Impasse agricole – Loi Urgence Agricole – Duplomb – COMPRENDRE et AGIR !

 

COMPRENDRE

INTERVIEW. « On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas » : Marc-André Selosse alerte sur l’impasse agricole

  Face à la crise qui secoue le monde agricole, en partie due à la canicule et la sécheresse, Marc-André Selosse affirme que des solutions existent... à condition d'écouter la science.
Face à la crise qui secoue le monde agricole, en partie due à la canicule et la sécheresse, Marc-André Selosse affirme que des solutions existent… à condition d’écouter la science. © Jean-Marc Selosse

Alors que les vagues de chaleur mettent à genoux les exploitations françaises, le biologiste Marc-André Selosse, professeur au Muséum national d’histoire naturelle, oscille entre compassion pour les agriculteurs et colère face à un désastre annoncé. Pour ce spécialiste des sols et de la biodiversité, les crises agricole, climatique et écologique n’en font plus qu’une.

Des outils simples pour agir à votre échelle sur le climat Découvrir les solutions

Professeur au Muséum national d’histoire naturelle, biologiste reconnu pour ses travaux sur les sols et la biodiversité, Marc-André Selosse estime que les crises agricole, climatique et écologique ne font désormais plus qu’une. Alors que les canicules fragilisent les exploitations françaises, il juge que les difficultés actuelles étaient largement prévisibles et que les solutions existent déjà. À condition, dit-il, d’accepter enfin d’écouter la science.

France 3 Occitanie : Le monde agricole traverse une nouvelle crise avec cette canicule. Quel regard portez-vous sur la situation ?

Marc-André Selosse : Aujourd’hui, l’agriculture subit plusieurs crises en même temps. Il y a la chaleur et le manque d’eau, bien sûr, mais aussi la hausse du prix des engrais, qui dépend directement du gaz. Ces difficultés arrivent dans un secteur où les revenus étaient déjà dramatiquement faibles : près de 43 % des agriculteurs ne gagnent même pas le SMIC alors qu’ils travaillent bien davantage que quarante heures par semaine.

Je suis profondément touché par cette situation, parce que j’ai toujours essayé de mettre la biologie au service de l’agriculture. Mais si je fais un pas de côté, il faut aussi dire une chose : cette catastrophe était annoncée. Les changements climatiques, les tensions sur les ressources, tout cela avait été décrit par la science. Le drame, c’est que ceux qui souffrent aujourd’hui sont aussi les victimes d’un monde qui n’a pas voulu écouter ce que la science disait depuis des décennies.

France 3 Occitanie : Vous avez le sentiment que les politiques persistent dans les mauvaises réponses ?

Marc-André Selosse : Oui. Regardez les retenues d’eau. Creuser des trous pour stocker de l’eau, c’est un peu comme les autruches qui mettent la tête dans le sable lorsqu’il y a un problème. Cela peut répondre à une partie de la question, mais quid de la température ? Le vrai sujet est ailleurs. Il faut remettre de la matière organique dans les sols pour qu’ils retiennent davantage d’eau. Il faut restaurer leur vie biologique. Il faut aussi adapter les cultures. Je suis désolé de le dire, mais dans certains territoires le maïs n’a plus sa place. Peut-être faudra-t-il du sorgho, peut-être d’autres cultures. Ce n’est pas de l’idéologie. C’est simplement la réalité climatique. Si nous avions commencé cette transition plus tôt, nous n’en serions probablement pas là.

France 3 Occitanie : La crise est aussi celle de la biodiversité ?

Marc-André Selosse : Oui, et c’est même une partie de la solution. Deux pratiques agricoles détruisent massivement le vivant : le labour intensif et les pesticides. Nous le savons parce que des agriculteurs expérimentent autre chose. Ceux qui abandonnent le labour voient la biomasse des sols augmenter d’environ 20 %. En agriculture biologique, on retrouve environ 50 % de biomasse supplémentaire et près de 30 % d’espèces en plus. Autrement dit, nous avons déjà la démonstration que d’autres modèles fonctionnent.

France 3 Occitanie : Pourquoi la biodiversité est-elle si importante pour les agriculteurs ?

Marc-André Selosse : Parce qu’elle travaille gratuitement. Quand les pesticides ou le labour détruisent les organismes du sol, ils détruisent aussi des champignons microscopiques qui aident les racines à se nourrir. Sans eux, il faut davantage d’engrais. Ils détruisent aussi des pollinisateurs. Aujourd’hui, selon les estimations, entre 30 et 50 % des productions agricoles sont limitées par leur disparition. Dans certaines cultures, comme le cassis, la présence d’osmies peut multiplier les rendements.

