Tribune contre la ré-introduction de l’acétamipride et de la flupyradifurone

MAJ 30 juin 2026

Résultat du vote : le sénat a voté la ré-autorisation de 2 insecticides interdits dont l’acétamipride

https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/06/30/loi-d-urgence-agricole-le-senat-approuve-la-reintroduction-encadree-de-deux-insecticides-interdits-dont-l-acetamipride_6717117_3244.html

Mais la partie n’est pas finie : Commission Mixte Paritaire et vote à l’Assemblée suivront au mois de juillet, et nous pouvons les faire reculer en maintenant une pression maximale.

Sans surprise non plus, cette tribune est attaquée par des voix bien connues du « cancer backlash ».
Pour rappel, tout ce que nous avons écrit est sourcé, lu et relu par des spécialistes de ces sujets (Mrs Grandcolas et Bonmatin entre autres), et en fait très proche de ce que l’OPECST avait écrit dans son rapport censuré.

La suite ? 

Vous pouvez signer et diffuser la pétition sur le site de l’Assemblée Nationale https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5103

On ne lâchera rien !

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29 juin 2026

Tribune contre la ré-introduction de l’acétamipride et de la flupyradifurone

https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/06/29/retour-de-l-acetamipride-le-vote-des-senatrices-et-senateurs-constituera-un-veritable-test-pour-nos-institutions-democratiques_6716870_3232.html

Lundi 29 juin, le vote des sénatrices et sénateurs constituera un véritable test pour nos institutions démocratiques : sont-elles capables de prendre en compte les connaissances scientifiques pour décider des lois qui traitent d’un bien commun, la santé environnementale ?

Un an après la mobilisation de plus de deux millions de citoyens signataires d’une pétition sur le site de l’Assemblée Nationale, un amendement visant à ré-autoriser l’acétamipride et la flupyradifurone a en effet été adopté lors de l’examen du projet de loi d’urgence agricole en commission sénatoriale. Dans ce contexte, il importe de revenir aux faits. L’acétamipride et le flupyradifurone ciblent les mécanismes de transmission de l’information entre les cellules nerveuses. Ils sont utilisés pour leur action insecticide, notamment pour la culture de la betterave sucrière, des noisettes, des cerises, etc. Le problème de ces molécules, c’est que leur mécanisme de toxicité n’est en rien spécifique aux insectes ciblés. Leurs effets sur les abeilles et autres pollinisateurs sont avérés, et en cascade c’est toute la biodiversité terrestre et aquatique qui est gravement atteinte. Des travaux ont même mis en évidence une amélioration significative de certains indicateurs de biodiversité après la réduction de l’usage de ces substances [1]. Le problème de l’acétamipride, c’est aussi sa diffusion dans l’environnement, et notamment son incorporation au cycle de l’eau : on en retrouve même dans l’eau de pluie [2]. Cette diffusion environnementale se traduit également par une exposition humaine : on retrouve l’acétamipride ou ses métabolites dans le sang [3], les urines [4], le sperme [5]. On retrouve aussi dans le liquide céphalo-rachidien d’enfants [6] cette molécule conçue pour agir sur les mécanismes biologiques de la transmission de l’information entre les neurones.

Quels sont les effets pour la santé humaine ? Les données disponibles pointent en premier lieu des effets sur le développement du cerveau. L’exposition maternelle à l’acétamipride est associée à un périmètre crânien diminué à la naissance [7], et à des troubles du comportement (hyperactivité) chez l’enfant de 3 à 6 ans [8]. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a constaté que « la plausibilité biologique de la neurotoxicité développementale est élevée » et attend toujours de plus amples études sur le neurodéveloppement qu’elle a demandé en 2014 [9]. Au-delà du système nerveux, l’acétamipride est dangereux pour le système reproducteur : l’exposition est associée à une diminution du nombre d’ovocytes [10] et à des retards de croissance intra-utérine [11] (rappelons que cette molécule traverse la barrière placentaire [12]…). Enfin, de plus en plus de travaux suggèrent un effet perturbateur endocrinien de son métabolite [13]. À la différence d’autres pesticides, il y a peu d’éléments pour suspecter un effet cancérigène, mais cela n’atténue en rien les multiples dangers exposés plus haut. Enfin, rappelons que les substances actives sont utilisées dans des formulations commerciales avec des co-formulants dont la toxicité n’est pas évaluée, et qu’elles sont susceptibles d’interagir avec de nombreux autres pesticides et polluants auxquels nous sommes également exposés, ce que l’on appelle l’effet cocktail, et qui n’est pas pris en compte par les autorités règlementaires.

