de libre-échange, instauration des prix minimum d’entrée, rémunération des services environnementaux de l’agriculture paysanne, …)

En outre, les conséquences négatives de son usage sur la santé, la qualité de l’eau, la biodiversité sont supportées par les citoyens et la collectivité et non par les utilisateurs et les vendeurs.

Nous, citoyens engagés, estimons que la santé des agriculteurs, des riverains et des consommateurs doit être placée au premier plan, bien au-dessus des intérêts des lobbys de l’agro-industrie.

 

C’est pourquoi, nos associations se réuniront lors d’un pique-nique pour exprimer notre refus de réautoriser un produit aussi controversé que le glyphosate :

Vendredi 10 novembre à 12h,

Devant la mairie d’ANGERS

Boulevard résistance et déportation

Pour nous contacter : CSVPO : 06 73 19 56 07 – FNE ANJOU : 06 07 96 38 19  

Signatures :

Confédération Paysanne du Maine et Loire

Confédération Paysanne de Bretagne

Faucheurs Volontaires d’OGM

FNE Anjou

Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’ouest

PIG BZH

GABB Anjou

Vitré Tuvalu

Secrets Toxiques

Collectif environnement val d’Authion 49

La Passiflore (Fougères)

La Nature en Ville (35)

Collectif environnement Sèvre et Loire (44)

Osons (St Malo)

SN21 (56)

 

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Presse :

A Angers, un rassemblement organisé contre la réautorisation du glyphosate

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/angers-49000/rassemblement-ce-vendredi-a-angers-contre-la-reautorisation-du-glyphosate-pourquoi-ils-disent-non-d1297dbe-7e1e-11ee-9e40-5131acac1bc0

 

Participation de PIG BZH à la foire de la courge de Breteil (35) dans le cadre du festival Alimenterre

Nous serons présent.e.s à la foire de la courge à Breteil (35), le 4 novembre prochain.

Fête de la courge – Maison de l’alimentation itinérante

 

Projection du film ZUT
“Zone Urgente à Transformer”

Nous serons là pour présenter la projection du film  « ZUT » et animer le débat qui suivra.
Débat d’une trentaine de minute sur le sujet de l’usage des pesticides, thématique centrale du film de 14h à 15h30.

Lien vers la bande-annonce  de ZUT : https://www.alimenterre.org/zut-zones-urgentes-a-transformer

Stand PIG BZH / SECRETS TOXIQUES

Nous aurons à l’occasion une table / stand pour y présenter l’association PIG BZH et la coalition Secrets Toxiques

Avec le livre Secrets Toxiques à vendre

 

Projection débat du film Secrets Toxiques à Ploemeur (56) : 27 octobre

Projection débat du film Secrets Toxiques

Secrets Toxiques : le film

VENDREDI 27 OCTOBRE

à  19 h 00

Salle polyvalente de Fort Bloqué
8 rue des Glycines.
Ploemeur

Projection organisée par l’association AEP de Fort Bloqué

Débat avec

  • Isabelle Georges (Administratrice de Secrets Toxiques et membre de la direction collégiale de PIG BZH).
  • Olivier Mazeas (ferme agroecologiste de Kerdroual à Ploemeur )
  • Pierre Avril ( agriculteur bio et gérant de l’entreprise Avril industrie, outils de désherbage mécanique )

 

Entrée libre, participation au chapeau, au bénéfice de Secrets Toxiques

Associations et organisations membres de Secrets Toxiques – octobre 2023

Agriculteur victime des pesticides : rassemblement de soutien, jeudi 19 octobre à Brest

 

Information du Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’ouest  :

Rassemblement de soutien à Pierre LE ROUX

Jeudi 19 octobre à 13h15,

devant le Tribunal judiciaire

150 rue Ernest Hemingway

à BREST.

 

Pierre a été producteur de tomates et de fraises sous serre et a utilisé des pesticides de synthèse.

Il souffre aujourd’hui de deux cancers l’un du rein, l’autre de la prostate ; ce dernier a été reconnu comme maladie professionnelle en août 2022.

Par contre, en décembre 2022, le Comité de Reconnaissance en Maladie Professionnelle (CRMP) a refusé de reconnaître le cancer du rein.

Me BARON défendra Pierre LE ROUX.

Ces combats qui dépassent le simple enjeu individuel, pour être gagnés, nécessitent la solidarité de tous ; aussi nous vous invitons à venir le soutenir devant le Tribunal.

Cordialement

Pour le Collectif

Daniel BODENES – 07 87 17 13 22

Michel BESNARD – 06 73 19 56 07

www.facebook.com/victimepesticide.ouest/

http://victimepesticide-ouest.ecosolidaire.fr/

https://www.youtube.com/channel/UCezXGq77eNHKrP3YvtFXTIQ

 

Alerte aux Toxiques : Valérie Murat a besoin de votre soutien pour pouvoir faire appel !