Prenons aussi les chauves-souris. Aux États-Unis, leur disparition a conduit à augmenter d’environ 30 % l’utilisation des pesticides dans certaines régions. Autrement dit, on paie pour remplacer un travail que la nature faisait gratuitement. Cette hausse des pesticides s’est même accompagnée d’une augmentation de la mortalité infantile. Tout cela raconte la même histoire : chaque fois que nous détruisons la biodiversité, nous augmentons le coût de notre agriculture. La biodiversité n’est pas un supplément d’âme. C’est un capital économique.

France 3 Occitanie : Vous paraissez partagé entre compassion et colère.

Marc-André Selosse : Je suis partagé entre l’envie de pleurer parce que je vois la souffrance des agriculteurs et l’envie de pleurer parce que cette situation était prévisible. Nous disposons de solutions. Elles existent dans les fermes de démonstration de l’Inrae, dans l’agriculture biologique, dans l’agriculture de régénération des sols. Elles montrent qu’il est possible de réduire les intrants tout en restaurant les sols. Pourquoi continue-t-on alors à défendre des modèles dont nous savons qu’ils aggravent les problèmes ?

France 3 Occitanie : Les nouvelles techniques génomiques (NTG) sont souvent présentées comme une réponse au changement climatique. Vous n’y croyez pas ?

Marc-André Selosse : Pour moi, les NTG sont des OGM. La première embrouille consiste à changer de nom pour faire oublier l’histoire des OGM. La seconde est de supprimer l’étiquetage. Le citoyen ne saura plus ce qu’il achète. Je trouve cela profondément anormal. On nous avait promis que les OGM réduiraient les pesticides et qu’ils régleraient la faim dans le monde. Or les pays qui les utilisent massivement montrent exactement l’inverse. La faim n’a pas disparu. Les pesticides non plus. Certaines plantes résistantes aux herbicides ont même conduit à en utiliser davantage. Ces semences coûtent aussi plus cher et concentrent le marché entre quelques grands groupes. Ce n’est ni une solution écologique ni une solution économique pour les agriculteurs.

France 3 Occitanie : Le climat est-il désormais un sujet politique plus que scientifique ? Christophe Cassou disait récemment qu’il fallait « politiser » cette crise. Partagez-vous son analyse ?

Marc-André Selosse : Oui, complètement. Mais il faut comprendre le mot « politiser » dans son sens premier, celui de la polis, de la cité. Ces questions concernent toute la société. Moi, je serais très heureux de passer mes journées à identifier des champignons. Si je parle aujourd’hui des pesticides, des sols ou du climat, ce n’est pas parce que cela m’amuse. C’est parce que ces connaissances sont utiles aux citoyens.

Si la société ne s’en empare pas, si les responsables politiques ne prennent pas leurs responsabilités, alors mon travail ne sert à rien. Les impôts qui financent la recherche ne servent à rien. Nous savons déjà ce qui se passe. Nous savons déjà ce qu’il faudrait faire. La question n’est plus scientifique. Elle est devenue profondément politique.

Tribune de scientifiques et sociétés savantes de médecine, parue dans Le Monde ce 29 juin 2026

https://pig.log.bzh/2026/06/29/tribune-contre-la-re-introduction-de-lacetamipride-et-de-la-flupyradifurone/

AGIR

Avec les signataires de la tribune du Monde (dont le Conseil National de l’Ordre des Médecins et 16 sociétés savantes médicale)

La loi d’urgence agricole est ressortie de la Commission Mixte Paritaire dans une version hardcore, avec notamment la réintroduction de l’acétamipride et de la flupyradifurone…

Les signataires de la tribune réagissent  à la décision de la Commission Mixte Paritaire et enjoignent les député.e.s à voter contre le texte qui sera proposé à l’Assemblée Nationale ce 20 juillet.

« Peut-être que les députés hésiteront à voter une loi aussi inflammable, c’est pourquoi j’ai entrepris d’écrire à tous les députés du centre et de la droite le mail ci-dessous, qui leur rappelle les propos de notre tribune… »

Pr Pierre SUJOBERT /PU-PH /Responsable de l’unité médicale Hématologie Cellulaire du Service d’hématologie biologique des Hospices Civils de Lyon.