Toujours sur le terrain des faits, rappelons que la précédente tentative de ré-introduction de l’acétamipride dans la proposition de loi du Sénateur Duplomb a été censurée par le Conseil Constitutionnel, après des protestations inédites des associations de patients, des sociétés savantes médicales et scientifiques, et du Conseil National de l’Ordre des Médecins. Rappelons que l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a produit un rapport très complet sur l’acétamipride en avril dernier, auto-censuré de manière inédite puisqu’une partie des députés et sénateurs membres de l’OPECST ont finalement voté contre la note qu’ils avaient contribué à rédiger [14]. Ses conclusions reflétaient fidèlement l’état actuel des connaissances scientifiques : « Les données scientifiques convergent vers une exposition environnementale diffuse, des effets écotoxicologiques sublétaux importants et des signaux sanitaires préoccupants, notamment en matière de neurotoxicité, de perturbation endocrinienne et de reprotoxicité ». Rappelons encore la sévérité du Conseil d’État, saisi par le Président du Sénat, qui concluait dans son avis du 26 mars 2026 que « la proposition de loi ne met pas les autorités publiques en mesure d’agir dans le respect du principe de précaution »[15]. Rappelons enfin que des alternatives agronomiques à court et long terme ont été mises en avant par l’ANSES [16] et par l’INRAE [17], et que la production des cultures impliquées est plus limitée par les aléas climatiques et les prix d’achat que par les agressions des insectes, comme le montrent les statistiques des dernières années.

Quelle finalité poursuivent alors les sénateurs qui ont adopté cet amendement malgré l’état des connaissances scientifiques, malgré les réserves exprimées par les plus hautes autorités juridictionnelles de l’État, et malgré la mobilisation exceptionnelle de millions de citoyens en faveur d’un environnement sain ? La protection des générations futures suppose que les décisions publiques puissent être éclairées par les connaissances scientifiques disponibles les plus solides. En refusant la réintroduction de l’acétamipride et de la flupyradifurone, les sénatrices et sénateurs affirmeraient que la prise en compte des données scientifiques demeure au cœur des processus législatifs dans notre pays. À l’heure où la place de la science dans le débat public est contestée dans de nombreuses démocraties, nous n’en attendons pas moins d’eux.

 

 

[1] https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0269749125015064

[2] https://www.jstage.jst.go.jp/article/emcr/5/0/5_20240042/_article

[3] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35016674/

[4] https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0146335 https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25374420/

[5] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34808154/

[6] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35016674/

[7] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35303529/

[8] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41150571/

[9] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/38751503/

[10] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39247291/

[11] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37336441/

[12] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36441562/

[13] https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12143094/

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0147651325001241

[14] https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/04/30/dangers-de-l-acetamipride-une-note-parlementaire-rejetee-apres-le-revirement-de-la-droite-et-de-l-extreme-droite_6684610_3244.html

[15] https://www.conseil-etat.fr/avis-consultatifs/derniers-avis-rendus/a-l-assemblee-nationale-et-au-senat/avis-sur-une-proposition-de-loi-visant-a-attenuer-une-surtransposition-relative-a-l-utilisation-de-produits-phytopharmaceutiques-afin-d-eviter-la-d#:~:text=Le%20Conseil%20d’Etat%20note%20que%20l’ac%C3%A9tamipride%20est%20approuv%C3%A9e,’est%20jusqu’en%202029.