MAJ du 24 octobre : il semble que le compte est bon, merci à toutes et à tous !!!

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Communiqué de l’association “Alerte aux Toxiques” :

Oct 12, 2023 — 

Bonjour à toutes et tous,

J’espère que vous allez bien depuis tout ce temps !

Après ces longs mois de silence, je reviens vers vous au sujet de Valérie Murat, suite à sa condamnation à verser 125000 euros + les dépens, aux vins de Bordeaux. C’est en effet prochainement que la somme devra être versée. Dans cette optique, nous relançons la cagnotte qui est toujours en ligne et toujours active, pour l’aider à réunir les fonds nécessaires.

Pour celles et ceux qui le peuvent, nous savons combien les temps sont difficiles, et le souhaitent, vous pouvez participer via le lien suivant :

https://gofund.me/e8e48dfd

En vous remerciant toutes et tous,

Très cordialement,

Marie-Lys.

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Pour mémoire, c’était en novembre 2021 : https://pig.log.bzh/2021/11/14/vins-de-bordeaux-hve-suite-valerie-murat-devra-payer-125000-e-pour-pouvoir-faire-appel/

Soutien PIG BZH à l’association « ALERTE AUX TOXIQUES »

L’Appel le plus cher de l’histoire de la justice civile !

« Valérie Murat a deux ans pour s’acquitter de la somme, et ça vous donne le droit que l’affaire soit examinée… c’est l’appel le plus cher de l’histoire de la justice civile ! », a ironisé son avocat Eric Morain. « Le CIVB cherche à m’asphyxier et à faire de moi un martyr, ils n’y parviendront pas », a réagi Valérie Murat.

Secrets Toxiques à la fête de la Terre de Plufur : 15 octobre

Nous avons présenté très rapidement le film et la coalition Secrets Toxiques le 14 septembre dernier, à Lanvellec, avant de filer à Lannion pour une projection de  l’étape costarmoricaine du Tour de France de Secrets Toxiques

C’était lors du débat organisé par l’association Germinale, avec Nicolas Legendre, autour de son livre “Silence dans les Champs”

Et nous revenons à Plufur, à l’invitation de l’association Germinal, pour la fête de la Terre, le 15 octobre prochain.

Pour 3 diffusions du film Secrets Toxiques et un débat, lors de la fête de la Terre du 15 octobre 2023, à la salle polyvalente de PLUFUR

Les projections auront lieu à

  • 10h30 > 11h 30
  • 12 h > 13 h
  • 13h30 > 14 h 30

Le débat est à 15 h

En présence de :

  • Pierre-Henri Gouyon – Professeur émérite au Museum National d’Histoire Naturelle
  • Isabelle Georges – administratrice de Secrets Toxiques et de PIG BZH
  • Aurore Pont – du Collectif de Soutien aux Victimes des Pesticides de l’Ouest
  • Jean Marc Camus – arboriculteur

Fête de la Terre à Plufur, 15 octobre 2023 : programme détaillé

Secrets Toxiques : colloque à ST Brieuc, le 21 septembre, à 18 h (gratuit et ouvert à toustes)

Colloque SECRETS TOXIQUES

 GRATUIT et OUVERT à TOUTES ET TOUS

JEUDI  21 SEPTEMBRE
de 18h à 20h30,
campus Mazier à Saint-Brieuc

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avec

  • Andy BATTENTIER, directeur de campagne de Secrets Toxiques,
  • Pierre-Henri GOUYON,  professeur émérite au Muséum d’Histoire Naturelle,
  • Murielle LEPVRAUD, députée LFI-Nupes de Guingamp,
  • Gisèle GARREAU, membre de CSVPO et victime de pesticides,
  • Le témoignage d’un arboriculteur local.

Merci de faire circuler l’info!!!

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Si vous avez loupé les 4 projections-débats passées en Côtes d’Armor, rassurez-vous…
Il reste celles de

  • TREMARGAT, le samedi 23 septembre à 20 h
  • PAIMPOL, le mardi 26 septembre à 20h30, à la Fabrique à Paroles.

Tous les détails et le programme de l’étape costarmoricaine :

https://pig.log.bzh/2023/09/04/le-tour-de-france-de-secrets-toxiques-arrive-dans-les-cotes-darmor/

Revue de presse colloque :

https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/agriculture-les-risques-des-pesticides-sont-ils-suffisamment-evalues-5406c870-56c6-11ee-9d29-9605adba5036

Agriculture. Les risques des pesticides sont-ils suffisamment évalués ?

Alors qu’une nouvelle homologation du glyphosate est examinée au niveau européen, le collectif Secrets toxiques poursuit son tour de France pour alerter sur les évaluations des pesticides préalables à leurs mises sur le marché, qui ne respecteraient pas la réglementation.