LBMMS du CHU de Lyon /Service d’hématologie biologique/Hôpital Lyon Sud/CBPS – Bâtiment 3D/165 chemin du Grand Revoyet /69495 Pierre Bénite Cedex / Tél. +33 (0)478861176 Mob. +33 (0)6 64 77 59 1

Equipe Lymphoma Immuno-biology/Centre International de recherche en Infectiologie/Faculté de médecine Lyon Sud Charles Mérieux/165, Chemin du grand Revoyet- BP 12/69921 OULLINS Cedex – France/Tél : +33 (0)4 26 23 59 79

Email à envoyer à votre député.e
Annuaire des députés – 17è législature(Notons que les Ecologistes et LFI rejettent déjà le texte)

"Monsieur/ Madame le/la Député.e XXX

Vous devrez vous prononcer lundi prochain sur la loi d'urgence agricole dans sa version issue de la commission mixte paritaire. Cette loi vise à répondre aux difficultés du monde agricole, et cela est nécessaire tant les difficultés de nos compatriotes agriculteurs sont grandes : revenus insuffisants, difficultés liées au changement climatique, taux de suicides élevés, etc.

Mais la loi sur laquelle vous devrez vous prononcer répond-elle à ces enjeux ?
En notre qualité de médecins, nous ne nous prononcerons que sur l'un des aspects de cette loi : la réintroduction de l'acétamipride et de la flupyradifurone. Dans une  tribune publiée le 29 juin dernier dans Le Monde, signée notamment par le Conseil National de l'Ordre des Médecins et par 16 sociétés savantes médicales, nous avons expliqué pourquoi cela était problématique. Ces molécules de la famille des néonicotinoïdes sont neurotoxiques, puisque c'est leur mécanisme d'action. Le problème, c'est qu'elles ne le sont pas que pour les insectes ravageurs, mais aussi pour les pollinisateurs, la faune sauvage, et... les humains. On les retrouve dans tous les liquides biologiques testés (sang, urines, sperme, liquide céphalo rachidien). Quels sont les effets pour la santé humaine ? Les données disponibles pointent en premier lieu des effets sur le développement du cerveau. L'exposition maternelle à l'acétamipride est associée à un périmètre crânien diminué à la naissance, et à des troubles du comportement (hyperactivité) chez l'enfant de 3 à 6 ans. L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a constaté que « la plausibilité biologique de la neurotoxicité développementale est élevée » et attend toujours de plus amples études sur le neurodéveloppement qu’elle a demandé en 2014. Au-delà du système nerveux, l'acétamipride est dangereux pour le système reproducteur : l'exposition est associée à une diminution du nombre d'ovocytes et de spermatozoïdes, à des retards de croissance intra-utérine  (rappelons que cette molécule traverse la barrière placentaire). Enfin, de plus en plus de travaux suggèrent un effet perturbateur endocrinien de son métabolite. Vous trouverez la liste des signataires de cette tribune  ici.

Peut-être avez-vous lu ou entendu les propos rassuristes de quelques personnalités isolées, qui publient sur les réseaux sociaux plutôt que dans des journaux à comité de lecture un avis contraire au consensus scientifique. Ces discours sont ceux de la fabrique du doute, bien rodés par l'industrie du tabac, qui visent à vous plonger dans le confort de l'ignorance.

Monsieur le Député, nous vous implorons de respecter les connaissances scientifiques et les enjeux de santé publique. Nous vous implorons de démontrer que dans notre pays, la politique marche encore main dans la main avec la science, pour le bien de tous. Mesurez également le poids politique de votre vote, que vous devrez assumer devant les 2 millions d'électeurs ayant signé la pétition historique contre la loi Duplomb.

Si vous le souhaitez, je peux me rendre disponible ce week-end pour vous expliquer plus précisément les données scientifiques qui justifient notre préoccupation, et qui doivent occuper un poids décisif dans votre décision. Comptant sur votre responsabilité, au nom de la défense de l'intérêt supérieur de la santé publique, je vous prie d'agréer, Monsieur le Député, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

"

Agir avec Générations Futures

Les résultats de la Commission Mixte Paritaire sont tombés, jeudi 16 juillet, sinistres.
🚨Hier, la CMP a validé le pire. Demain, on se mobilise.

Les 14 parlementaires réunis en commission mixte paritaire ont acté :
🐝 le retour de deux pesticides interdits, l’acétamipride et le flupyradifurone
💧 une gouvernance de l’eau taillée pour l’agro-industrie, avec moins de sièges pour les autres usagers dans les commissions locales de l’eau

Ce texte doit encore passer devant l’Assemblée nationale le 20 juillet. Rien n’est joué.
📣 Ce week-end, on se mobilise partout en France.