[16] https://www.anses.fr/fr/content/risques-et-b%C3%A9n%C3%A9fices-des-produits-phytopharmaceutiques-%C3%A0-base-de-n%C3%A9onicotino%C3%AFdes-et-de-leurs

[17] https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0160412019302351?via%3Dihub

 

 

Signatures institutionnelles

Conseil National de l’Ordre des médecins

Didier Spindler, Vice-Président du Conseil Nationale de l’Ordre des Médecins en charge de la santé environnementale

 

Sociétés savantes médicales et scientifiques (15)

Claire Andrejak, Présidente de la Société de Pneumologie de Langue Française

Sonia Burrel, Présidente de la Société Française de Microbiologie (SFM)

Pascal Crenn, Président du Conseil National Professionnel endocrinologie-diabétologie-nutrition

Martin Dupuy, Président de la Société Française de Chirurgie du Rachis

Judith Favier, Présidente de la Société Française d’Endocrinologie

Franck Gilbert, Président de la Société Française d’Écologie et d’Évolution

Samir Hamamah, Président de la Fédération Française d’Etude de la Reproduction

Marc Leone, Président de la Société Française d’Anesthésie et de Réanimation

Agnès Linglart, Présidente de la Société Française de Pédiatrie

Servane Mouton, Présidente de neuro-environnement réseau francophone (NERF)

Luc Mouthon, Président de la Société Nationale Française de médecine interne

Saad Nseir, Président de la Société de Réanimation de Langue Française

Aurore Perrot, Présidente de l’Intergroupe Francophone du Myélome

Emmanuel Raffoux, Président et Pierre Sujobert, membre du conseil d’administration de la Société Française d’Hématologie

Arnaud Uguen, Président de la Société Française de Pathologie

Fondations médico-scientifiques (3)

Maxime Molina, Président du Directoire de la Fondation pour la Recherche Médicale

Maï Panchal, Directrice générale de la Fondation Vaincre Alzheimer

Eric Solary, Vice-Président, Fondation ARC pour la recherche sur le cancer

Associations de patients (11)

Beate Bartès, Présidente de l’association Vivre sans Thyroïde

Guy Bouguet, Président de l’association ELLyE

Fleur Breteau, Porte-Parole du collectif Cancer Colère

Claude Coutier, Présidente du Collectif Triplettes Roses

Mélanie Courtier, co fondatrice association Jeune&Rose

Bernard Delcour, Administrateur de l’Association Française des Malades du Myélome Multiple

Emmanuelle Huet Mignaton, Présidente AMAVEA

Magali Leo, Coordinatrice d’Action Patients

Nathalie Mesny, Présidente de Renaloo, la voix des malades du rein

Irène Pico-Philippe, Présidente de l’Association Française des Polyarthritiques (AFPric)

Karin Tourmente-Leroux, Présidente de Vive avec une NMP

 

Organisations non gouvernementales, syndicats et associations de défense de l’environnement (23)

Stéphane Attal, Président de la Confédération des Syndicats Médicaux Français Bourgogne Franche-Comté

Tom Baquerre, co-président de l’association Combat Monsanto

Michel Bertrand, Secrétaire du syndicat national CGT de l’INRAE

Cyril Boronad, Président du Synprefh (Syndicat National des Pharmaciens des Etablissements de Santé)

Anaïs Carrière, Co-présidente de Biodiversité sous nos Pieds

Philippe Cholet, Président de l’Union Régionale des médecins Libéraux de Normandie

Alain Collomb, secrétaire général ASEF/ co-Président FNE PACA

Noël Collomb, Secrétaire de l’Association intercommunale de Sauvegarde des Coteaux du Lyonnais

Jean-francois Corty, Président de médecins du Monde

Michel Faure, Membre de l’association Nous voulons des Coquelicots Beaujolais Val-de-Saône

Christine Ferron, Déléguée Générale de Fédération Promotion Santé

Alain Gay, co-Président de l’association Gleizé Renouveau

Arnaud Greth, Président de l’association Noé

Isabelle Georges, Direction collégiale de PIG BZH (Pisseurs et Pisseuses Involontaires de Glyphosate BZH)

Christian Khalifa, Président de l’association INDECOSA CGT

Solène Klinge, Responsable Communication de l’association Fermes d’Avenir

Pascal Meyvaert, responsable de la Commission Santé Environnementale de l’Union Régionale des Professionnels de Santé Médecins Libéraux du Grand Est

Veronique Mondain, Présidente de l’association Sante Environnement 06

Philippe Piard et Dominique Masset, Secrets Toxiques

Nicolas Richard, Président de France Nature Environnement

Bruno Stach, Président de l’Union Régionale des médecins Libéraux des Hauts de France

