Octobre rouge de PIG BZH

NOn, ce n’était pas une fake !

La FDSEA55, la FDSEA50 et certainement d’autres FDSEA très « inspirées » se sont mises en tête de participer à octobre rose pour financer la lutte contre le cancer, en vendant des petits tracteurs roses en plastoc, via leurs pages facebook
Yen a qui ne doutent de rien quand même !!! 

fdsea 55
page facebook publique FDSEA 55

Nous, à PIG BZH, ça nous a rendu très très perplexes et nous répondons par octobre rouge colère !!!

Vous trouverez ici les explications et détails : https://tribee.fr/participations/octobre-rouge

Octobre rouge

https://tribee.fr/participations/octobre-rouge

La marrante, elle résiste !

 

OMNIBUS pesticides : compromis honteux du Conseil de l’UE : la mobilisation continue !!!

le 30 septembre, le Conseil de l’UE a validé son compromis sur l’OMNIBUS pesticides :

Approbation et Réapprobation :

les pesticides et biocides pourront être approuvés pour 15 ans (première approbation) et réautorisés pour 25 ans. (contre 10 et 15 ans aujourd’hui)

Délais de grâce :

étendus jusqu’à 3 ans

Dérogations d’urgence :

conditions d’octroi assouplies

Prise en compte de la science la plus récente :

les États sont limités

Approbation illimitée des substances

réservée aux substances à faible risque : seule « avancée »

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Article de PAN (Pesticide Action Network) Europe

De nouvelles informations de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) proposent une alternative plus sûre, plus rapide et plus efficace à la proposition Omnibus de « simplification » de la Commission européenne, qui accorderait une approbation illimitée aux pesticides et réduirait inévitablement le niveau de protection. Avec un peu plus de ressources, l’EFSA pourrait remédier aux retards actuels dans les évaluations des risques d’ici trois ans, améliorer la qualité des évaluations et prévenir les futurs arriérés dans le système d’approbation des pesticides de l’UE.

La proposition Omnibus accorde à la plupart des substances actives une approbation illimitée. Les scientifiques, les experts en droit et les ONG mettent en garde contre elle, car elle réduira considérablement le niveau actuel de protection de la santé humaine et de l’environnement.

Cette mesure de déréglementation est présentée par la Commission comme un moyen de simplifier et de réduire les retards administratifs dans le système d’approbation de l’UE, mais il est clair qu’elle ne permettra pas d’atteindre cet objectif. Dans des réponses écrites envoyées le 8 mai au député français Benoît Biteau et à l’eurodéputée croate Biljana Borzan, l’EFSA a indiqué des alternatives pratiques à l’approbation illimitée qui seraient à la fois plus sûres et plus efficaces que le plan de la Commission. Ces solutions ne sont pas incluses dans la proposition de la Commission.

Selon l’EFSA, recruter environ 50 experts supplémentaires et rejeter les dossiers incomplets de l’industrie réduirait considérablement les retards dans les réévaluations des pesticides, tout en maintenant des normes élevées de protection pour la santé et l’environnement. Il aurait un «effet transformateur» sur le système d’évaluation des pesticides de l’UE. Plus particulièrement, l’EFSA estime que l’arriéré actuel d’évaluations de renouvellement pourrait être compensé au cours d’environ trois ans dans le cadre d’une telle approche, contre huit ans dans le cadre de la proposition d’approbation illimitée de la Commission.

« La Commission fait valoir que des homologations illimitées de pesticides sont nécessaires parce que le système est surchargé. Cependant, il n’y a aucune preuve que cela supprimera rapidement les blocages actuels. La propre évaluation de l’EFSA montre qu’il existe des solutions plus efficaces qui n’affaiblissent pas les garanties pour la santé et l’environnement », a déclaré Salomé Roynel, responsable des politiques chez PAN Europe.

« Pendant des années, les organisations de la société civile ont averti que les dossiers de l’industrie de mauvaise qualité et incomplets sont un moteur majeur des retards dans les évaluations des pesticides. La réponse de l’EFSA pointe maintenant clairement dans la même direction: l’amélioration de la qualité du dossier et le renforcement de la capacité scientifique sont une solution beaucoup plus crédible que l’affaiblissement de la protection de l’UE contre les pesticides toxiques », a ajouté Angeliki Lysimachou, responsable de la science et de la politique chez PAN Europe.