📍 Lundi, 18h, rendez-vous au métro Invalides près l’Assemblée nationale à Paris.

*** Sur Internet, utilisez l’outil de Générations Futures pour interpeller les député.e.s : https://shaketonpolitique.org/interpellations/lois-agricoles/

https://www.generations-futures.fr/actualites/loi-urgence-agricole-cmp/

📲 Partagez l’info sur vos réseaux sociaux : Instagram ou Facebook
Toutes les infos et actions sont sur ce lien : https://linktr.ee/loiduplomb

 

La marrante, elle résiste !

 

 

 

Duplomb re re re : c’est toujours NON ! Nouvelle pétition en ligne sur le site de l’Assemblée Nationale

Suite à la fermeture de la pétition Non c’est Non monsieur Duplomb sur le site de l’AN, une deuxième est ouverte par ici :

https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-6392

La loi Duplomb et la loi d’Urgence …


Nous, citoyennes et  citoyens,

exprimons

une fois de plus

notre opposition

à la réintroduction des néonicotinoïdes

et au projet de la loi d’urgence agricole…

A vos France Connect !!!!

Pour mémoire, tribune des scientifiques à relire par ici : https://pig.log.bzh/2026/06/29/tribune-contre-la-re-introduction-de-lacetamipride-et-de-la-flupyradifurone/

La marrante, elle résiste !

 

Le Conseil d’État dit NON à la loi duplomb 2 !!!

Le Conseil d’État dit NON à la PPL Duplomb 2 !

Dans un avis rendu aujourd’hui, il rappelle que l’acétamipride et le flupyradifurone (des néonicotinoïdes) présentent des risques avérés pour la santé humaine et l’environnement :
🚨Toxique pour les pollinisateurs et la vie aquatique
🚨Persistant et se dégrade en PFAS
🚨Suspecté d’être reprotoxique

🤯 En parallèle, le Sénateur Laurent Duplomb fait pression pour intégrer sa proposition de loi au projet de loi gouvernementale sur l’agriculture. Comment est-ce possible ?

🔗 Rdv sur generations-futures.fr pour consulter l’avis complet du Conseil d’Etat : https://www.generations-futures.fr/actualites/avis-conseil-etat-duplomb/

Générations Futures a pris connaissance de l’avis rendu ce jour par le Conseil d’État sur la proposition de loi n° 410574 déposée par MM. Duplomb, Menonville, Louault, Buis et Cabanel « visant à atténuer une surtransposition relative à l’utilisation de produits phytopharmaceutiques afin d’éviter la disparition de certaines filières agricoles ». Cet avis, particulièrement sévère, confirme point par point les risques majeurs que font peser le retour de substances de types néonicotinoïdes (acétamipride et flupyradifurone) sur la santé humaine, la biodiversité et l’environnement.

Le Conseil d’État rappelle lui-même :

  • que le flupyradifurone est persistante, que l’acétamipride est toxique pour la vie aquatique, et présente des effets sublétaux avérés sur les pollinisateurs sauvages (page 6) ;
  • que le flupyradifurone se dégrade en acide difluoroacétique (DFA), un composé de la famille des PFAS, extrêmement persistant (page 6) ;
  • que l’acétamipride est suspecté d’être reprotoxique et que l’effet perturbateur endocrinien ne peut être exclu (page 6) ;
  • et de conclure «  qu’il résulte de l’état des connaissances sur l’acétamipride et le flupyradifurone rappelé au point précédent que l’usage de produits composés de ces substances présente des incidences avérées pour l’environnement et des risques pour la santé humaine et qu’il est en outre susceptible d’engendrer des dommages dont la réalisation, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement. »

Pour rappel, la proposition de loi prévoit d’autoriser par décret, pour trois ans (betteraves, cerises, pommes, noisettes) ou un an (betteraves en pulvérisation), des dérogations à l’interdiction pourtant votée par le Parlement en 2016 et renforcée en 2018. Le Conseil d’État souligne qu’en l’état, la proposition de loi « Duplomb 2 » soumise à son examen n’est pas conforme aux exigences du principe constitutionnel de précaution, inscrit dans la Charte de l’environnement.