Antoine Tirot, responsable du secteur Consommation / Economie / environnement de la Confédération Syndicale des Familles

François Veillerette, Porte-Parole de Générations Futures

 

Associations médicales en santé environnementale (10)

Caroline Besson, Coordinatrice du groupe Hemato-Green de la Société Française d’Hématologie

Jacqueline Collard, Présidente de l’association Santé Environnement en Auvergne Rhône Alpe

Julien Dussart, Membre du groupe thématique Santé Environnement de médecins du Monde France

Alain Gay, animateur de la Coordination Santé Environnement Rhône-Nord

Maryvonne Hourmant, Coordinatrice du groupe Néphrologie verte de la Société Francophone de néphrologie Dialyse Transplantation

Martine Le Friant, Présidente du GISCOPE 84

Pierre-Michel Périnaud, Co- Président d’Alerte médicale sur les pesticides et les perturbateurs endocriniens

Patrick Pessaux, Président CÉRÈS, Collectif d’Ecoresponsabilite en santé

Franck Rinchet-Girollet, Porte-parole de l’association Avenir Santé Environnement

Pierre Souvet, Président de l’Association Santé Environnement France

 

Signatures individuelles

Chercheurs

Viviane Baladi, chercheuse CNRS retraitée, Lund

Rémy Ballot, agronome, Palaiseau

Marc Billaud, Directeur de Recherche émérite CNRS, Nice

Jean-Marc Bonmatin, Chercheur chimiste & toxicologue (CNRS), Orléans

Virginie Bourdin, Membre de l’institut Ecocitoyen Lyonnais, Lyon

Julian Carrey, enseignant-chercheur, Toulouse

Laetitia Davidovic, Directrice de Recherche CNRS, Valbonne

Caroline De Pauw, sociologue, Faches Thumesnil

Fanny Giansetto, Maitresse de conférences spécialisée sur les sujets alimentaires et cofondatrice d’Ecotable, Paris

Tatiana Giraud, Directrice de recherches CNRS écologue, Orsay

Philippe Grandcolas, Directeur de recherche au CNRS, Paris

Dorian Guinard, Maître de conférences en droit public, Grenoble

Moritz Hunsmann, Chercheur CNRS en sociologie et santé publique, Marseille

Florence Joly, Chercheuse en immunologie, Marseille

Sylvain Kuppel, chercheur en hydrologie, Toulouse

Denis Lairon, Directeur de recherche émérite INSERM, Cucuron

Francelyne Marano, Professeur émérite en santé environnement, Paris

Nathalie Marcotte, professeur de chimie et environnement, Montpellier

Laurence Maurice, Directrice de recherche en géochimie environnementale, Saint Lys

Manuel Mercier, Chercheur en Neurosciences Cognitives, Marseille

Wendy Millien, Doctorante (impact des pesticides sur le neurodeveloppement et la maladie d’Alzheimer), Montpellier

Sylvie Nony, historienne des sciences, Bordeaux

Anais Oliva, ingénieure qualité de l’air, Toulouse

Sébastien Orazio, PhD Biostatisticien / Chef de projet, Bordeaux

Julie Pannequin, chercheuse en cancérologie (CNRS), Montpellier

Judith Rainhorn, Historienne de la santé, Paris

Patrick Savary ingénieur hydrologie et génie sanitaire, Guichen

Marc-André Selosse, professeur du Muséum National d’Histoire Naturel, Académie d’Agriculture et Institut Universitaire de France, Paris

Laurent Seugnet, Chercheur biologiste, Lyon

Clélia Sirami, Chercheuse en écologie, Toulouse

Arnaud Tête, ingénieur de recherche en toxicologie, Paris

Gaëlle Uzu, Directrice de recherche en géochimie de l’atmosphère, Grenoble

Soignants

Lilian Alix, médecin de santé publique, Rennes

Frédéric Augey, dermatologue, Vienne

Sophie Baricault, dermatologue, membre du groupe Enviderm de la SFD, Bois-Guillaume