PAN Europe demande au Parlement européen et aux États membres de rejeter l’introduction d’approbations illimitées de pesticides et de biocides dans la proposition Omnibus et de soutenir plutôt un renforcement de la capacité scientifique et du rôle de l’EFSA dans le système d’évaluation de l’UE. L’élargissement des responsabilités de l’EFSA devrait être assortie de garanties plus solides pour l’indépendance et l’intégrité de l’agence.

Notes à l’éditeur: Lien vers la communication de l’EFSA

Contexte de la proposition Omnibus, analyse, avis juridique, campagne: Pour la santé, les abeilles et les agriculteurs | PAN Europe

Contacts: PAN Europe, Salomé Roynel, Responsable des politiques, salome@pan-europe.info, +32 (0) 2 318 62 55

La mobilisation continue !

Tracts à imprimer et à distribuer

La coalition Secrets Toxiques participera aux 40 ans de BIOCOOP 7 Epis

La coalition Secrets Toxiques sera présente aux 40 ans de Biocoop 7 Epis de Lorient, du 1 au 3 octobre 2026.

Cinéville de Lorient

Jeudi 1er octobre – 20 h 30

Venez nous retrouver après le film Violence dans les champs de Nicolas Legendre

En présence du Collectif de Soutien aux Victimes des Pesticides de l’Ouest, de Cancer Colère et Isabelle GEORGES, secrétaire de la Coalition Secrets Toxiques.

Information OMNIBUS

PIG BZH et Secrets Toxiques tiendront un stand d’information sur OMNIBUS, avant et après la projection débat.

projection débat au Cinéville de Lorient Pesticides et Santé

Stand Secrets Toxiques PIG BZH, lors du salon du livre engagé, le 3 octobre à Lorient

La coalition Secrets Toxiques sera également présente   salon du livre engagé  lors du festival des 40 ans de Biocoop et y présentera

–>   ses livres / BDs
–> la documentation relative au projet de lutte contre le projet OMNIBUS de dérégulation des pesticides de synthèse

 

Programme du festival des 40 ans des 7épis

OMNIBUS : STOP !!! 10 et 11 octobre 2026 : Manifestations contre le projet européen de dérégulation des pesticides de synthèse

La marrante, elle résiste !

 

 

VICTOIRE ! Le Conseil d’État rejette le pourvoi du ministère de l’Agriculture et confirme l’illégalité de cinq chartes dites de « bon voisinage »

~~~~~~~~~~~~~~~~~
~~~~~~~~~~~~~~~~~

Chartes pesticides :

VICTOIRE de l’Union syndicale Solidaires, Générations Futures, l’UFC-Que Choisir devant le Conseil d’État

Décision du Conseil d’Etat (23 juillet 2026)

~~~~~~~~~~~~~~~
~~~~~~~~~~~~~~~

Communiqué de l’Union Syndicale SOLIDAIRES

CP Union Syndicale Solidaires
CP Union Syndicale Solidaires

Communiqué de Générations Futures

Source : https://www.generations-futures.fr/actualites/victoire-chartes-pesticides-conseil-etat/

C’est un point final et une victoire totale pour nos organisations. Par une décision rendue ce 23 juillet 2026, le Conseil d’État a rejeté l’ensemble des pourvois formés par la ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire contre les arrêts de la cour administrative d’appel de Versailles du 29 novembre 2024, qui avaient confirmé l’annulation de cinq chartes départementales dites « de bon voisinage » encadrant l’épandage des pesticides à proximité des habitations.

Chartes pesticides : Un troisième succès judiciaire consécutif, sur toute la ligne

Le dossier aura connu trois étapes, et nos ONG l’ont emporté à chacune d’entre elles :

  • Janvier 2024 : le tribunal administratif d’Orléans annule les arrêtés préfectoraux approuvant les chartes du Loiret, du Cher, de l’Eure-et-Loir, de l’Indre-et-Loire et du Loir-et-Cher ;
  • Novembre 2024 : la cour administrative d’appel de Versailles rejette l’appel du ministère de l’Agriculture et confirme les annulations sur le fond ;
  • Juillet 2026 : saisi par la ministre de l’Agriculture d’un pourvoi en cassation, le Conseil d’État rejette l’intégralité de ses moyens et clôt définitivement ce contentieux.