« Comme le rappelle l’avocat spécialisé Arnaud Gossement l’avis du Conseil d’État est très clair : « ce texte n’est pas conforme à plusieurs règles de droit de valeur supérieure à la loi et notamment au principe constitutionnel de précaution inscrit dans la Charte de l’environnement. »  Il est temps que le Parlement l’entende. Autoriser à nouveau ces substances néonicotinoïdes, c’est prendre le risque d’engendrer des effets néfastes pour la santé du Vivant et polluer durablement les milieux »

«  Si cette PPL venait à être débattue, nous demanderions aux parlementaires de rejeter purement et simplement cette proposition de loi rétrograde. » déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures.

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MAIS MAIS MAIS

Certains ne veulent toujours pas comprendre et préfèrent les intérêts agro-chimiques à la santé de la population :

Gérard Larcher et Laurent Duplomb réclament son insertion dans la future loi d’urgence agricole

https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/04/02/loi-duplomb-2-gerard-larcher-et-laurent-duplomb-reclament-son-insertion-dans-la-future-loi-d-urgence-agricole_6676150_823448.html

l’urgence agricole selon Larcher et Duplomb

Et pourtant nous ne pouvons pas dire que nous ne savons pas !!!

https://www.latribune.fr/article/idees/53650858027854/opinion-comment-l-environnement-nous-atteint

« Nous sommes de plus en plus de spécialistes à penser qu’il faut un changement de paradigme pour en sortir. Ainsi quarante-trois d’entre nous de cinq continents ont récemment co-signé dans Environmental Sciences Europe, une revue scientifique à facteur d’impact élevé : https://rdcu.be/eOj3c, pour détailler les malversations qui entourent les autorisations de commercialisations des toxiques, notamment des pesticides et plastifiants. « 

« Prises une par une, toutes ces maladies sont parfois rapprochées d’un manque de chance, voire de causes sociales diverses. Mais on songera forcément à l’héritage épigénétique ou transgénérationnel, donc environnemental. On cauchemardera sur les effets des polluants stables et fossiles, dès le fœtus et la grossesse, car nous avons montré qu’ils passent à travers le placenta, comme les plus importants pesticides du monde, les Roundup incriminés dans les fraudes de Monsanto-Bayer. Ils s’accumulent dans notre milieu limité par l’atmosphère, toutes les formes de vie y sont sensibles et soumises.

On détecte combien les polluants s’incrustent dans toutes les chairs, et sont volontairement répandus. Ils sont chargés de métaux lourds, ceux qui proviennent de résidus de pétrole cancérogènes et neurotoxiques servant à les fabriquer. Nous avons prouvé que tous les perturbateurs hormonaux étaient, par d’autres mécanismes cellulaires, neurotoxiques, tels du sable qui dérègle le cerveau et le système nerveux petit à petit. »


Scientists’ warning: we must change paradigm for a revolution in toxicology and world food supply

Gilles‑Eric Seralini1, Gérald Jungers, Arden Andersen, Michael Antoniou, Michael Aschner4, Marie‑Hélène Bacon5, Martine Bertrand6, Thomas Bohn7, Maria Lucia Bonfleur8, Elisabeth Bücking9, Nicolas Defarge10, Randa Djemil11, Jose Luis Domingo12, Jérôme Douzelet13, John Fagan 14, Thierry Fournier15, José Luis Yela Garcia16, Sophie Gil17, Perrine Hervé‑Gruyer18, Angelika Hilbeck19, Lorenz Hilty 20, Don Huber21, Henri Joyeux22, Imran Khan 23, Dimitris Kouretas24, Frédérick Lemarchand25, Ulrich Loening 26,Giuseppe Longo27, Robin Mesnage28, Dimitra I. Nikolopoulou29, Jean‑Michel Panoff30, Cláudio Parente31, Claire Robinson32, Christoph Scherber33, Diederick Sprangers34, Charles Sultan35, Aristeidis Tsatsakis36, Louise Vandelac37, Nian‑Feng Wan38, Brian Wynne39 , Johann G. Zaller40, Amal Zerrad‑Saadi41, Xianming Zhang42

Abstract

We propose a new paradigm, as toxicology currently lacks the proper perspective. From the 1950s to the 1970s, at least onethird of all toxicological testing in the United States, including for chemicals and drugs, was mislead‑ing scientists, and this worldwide issue persists today. Moreover, petroleumbased waste and heavy metals have been discovered in pesticide and plasticizer formulations. These contaminations have now reached all forms of life.
Widespread exposure to chemical mixtures promotes health and environmental risks. We discovered that pesticides have never undergone longterm testing on mammals in their full commercial formulations by regulatory authorities or the pesticide industry; instead, only their declared active ingredients have been assessed, contrary to environmental law recommendations. The ingredients of these formulations are not fully disclosed, yet the formulations are in general at least 1000 times more toxic at low environmentally relevant doses than the active ingredients alone under conditions of longterm exposure. A similar lack of comprehensive toxicological evaluation applies to plasticizers. Their regulatory authorisations might have been obtained by incomplete, misleading and potentially false input data. This has profound implications not only for scientific knowledge, but also for public and environmental health.