Marie-Laure Batard, dermatologue, Strasbourg

Pascale Belloir, pharmacienne retraitée, Beauvallon

Vincent Berot, dermatologue, Paris

Loïc Blanchet-Mazuel, médecin généraliste, Lyon

Florence Boissier, médecin intensiviste réanimatrice, Poitiers

Armelle Boucher, soignante, Guengat

Gilles Boursaly, médecin vasculaire, Besançon

Valerie Boursaly, pharmacienne, Besançon

Françoise Bousson, médecin retraitée, Chapareillan

Bruno Bousson, médecin généraliste, Chapareillan

Christophe Breuilly, neurologue, Quimper

Anne Brignier, médecin Hématologue, Paris

Julien Brunier, médecin microbiologiste, Rennes

Delphine Cabelguenne, pharmacienne, Lyon

Arnauld Cabelguenne, pharmacien. Docteur en Toxicologie et Cancers, Lectoure

Aude Charbonnnier, PH hématologie, Marseille

Bruno Charpiat, pharmacien hospitalier, Lentilly

Corinne Charroin, pharmacienne, Lyon

Marie-Odile Claisse, pharmacien, Paimpol

Michèle de Boynes, médecin généraliste, Villers-Cotterêts

Jean-Francois Deleume, Médecin spécialiste des hôpitaux radiologie, Rennes

François Desruelles, dermatologue, Nice

Julien Dessajan, Praticien hospitalier – Médecine Intensive Réanimation, Paris

Marie Detrait, hématologiste, Vandoeuvre les Nancy

Pauline Dhalluin, médecin néphrologue, Bayonne

Alexandre Duparc, praticien hospitalier en cardiologie, CHU Toulouse, Toulouse

Eric Dupont, médecin spécialiste en médecine interne, Foulayronnes

Erwan Dumontet, médecin biologiste (expert en auto-immunité humaine), Rennes

Lise Durand, pharmacienne hospitalière, Rennes

Marion Fassy-Colombet, médecin, Paris

Claire Favrot-Meunier, pédopsychiatre spécialisée dans les TND, Paris

Sandra Fournier, médecin infectiologue, Paris

Philippe Garms, médecin, Bidart

Lucie Gaillot Durand, médecin pathologiste, Oullins

Alexia Gauneau, médecin, Saint Brieuc

Laurent Gauneau, vétérinaire, Chateaubourg

Amélie Gayraud-Janodet, dermatologue, Soisson

Nicolas Gendron, Hématologiste, Paris

Mathieu Genuini, Pédiatre, Paris

Corinne Guellec, pharmacien formé en santé environnementale, Gordes

Cédric Guillard, médecin urgentiste du sport, Saint Brieuc

Arnault Gruber, médecin, Colomiers

Marie Guirguis, médecin Généraliste, Paris

Hafsah Hachad, Néphrologue, Paris

Claire Hobson, médecin infectiologue, Paris

Leila Houhou, Biologiste, Montpellier

Bertrand Isidor, médecin généticien, Nantes

Chloé Jadoul, Pharmacien hospitalier, Clichy

Emmanuelle Joseph, professionnel de santé engagé dans la santé environnementale, Robion

Bertrand Keruzore, médecin généraliste / paysan, Guengat

Henri Kotobi, médecin – Praticien hospitalier, Neuilly Plaisance

Anne-Marie Ladeveze, médecine généraliste, Nantes

Florence Lachenal, praticien hospitalier hematologie, Bourgoin Jallieu

Florence Lallemant, médecin anesthésiste réanimatrice , secrétaire du CERES, Lille