Claire ROBIN.Publié le 20/09/2023 à 16h41

Ouest France pages nationales

Pourquoi, malgré ses plans successifs, la France ne parvient-elle pas à maîtriser les impacts des pesticides sur la santé humaine et environnementale ? La question sera posée, ce jeudi 21 septembre 2023, à l’Anses, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, à l’occasion de son audition par la commission d’enquête parlementaire, lancée en juin dernier sur une proposition de députés du groupe Socialistes et apparentés.

Aujourd’hui cibles de nombreuses critiques en raison de leur toxicité, les phytosanitaires sont régulièrement utilisés par de nombreux agriculteurs, pour protéger leurs récoltes, lutter contre les maladies et améliorer leurs rendements.

Une commission d’enquête parlementaire

Comme des dizaines d’autres acteurs (agences de l’eau, Inrae, associations de défense de l’environnement…), l’Anses sera entendue par cette commission créée en réaction aux alertes scientifiques sur l’effondrement de la biodiversité et la dégradation de la qualité de l’eau, mais aussi suite au rapport de 2021 de l’Inserm, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, qui établit des « présomptions fortes de liens entre certaines pathologies et l’exposition aux pesticides ».

Une société « minée par des controverses »

En la matière, ces dix dernières années, « si des résultats importants ont été obtenus (retrait de la majorité des molécules les plus toxiques, meilleure protection des victimes…), ils demeurent très insuffisants, estime le député socialiste et agriculteur de profession Dominique Potier (Meurthe-et-Moselle), rapporteur de la commission. La France est incapable d’incarner une ligne claire et un programme efficient, comme en témoigne l’absence d’anticipation et d’accompagnement de la filière betterave sucrière, après l’interdiction des néonicotinoïdes. Et faute d’instruments de mesure partagés scientifiquement et démocratiquement, notre société est régulièrement minée par des controverses. »

La commission, qui rendra ses conclusions en décembre, s’inquiète aussi de l’« offensive » menée contre l’Anses, pointant la reprise en main politique sur les décisions de l’agence, disposition approuvée en mai par le Sénat. « Quelle vision de la science dans notre démocratie et quel respect des règlements européens ? » s’interroge la commission.

Quelle prise en compte de l’effet cocktail ?

Pour Secrets toxiques, qui regroupe une soixantaine d’associations de défense de l’environnement, la France, est, en matière de pesticides, hors la loi. Le collectif a déposé un recours au Conseil d’État en février dernier, estimant que la législation de l’Union européenne, visant à protéger la santé humaine et l’environnement, n’est pas respectée.

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« La manière dont on évalue la toxicité ne permet pas de garantir qu’il n’y a pas d’effets néfastes », explique Andy Battentier, porte-parole du collectif. Est notamment pointée l’absence d’évaluations sur les formulations complètes des produits (et non sur leurs seules substances actives). « On ne se penche pas sur les effets synergiques (l’effet « cocktail ») des pesticides » regrette Andy Battentier.

Tour de France

Le collectif, qui a entamé un tour de France militant voilà quelques semaines, organise un colloque ce jeudi soir à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), à l’occasion de la sortie de son dernier livre, dans lequel il établit un parallèle entre l’affaire de l’amiante et celle des pesticides, « scandales comparables sur le plan sanitaire ».

Ré-autorisation du glyphosate

Alors que la Commission européenne a proposé mercredi 20 septembre 2023 de renouveler pour dix ans l’autorisation du glyphosate dans l’UE, proposition qui sera examinée vendredi par les Vingt-Sept, le collectif Secrets toxiques a envoyé, lundi 18 septembre, un courrier aux membres de la Commission environnement et de la Commission des affaires juridiques du Parlement européen. « Les exigences scientifiques de la réglementation seraient bafouées si le glyphosate venait à être réautorisé sur les bases des conditions actuelles d’évaluation du risque », dit, en substance, cette lettre.

L’utilisation du glyphosate est approuvée dans l’Union Européenne jusqu’au 15 décembre 2023. Les discussions relatives à sa réautorisation débuteront vendredi 22 septembre 2023 au sein de la Commission européenne. | OUEST FRANCEVoir en plein écran

Le mardi 12 septembre 2023, l’ONG Générations futures était elle aussi montée au créneau, avec un rapport mettant en évidence les différences de conclusions entre l’Inserm, sous tutelle du ministère de la Santé, et l’Efsa, l’instance européenne en charge de l’évaluation des substances actives des pesticides, l’étape préalable avant l’autorisation de mise sur le marché au niveau de chaque État membre.

Nouveau plan Ecophyto

« On fait confiance à la science, aux études qui disent que le glyphosate ne pose pas un problème cancérogène » a déclaré récemment à Ouest-France Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture affirmant que sans interdire la molécule, on pouvait « quand même la réduire partout où cela est possible ».

Un nouveau plan Ecophyto se fait aussi attendre. Annoncé pour cette rentrée, il vise à réduire les usages des phytos et leurs risques, et à adapter les techniques « pour ne pas laisser les agriculteurs sans solution ».

Secrets Toxiques Tour de France dans le Finistère : preogramme