We propose pragmatically a paradigm shift in regulation:
1/to lower the
ADI of polluting substances by at least a factor of 100 for already authorized products;

2/for new compounds, the obligation to test the full pesticide formulations in vivo chronically at environmentally relevant levels. This is necessary because pesticides are synthesized from petroleum, which can contain heavy metals. Moreover, formulated pesticides can contain plasticizers. The declared active substance, as an isolated compound of this mixture chosen by the company, will not have to be tested by itself alone. Compensation could be organized for pesticide use reduction, this will save health and environmental degradation;

3/the complete toxicological raw data for individual animals should be published on the Internet,

La marrante, elle résiste !

Manon Meunier à l’Assemblée Nationale : « Mme la ministre de l’agriculture, retrouvez votre sens de l’Intérêt Général ou partez ! « 

Magistral !

A faire circuler sans modération !

La marrante, elle résiste !

Duplomb NON c’est NON – 2ème pétition à l’Assemblée Nationale

https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5103

Non c’est Non, Monsieur Duplomb !

Avatar Ludovic LEVY
02/02/2026
Identifiant: N°5103

 

Pourquoi cette pétition est cruciale
Le Sénateur Laurent Duplomb propose (une nouvelle fois) la réintroduction de l’acétamipride, un insecticide de la famille des néonicotinoïdes. Sous couvert d’urgence agricole, cette proposition de loi est un retour en arrière dangereux qui ignore les alertes scientifiques et la volonté citoyenne.

Le consentement n’est pas une option
Monsieur le Sénateur, la démocratie repose sur le consentement.

Nous ne consentons pas à ce que notre santé soit mise en balance avec des intérêts productivistes à court terme.

Nous ne consentons pas à l’empoisonnement silencieux de nos sols et de notre eau.

Réintroduire une substance bannie, c’est forcer les Français à accepter un risque environnemental qu’ils ont déjà explicitement rejeté. Quand le peuple dit « non » aux pesticides tueurs d’abeilles, « non » signifie « non ».

Un constat scientifique sans appel
L’acétamipride n’est pas « inoffensif ». La science est claire :

Impact Neurotoxique : Comme tous les néonicotinoïdes, cette molécule agit sur le système nerveux central des pollinisateurs, entraînant leur mort et l’effondrement de la biodiversité.

Santé Humaine : Des études pointent des risques de perturbation du développement cérébral, particulièrement chez les fœtus et les jeunes enfants.

Persistance : Ces produits ne s’arrêtent pas à la cible ; ils contaminent durablement les nappes phréatiques et l’ensemble de la chaîne alimentaire.

Pour l’avenir de nos enfants
Nous avons le devoir moral de léguer à nos enfants un monde où la biodiversité n’est pas un souvenir dans les livres. Un avenir sans pesticides n’est pas une utopie, c’est une nécessité vitale.

Soutenir nos agriculteurs, oui, mais par la recherche d’alternatives durables et agroécologiques, pas par la fuite en avant chimique.

Protéger le vivant pour garantir la sécurité alimentaire de demain.

Nous demandons aux députés de rejeter fermement cette proposition de loi. Pour notre santé, pour nos abeilles et pour le droit de nos enfants à un environnement sain.

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Progression : entre le 2 et le 14 février, en l’espace de 12 jours, la pétition a déjà atteint 50 % de son objectif pour re provoquer un débat à l’Assemblée Nationale.
A vous de jouer, faites monter le compteur ! 

La marrante, elle résiste !

 

Duplomb : Trawalc’h ! Assez de Duplomb 1, 2, …x ! Loi d’urgence agricole : Trawalc’h ! OMNIBUS : Trawalc’h !… : retour de manif

37 manifestations nationales les 7 et 8 février
Nous appelions à manifester pour les raisons à revoir par ici

Carte des mobilisations nationales : 
https://umap.openstreetmap.fr/fr/map/mobilisations-jusquau-bout-contre-la-loi-duplomb_1353811#8/48.122101/-3.070679

En Bretagne, 3 manifestations : à Brest, Clohars Carnoët et Lorient … en attendant la suite … le 11 février devant l’Assemblée Nationale

Ouest France Page nationale
Ouest France page nationale
Ouest France – Finistère – 8 février
Le Télégramme – Finistère – 8 février
Le Télégramme – Clohars Carnoët – 8 février
Le Télégramme – Lorient – 8 février

sous prefecture de Lorient, samedi 7 février 2026

On vous passe les liens vers les journaux qui n’ont pas su compter les manifestants à Brest – ils n’en ont vu que quelques dizaines – ou mal relu la dépêche de france presse … (Le Monde Planète, France Info ….)