Sandrine Langlois, médecin, Reims

Claire Laumaillé, dermatologue, Le Havre

Evelyne Laurençon, médecin généraliste, Saint Hilaire Bonneval

Marc Leone, professeur d’anesthésie et de réanimation, Marseille

Philippe Leguet, médecin, Saint Priez en Jarez

Emmanuelle Legroux, médecin, Marly le roi

Helene Levert, praticien hospitalier, Houilles

Lisa Le Guillou, médecin, Rennes

Lipovac, médecin gastro-enterologue, Tinteniac

Judith Louyot, médecin généraliste, Villeneyve d’Ascq

Pascal Maire, docteur ès sciences, Praticien Hospitalier, Lyon

Eva Marchand, Chirurgienne gynécologue, Le Perreux-sur-Marne

Lydia Marié Scemama, médecine gynécologue, Boulogne Billancourt

Nicolas Massart, médecin en médecine intensive réanimation, Saint-Brieuc

Anna-Laure Massip, médecin, Saint Brieuc

Axelle Maurice, médecin, Rennes

Rémy Mazurier, médecin, Strasbourg

Diana Mazurier, néphrologue, Strasbourg

Estelle Michelet, médecin généraliste, Fouesnant

Nathalie Moraud, pharmacienne, La Madeleine

Marion Mottier, professionnelle de santé, Saint Denis

Christine Mourgues, infirimière, Pujols

Tania Pacheff, Nutritionniste, Levallois

Catherine Pannequin, Dermatologue libérale, Doussard

Grégory Pansin, médecin urgentiste, Saint Brieuc

Jeanne Perrin, professeur de médecine et biologie de la reproduction et du développement, Marseille

Patrick Pessaux, professeur de chirurgie viscérale et digestive, Strasbourg

Antoine Petit, médecin, Fontenay-Aux-Roses

Max Piffoux, médecin chercheur, Lyon

Sébastien Ponsonnard, médecin Anesthésiste Réanimateur, Limoges

Anne Riaux, médecin dermatologue, Nantes

Emmanuel Ricard, médecin de santé publique, Eaubonne

Manuel Rodrigues, médecin cancérologue et chercheur, Paris

Caroline Rouxel, médecin, Saint Brieux

Anahita Rouzé, maitre de conférence des universités en médecine intensive-réanimation, Lille

Capucine Sappey, Dr Junior hepato-gastro-enterologie, Besançon

Marine Sarfati, médecin et ex conseillère ministérielle santé au ministère de la Transition Écologique, Paris

Valérie Sautou, professeur des Universités – Praticien Hospitalier en Pharmacie Clinique, CHU Clermont Ferrand

François-Xavier Schelcher, médecin, Fréland

Margot Schmitt, ingénieure hospitalier, Tours

Sandrine Simon, infirmière et spécialiste de santé publique, Drancy

Gérard Socié, médecin, Paris

Nicolas Sophie, médecin pédiatre, Lyon

Alexis Tombette, praticien hospitalier, Ploufragan

Clément Tracol, Neurologue, Rennes

Brendan Travert, pédiatre, Paris

Bernard Turpin, médecin et membre de plusieurs ONG impliquées dans la santé Environnementale, St Pierre d’Albigny

Jeanne Vande Pitte, Sage-femme, Coudekerque-Branche

Juliette Virard, médecin généraliste, saint pierre d’albigny

Marie-pierre wissler, médecin pathologiste, Rillieux La Pape

Dr Eléonore Wormser, médecin généraliste, Paris

Laurent Zieleskiewicz, professeur d’anesthésie réanimation, Président du comité développement durable de la Société Française d’Anesthésie Réanimation, Marseille

Appoline Zimmermann, gynécologue, Marseille

 

Autres signataires

Anouck Barcat, enseignante, Paris

Denis Bariod, Chabanière

Eric Barthier, retraité, Colomiers

Céline Besnard, à titre individuel citoyenne, Saint-Mandé

Benoît Biteau, Paysan, agronome et député écologiste (2è circonscription de Charente-Maritime), Paris

Nicolas Bonnet, Député de la 3ème circonscription du Puy-de-Dôme

Muriel Brasier, Particulière, Gleizé

Johana Bretou-Klein, Salariée médecins du Monde, Paris

Géraldine Brun, Membre actif médecins du monde, Marseille

Henri Busnel, membre d’une association de soutien aux victimes des pesticides, Miniac sous Becherel

Delphine Chauviere, Saint Paul

Denis Chevalerias, Caen

Sébastien Damageux, Bellaing

Florence Decraux, Rillieux

Bertrand Demory, Armentières

Stéphane Dewez, Citoyen particulièrement inquiet pour l’avenir de mes enfants, Plouhinec

Jean-Marc Dussardier, Citoyen, Orlienas

Clément Duvert, Les Lilas

Clément Etienne, Travaileur social, St-Denis

Thierry Gastineau, ex Global Head in regulatory and quality functions at Sanofi vaccines, Charbonnières les Bains