Chartes pesticides dites de « bon voisinage » : Ce que confirme le Conseil d’État

Le Conseil d’État valide entièrement le raisonnement des juges du fond sur les deux griefs soulevés par nos organisations :

  • L’information préalable des riverains doit être effective, et non facultative. Le Conseil d’État valide le raisonnement de la cour d’appel qui a jugé que les chartes ne peuvent se contenter de renvoyer à des « dispositifs » vagues, non contraignants ou laissés au libre choix de chaque exploitant : l’information doit être accessible à chacune des personnes concernées et suffisamment précise sur les dates et lieux réels des épandages.
  • Le gyrophare ne constitue pas, en toute hypothèse, une information préalable. Le Conseil d’État confirme l’arrêt de la cour d’appel qui a rejeté clairement l’argument du ministère selon lequel un simple gyrophare allumé sur le tracteur au moment de l’épandage suffirait à informer les riverains — une pratique que nos associations dénonçaient depuis le début de la procédure.

L’État est en outre condamné à verser 3 000 euros à nos organisations au titre des frais de justice.

Chartes pesticides : Une portée qui dépasse les cinq départements concernés

Ces cinq chartes ne sont que la partie émergée d’un contentieux plus vaste : nos organisations et leurs partenaires avaient déposé au total 48 recours contre des chartes quasi identiques, rédigées sur le même modèle par les chambres d’agriculture partout en France. La décision du Conseil d’État, qui valide sur le fond l’exigence d’une information préalable réelle des populations exposées, doit désormais s’imposer à l’ensemble de ces textes.

« Cette décision met un point final à quatre années de bataille juridique contre des textes qui n’ont jamais eu pour ambition réelle de protéger les riverains des zones d’épandage. Le Conseil d’État confirme noir sur blanc ce que nous dénonçons depuis le début : une information imprécise, facultative ou reposant sur un gyrophare ne protège personne. Nous demandons maintenant au ministère de l’Agriculture de tirer toutes les conséquences de cette décision et d’imposer la réécriture de l’ensemble des chartes départementales encore en vigueur. » déclare Nadine Lauverjat, déléguée générale de Générations Futures.

« En rejetant l’intégralité des moyens du ministère, le Conseil d’État rend une décision claire et transposable à toutes les chartes construites sur ce même modèle. » ajoutent les avocats des associations requérantes (cabinet TTLA).

La marrante, elle résiste !

 

Loi d’Urgence Agricole – Duplomb : communiqué de presse du Collectif de Soutien aux Victimes des Pesticides de l’Ouest

Communiqué de presse

Loi d’urgence agricole : un renoncement majeur

Rennes, le 21 juillet 2026

 

À l’issue de l’adoption de la loi d’urgence agricole, notre Collectif dénonce un texte profondément déconnecté des réalités du terrain et des enjeux les plus graves. Derrière l’affichage de l’urgence, cette loi acte en réalité un renoncement politique majeur qui laissera des traces.

Rien dans ce texte ne répond à la crise des revenus agricoles : rien pour garantir des prix justes, rien pour améliorer concrètement les conditions de vie et de travail des agriculteurs. Les attentes les plus élémentaires sont ignorées.

Pire, ce texte organise des reculs inacceptables. La réintroduction de pesticides aux effets largement établis sur la santé et l’environnement constitue une faute grave. De même, les dispositions favorisant l’accaparement de la ressource en eau traduisent une vision à courte vue, au mépris de l’intérêt général.

En tournant le dos aux alertes scientifiques, aux questionnements des citoyens et aux dynamiques de transition déjà engagées par de nombreux agriculteurs, cette loi enferme le monde agricole dans des impasses. Elle prolonge un modèle à bout de souffle au lieu de préparer l’avenir.

Ce choix n’est pas neutre : il engage une responsabilité politique claire. En validant ce texte, la majorité des parlementaires a fait le choix de sacrifier une agriculture durable, juste et résiliente pour l’ensemble du vivant au profit d’intérêts de court terme.