La suite :

Mobilisation à Paris devant l’Assemblée Nationale le 11 février

Tribune Secrets Toxiques à paraître le 9 février dans l’édition nationale.

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Pour rappel :

Les associations de médecins, Alerte Médecins Pesticides, Médecins du Monde, l’Ordre des médecins, la Ligue contre le Cancer, …, ont dit NON à DUPLOMB

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DUPLOMB TRAWALC’H !!!

 

7 février – 15 h – sous-préfecture LORIENT : mobilisation contre les lois Duplomb 1, 2 et d’urgence agricole

 

Soyons nombreux et nombreuses le 7 février pour protester contre les lois duplomb 1, duplomb 2, loi d’urgence agricole et OMNIBUS.
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Carte des mobilisations nationales : 
https://umap.openstreetmap.fr/fr/map/mobilisations-jusquau-bout-contre-la-loi-duplomb_1353811#8/48.122101/-3.070679

Rendez vous devant la sous-prefecture de Lorient

samedi 7 février – 15 h

Avec vos plus belles banderoles

et avec :

Secrets Toxiques Tour de France dans le Finistère : preogramme

   

et la MARCHE CONTRE BAYER MONSANTO DE LORIENT

mise à jour après manif :
https://www.letelegramme.fr/morbihan/lorient-56100/on-a-dit-non-une-fois-on-dit-non-une-deuxieme-fois-un-rassemblement-contre-le-retour-de-la-loi-duplomb-a-lorient-6979461.php

sous prefecture de Lorient, samedi 7 février 2026

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Et aussi : rendez vous à 10 h au marché de Clohars Carnoët, devant la mairie
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Pour mémoire :
Ils ont déjà pris fermement position contre :

2 millions de citoyen.ne.s : 
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3014

https://pig.log.bzh/2025/07/31/le-conseil-national-de-lordre-des-medecins-prend-position-contre-la-loi-duplomb/

Loi Duplomb : contribution de 30 sociétés savantes devant le Conseil Constitutionnel

Loi Duplomb : malgré les fake-news la pétition passe la barre des 2 millions de signataires !!!

Lettre ouverte co signée par 1279 médecins et chercheurs adressée aux ministres de la Santé, Agriculture et Environnement

 

Justice pour le Vivant : victoires devant la Cour d’Appel de Paris !

Une nouvelle victoire pour les plus de 2 millions de signataires de la pétition contre la Loi Duplomb, pour le Vivant et tous les militant.es et victimes des pesticides !

Dans le dossier Justice Pour le Vivant qui oppose
l’État français et Phyteis, le lobby de l’agrochimie,
aux
associations Notre Affaire à Tous, Pollinis, Biodiversité sous nos pieds, Anper-Tos et l’Aspas,

la Cour d’appel administrative de Paris vient d’enjoindre l’État à :

➡️ actualiser les protocoles d’évaluation et d’autorisation des pesticides insuffisamment protecteurs du vivant,

➡️ revoir les autorisations de mise sur le marché (AMM) actuellement en vigueur d’ici 24 mois, et pour lesquelles la méthodologie d’évaluation n’aurait pas été conforme aux exigences notamment du principe de précaution.

➡️ établir dans les six mois prochains un calendrier de révision des AMM concernées.

Un CP plus long d’analyse à venir bientôt.

💥 Bim Bam Boum !

Hier la FNSEA revendiquait une loi Duplomb 2 pour contourner la décision du Conseil constitutionnel sur les néonicotinoïdes, dans le but que l’acétamipride soit réautorisé en France…

Aujourd’hui c’est la justice qui ébranle le train-train de l’empoisonnement alimentaire : dans le cadre de la procédure Justice pour le Vivant engagée par les associations, la Cour d’appel de Paris reconnaît la responsabilité de l’État dans l’existence d’un préjudice écologique résultant de l’usage des pesticides.