Contact :

Victime.pesticide.ouest@ecosolidaire.fr – Henri BUSNEL – 06 71 11 06 90

 

Paquet Omnibus VII de la Commission Européenne : scientifiques et professionnels de santé interpellent le premier ministre

Paquet Omnibus VII de la Commission Européenne : scientifiques et professionnels de santé interpellent le premier ministre

Comme lors de l’examen du projet de Loi Duplomb, des scientifiques, des soignants et des soignantes s’alarment dans une lettre ouverte au premier ministre. Sous couvert de simplification de la réglementation européenne concernant les pesticides, nous assistons à une vague de déréglementation et de mise à l’écart des données scientifiques censées fonder les autorisations de mises sur le marché des pesticides (AMM).Nous le redisons avec force : les données scientifiques, médicales et économiques convergent pour justifier au contraire un renforcement du rôle des agences sanitaires, un renforcement des protections contre les effets toxiques avérés des pesticides et, plus largement, un soutien aux alternatives aux pesticides. Malgré une sous-évaluation notoire des effet cocktails ou des effets sub-létaux sur les pollinisateurs, les données s’accumulent pour documenter les effets dramatiques des pesticides sur la biodiversité, l’équilibre des milieux, et sur la santé humaine (cancers, maladies neurodégénératives, atteinte du système reproducteur, contamination intra-utérine…).
Elles nous obligent à tous les efforts pour permettre aux agriculteurs de changer de modèle.Si le projet de la DG Santé de la Commission Européenne était adopté, à savoir la suppression des renouvellements d’autorisations, donc des réévaluations, pour la grande majorité des pesticides, c’est exactement la direction inverse qui serait prise. Cela diminuerait de fait la capacité des agences à encadrer la mise sur le marché des pesticides et à surveiller leurs effets environnementaux et sanitaires. Nous assisterions à un retour plus de 30 années en arrière !Les 2300 scientifiques, soignants et soignantes signataires de cette lettre demandent que le gouvernement français, les parlementaires nationaux et européens mettent tout en œuvre pour s’opposer à cette proposition. Ils doivent aussi renforcer le rôle et l’indépendance de notre agence sanitaire, l’Anses, fragilisée depuis l’adoption de la Loi Duplomb.Etant donnée l’urgence de la situation (le projet de la Commission devant être entériné mi-décembre) nous demandons un RV avec le premier ministre.

Contacts presse :

Laurence HUC, Directrice de recherche INRAE : 06 76 91 59 41
Sylvie NONY, Historienne des sciences, Secrets Toxiques : 06 51 55 96 07
Pierre – Michel PERINAUD, Président d’Alerte médicale sur les pesticides (AMLP) : 06 31 23 66 72 Marc-André SELOSSE, Professeur du Muséum national d’Histoire naturelle : (+33) 607 12 34 18
Djéné DIANE, attachée de presse / chargée de communication institutionnelle : 06 09 17 35 59

Paquet Omnibus VII de la Commission Européenne

https://www.medecinsdumonde.org/actualite/paquet-omnibus-vii-de-la-commission-europeenne-scientifiques-et-professionnels-de-sante-interpellent-le-premier-ministre/

https://www.franceinfo.fr/monde/europe/union-europeenne/pesticides-plus-de-2-300-medecins-et-scientifiques-interpellent-sebastien-lecornu-sur-la-dereglementation-en-cours-au-niveau-europeen-et-francais_7665592.html

https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/12/08/pres-de-2-300-medecins-soignants-et-scientifiques-interpellent-les-parlementaires-et-le-gouvernement-sur-le-risque-de-deregulation-des-pesticides-en-europe_6656512_3244.html

https://www.ouest-france.fr/environnement/pesticides/pesticides-plus-de-2-300-medecins-et-scientifiques-denoncent-un-projet-de-reglementation-europeen-b1ab50f6-d435-11f0-9e33-11f0fa5dcfce

https://secretstoxiques.fr/2025/12/09/2300-medecins-et-scientifiques-ont-signe-la-tribune-omnibus/

Secrets Toxiques Tour de France dans le Finistère : preogramme

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

OMNIBUS VII en quelques mots :

Un des Prétextes : « améliorer la compétitivité des agriculteurs » et « réduire la charge administrative des Etats « 

Un des Moyens : suppression du réexamen systématique de toutes les substances pesticides.

Changements potentiels :
Aujourd’hui, la réglementation prévoit d’accorder des autorisations de mise sur le marché pour une durée limitée en général à dix ou quinze ans et de réévaluer les substances, au bout de cette période d’autorisation, à la lumière des nouvelles connaissances scientifiques disponibles.

Mais
Avec OMNIBUS VII
Les substances identifiées, « candidates à la substitution » en raison de leur toxicité, ne seraient pas visées par cette modification et devraient donc toujours se plier à un réexamen systématique pour rester sur le marché.
Les autres substances – c’est à dire la majeure partie- seraient dispensées de réévaluation !!!
Et si elles n’avaient pas été ré évaluées, des molécules toxiques comme des organophosphorés, associés au troubles du neuro-
développement, par exemple, ou le chlordécone seraient toujours utilisées et continueraient à empoisonner tout le vivant…

 

 

Maladie professionnelle suite à exposition aux pesticides : NUTREA / Triskalia devra indemniser son ancien salarié

Claude Le Guyader a obtenu gain de cause devant la Cour d’Appel de Rennes.
Son ancien employeur, Nutréa / Triskalia devra lui payer 24000 € (et non pas 15000 comme proposé par nutréa, filiale de Triskalia)

Marathon judiciaire

Claude Le Guyader a du en passer par
–> Une plainte auprès du conseil des Prud’hommes en 2019 contre Nutréa pour un licenciement abusif intervenu en 2013, jugée par le TA : condamnation de Triskalia
https://www.letelegramme.fr/cotes-d-armor/plouisy-22200/span-classamorcepesticides-spannutrea-condamnee-a-indemniser-deux-salaries-3547447.php

–> Après le conseil des prud’hommes en octobre 2019, c’est au tour du tribunal des affaires sociales (TASS) de Saint-Brieuc de statuer sur l’affaire qui oppose Claude Le Guyader et son ancien employeur, l’entreprise Nutréa, spécialisé dans la nutrition animale.
Cette fois, le TASS devait statuer sur la faute inexcusable de l’employeur avec un enjeu pécuniaire important à la clef en répondant à cette question : Claude Le Guyader a-t-il été intoxiqué aux pesticides alors qu’il travaillait pour l’entreprise Nutréa, entre 1986 et 2013 ?
https://www.letelegramme.fr/cotes-d-armor/plouisy-22200/pesticides-un-salarie-de-nutrea-plaide-son-intoxication-video-160639.php

–> appel au jugement de décembre 2020 (le tribunal des affaires de Sécurité sociale (TASS) avait débouté Claude Le Guyader, ex-salarié de la coopérative Nutréa-Triskalia (devenue Eureden), qui voulait faire reconnaître la faute inexcusable de son ancien employeur après avoir été empoisonné aux pesticides sur son lieu de travail en 2009).

Cette fois ci, la Cour d’Appel de Rennes accorde près de 24000 € à Mr Le Guyader.

15 novembre 2025, la Cour d’Appel de Rennes donne raison à Claude Le Guyader, en imputant sa maladie était la résultante d’une

« faute inexcusable de l’employeur »

https://www.letelegramme.fr/bretagne/victoire-judiciaire-pour-lancien-salarie-de-triskalia-qui-avait-ete-expose-aux-pesticides-a-plouisy-6936162.php

https://france3-regions.franceinfo.fr/bretagne/cotes-d-armor/guingamp/l-ancien-salarie-de-triskalia-qui-avait-ete-expose-aux-pesticides-a-plouisy-touchera-24-000-euros-de-son-ex-employeur-3256513.html

Le combat judiciaire continue

Les juges ont ordonné un complément d’expertise pour établir le « déficit fonctionnel permanent » dont reste atteint Claude Guyader, ce qui pourrait lui ouvrir droit à une indemnisation supplémentaire.
Son ancien employeur devra au passage lui verser 4.000 € pour ses frais de justice.