Mieux, la Cour ordonne à l’État et à l’Anses de mettre en oeuvre une procédure d’évaluation des risques qui tienne compte du dernier état des connaissances scientifiques, en particulier concernant les impacts sur les espèces non ciblées.

Encore mieux, la Cour ordonne de procéder dans un délai de deux ans au réexamen de toutes les autorisations de mise sur le marché de pesticides déjà délivrées qui ne respectent pas l’exigence de tenir compte des dernières connaissances scientifiques disponibles.

💚 C’est un jugement historique pour la santé environnementale !

https://paris.cour-administrative-appel.fr/decisions-de-justice/dernieres-decisions/la-cour-reconnait-la-responsabilite-de-l-etat-dans-l-existence-d-un-prejudice-ecologique-resultant-de-l-usage-des-produits-phytopharmaceutiques

La Cour reconnaît la responsabilité de l’Etat dans l’existence d’un préjudice écologique résultant de l’usage des produits phytopharmaceutiques

Par un arrêt du 3 septembre 2025, la cour administrative d’appel de Paris juge que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a commis une faute en ne procédant pas à l’évaluation des produits phytopharmaceutiques au vu du dernier état des connaissances scientifiques.

La marrante, elle résiste !

Promulgation de la loi duplomb – JO 12 août 2025

Et paf, c’est fait, malgré les

macron tout seul a promulgué la loi duplomb

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000052075814

Avec la nuance du conseil constitutionnel sur l’acétamipride :
Décision n° 2025-891 DC du 7 août 2025. Loi visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur

 

Les éleveurs intensifs vont pouvoir continuer à agrandir leurs élevages de porcs ou de volailles et nous pourrons les remercier pour la qualité des eaux.

https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/08/12/loi-duplomb-emmanuel-macron-promulgue-le-texte-apres-la-censure-partielle-du-conseil-constitutionnel_6628316_823448.html

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Par exemple, en Bretagne, la pêche à pieds est interdite sur le Belon où les extensions d’élevage porcin ont été effectuées, en dépit des avertissements et opposition des citoyen.ne.s et des ONGs :
https://rbbbm.bzh/peche-a-pied-interdite-dans-le-belon/
Pêche à pied interdite, mais attention à la baignade, on peut toujours patauger à Kerfany chatouillé.e.s par Eschericha Coli, et dans les odeurs de lisier …

Pollution Belon

Et pour que la population comprenne bien le problème, contrairement à la carte ci-dessus, sur la carte affichée sur la plage de Trenez, le code couleur signalant le danger est le vert …. !!!

Nous prenons acte mais ne baissons et baisserons jamais les bras : 

restons mobilisé.e.s !!!

Actions à venir dans les prochaines semaines ….

La marrante, elle résiste !

Le Conseil National de l’Ordre des Médecins prend position contre la loi Duplomb

« Sur le plan médical, le doute n’est pas raisonnable » : le Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) s’engage contre la loi Duplomb

Lire le communiqué du CNOM

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https://www.lequotidiendumedecin.fr/actu-medicale/sante-publique/le-doute-nest-pas-raisonnable-lordre-sengage-son-tour-contre-la-loi-duplomb

« Il s’agit de substances susceptibles d’exposer la population à des risques majeurs », écrit dans un communiqué mercredi le Conseil national de l’Ordre des médecins, évoquant « des alertes qui ne peuvent être ignorées », notamment sur l’acétamipride, ce pesticide réautorisé sous conditions en France par la loi Duplomb.

https://www.franceinfo.fr/environnement/loi-duplomb/sur-le-plan-medical-le-doute-n-est-pas-raisonnable-l-ordre-national-des-medecins-s-engage-contre-la-loi-duplomb_7407838.html

Extraits du communiqué du CNOM

Le 30 juillet 2025, le CNOM écrit, entre autres :

Les « alertes ne peuvent être ignorées »

« Sur le plan médical, nous affirmons que le doute n’est pas raisonnable lorsqu’il s’agit de substances susceptibles d’exposer la population à des risques majeurs : troubles neurodéveloppementaux, cancers pédiatriques, maladies chroniques. Ces alertes ne peuvent être ignorées »

« la compétitivité agricole et les distorsions de concurrence au sein de l’Union européenne ne doivent pas servir d’arguments pour relâcher notre vigilance en matière de protection de la biodiversité et de santé humaine »

Engagement du CNOM à lancer une réflexion sur les liens entre santé et environnement (ndlr : il était temps !!!)

Signer la pétition, par ici :

https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3014

La marrante, elle résiste !