CSVPO-pesticides

Urgence d’une politique indépendante et cohérente sur les pesticides, la santé publique et l’eau potable : lettre ouverte à Lecornu

Secrets Toxiques Tour de France dans le Finistère : preogramme

Lettre ouverte à Monsieur le Premier ministre Sébastien Lecornu

Objet : Urgence d’une politique indépendante et cohérente sur les pesticides, la santé publique et l’eau potable


Monsieur le Premier Ministre,

Nous vous écrivons avec gravité à la suite des révélations publiées par Le Monde, selon lesquelles le ministère de l’Agriculture aurait exercé des pressions sur la rédaction du volet consacré aux pesticides dans le rapport du Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan (HCSP).
Ces interventions, visant à édulcorer ou retarder la publication de conclusions scientifiques gênantes, sont extrêmement préoccupantes.
Elles portent atteinte à la crédibilité des institutions publiques, au droit des citoyens à une information indépendante et à la sécurité sanitaire nationale.

Il ne s’agit pas d’un simple différend administratif. C’est un signal d’alerte politique.
Lorsqu’un ministère chargé de l’agriculture interfère dans l’évaluation des risques sanitaires des pesticides, il devient juge et partie, et met en péril la santé publique.
Dans ce contexte, le maintien de la ministre actuelle, après de telles accusations, affaiblit la confiance du public et empêche la mise en œuvre d’une politique de transition agricole crédible.
Nous demandons donc son remplacement immédiat par une personnalité indépendante, compétente et résolument engagée pour la transparence et la santé environnementale.

Un désastre sanitaire et financier sous-estimé
Les chiffres disponibles dressent un constat accablant :
– Les coûts sociaux liés aux pesticides (santé, dépollution, perte de biodiversité) s’élèvent à minima à 370 millions d’euros par an en France, dont 260 millions pour le traitement de l’eau potable, et potentiellement jusqu’à 8,2 milliards d’euros1
– L’expertise INSERM (2021) a mis en évidence des liens forts ou moyens entre l’exposition aux pesticides et 16 pathologies graves, dont plusieurs cancers, maladies neurodégénératives et troubles de la reproduction.
– Les agriculteurs exposés présentent un risque accru de +47 % de lymphomes plasmocytaires et +25 % de myélomes.
– À l’échelle nationale, le nombre de cancers a presque doublé depuis 1990, avec une progression plus forte chez les femmes et les jeunes adultes.

Ces données illustrent la contradiction entre un discours officiel de réduction des pesticides et la réalité d’un système sous influence, où les arbitrages ministériels privilégient encore les intérêts industriels au détriment de la santé publique.

L’eau potable est la première victime silencieuse. Les contrôles de qualité montrent que plus d’un tiers des points de captage en France présentent des traces de pesticides ou de leurs métabolites au-delà des seuils réglementaires.
Certaines molécules interdites depuis plus de dix ans, comme l’atrazine, continuent de polluer les nappes phréatiques.
Le coût de la dépollution est exorbitant, mais la pollution, elle, reste légalement tolérée tant que les traitements permettent de “corriger” l’eau avant sa distribution.
Cette logique est intenable : il faut prévenir la contamination à la source, pas seulement la traiter à la sortie du robinet.
La situation exige un sursaut politique et moral. Nous vous demandons :

. Le remplacement de la ministre de l’Agriculture, afin de garantir l’indépendance de la politique publique sur les pesticides.
. La publication intégrale et sans censure du rapport du HCSP, avec les noms des experts consultés et les corrections demandées par le ministère.
. La réorientation des aides de la PAC pour un financement fort et engagé dans la transition agro-écologique
. L’intégration, dans la loi de financement de la sécurité sociale, d’un compte spécifique retraçant les coûts des pathologies environnementales afin d’en mesurer le poids réel.

Le courage politique ne consiste pas à temporiser, mais à protéger la population quand les faits sont établis.
La France ne peut plus ignorer le coût humain et financier d’une dépendance aux pesticides qui ruine notre santé, notre eau et notre modèle social.

Nous appelons votre gouvernement à faire preuve de transparence, d’indépendance et de responsabilité en plaçant la santé publique au-dessus des intérêts économiques sectoriels.

Dans l’attente d’une réponse claire à cette demande, nous vous prions de croire, Monsieur le Premier Ministre, en l’expression de notre très haute considération