Clémence Gauneau, Rennes

Catherine Geinet, Lyon

Bernard Guignes, Malade reconnu en maladie professionnelle, Montesquieu

Natasha Ikhouane, Étudiante, Paris

Mikael Jalibat, Villeneuve sur Lot

Annie Jacquenod, Massieux

Guylaine Joliff, citoyenne concernée par la pollution de l’environnement, Rennes

Nathalie Lacroix, Citoyenne, Mens

Joël Le Corre, , Saint-Michel-en-Brenne

Gonéri Le Cozannet, Orléans

Susie Legroux, étudiante en agronomie, Montpellier

Aude Lemercier, Evran

Elsa Lorenzin, Étudiante en sciences, Montpellier

Aurélie Lorgeou, Toulon

Nicolas Lucchini, Architecte-urbaniste, Montpellier

Cornelia Mayer

Marie Manicci, Cabanes

Marie-Emmanuelle Manici, Castres

Francelyne Marano, Paris

Jean Claude Miffre, Citoyen engagé, Calce

Marie-Estelle Moalic, Réalisatrice & Citoyenne, Villennes

Marielle Moizan, citoyenne engagée, Paris

Jany Momborgne, Genas

Anne Moraud, Villeneuve-Tolosane

Michel Nicolle, Caen

Edith Oresta, Militante en SE au RES., Neuville-sur-saone

Louis Palluel, étudiant en médecine, Paris

Bernard Petit, citoyen, Gleizé

Maurice Pierron, Savigny

Jean-Claude Raux, Député de Loire-Atlantique, Paris

Johanna Rey, Citoyenne, Marseille

Elisabeth Rivière, Citoyenne engagée et militante, Genay

Sandrine Rollot, Citoyenne, Romainville

Christelle Rouxel, Andel

Patrick Savatier, Adhérent actif au sein du Collectif de Soutien aux Victimes des Pesticides de l’Ouest, Corze

Michel Schluraff, Haute Rivoire

Laure Teulières

Cristina Thevenot, Paris

Aurélie Vervliet, éducatrice sportive, La Madeleine

Edith vial, particulier, Lyon

Joseph Zahiri, Référent Santé, Jouy Le Moutier

La marrante, elle résiste !

Duplomb : Trawalc’h ! Assez de Duplomb 1, 2, …x ! Loi d’urgence agricole : Trawalc’h ! OMNIBUS : Trawalc’h !… : retour de manif

37 manifestations nationales les 7 et 8 février
Nous appelions à manifester pour les raisons à revoir par ici

Carte des mobilisations nationales : 
https://umap.openstreetmap.fr/fr/map/mobilisations-jusquau-bout-contre-la-loi-duplomb_1353811#8/48.122101/-3.070679

En Bretagne, 3 manifestations : à Brest, Clohars Carnoët et Lorient … en attendant la suite … le 11 février devant l’Assemblée Nationale

Ouest France Page nationale
Ouest France page nationale
Ouest France – Finistère – 8 février
Le Télégramme – Finistère – 8 février
Le Télégramme – Clohars Carnoët – 8 février
Le Télégramme – Lorient – 8 février

sous prefecture de Lorient, samedi 7 février 2026

On vous passe les liens vers les journaux qui n’ont pas su compter les manifestants à Brest – ils n’en ont vu que quelques dizaines – ou mal relu la dépêche de france presse … (Le Monde Planète, France Info ….)

La suite :

Mobilisation à Paris devant l’Assemblée Nationale le 11 février

Tribune Secrets Toxiques à paraître le 9 février dans l’édition nationale.

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Pour rappel :

Les associations de médecins, Alerte Médecins Pesticides, Médecins du Monde, l’Ordre des médecins, la Ligue contre le Cancer, …, ont dit NON à DUPLOMB

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DUPLOMB TRAWALC’H !!!

 

Le Conseil National de l’Ordre des Médecins prend position contre la loi Duplomb

« Sur le plan médical, le doute n’est pas raisonnable » : le Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) s’engage contre la loi Duplomb

Lire le communiqué du CNOM

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https://www.lequotidiendumedecin.fr/actu-medicale/sante-publique/le-doute-nest-pas-raisonnable-lordre-sengage-son-tour-contre-la-loi-duplomb

« Il s’agit de substances susceptibles d’exposer la population à des risques majeurs », écrit dans un communiqué mercredi le Conseil national de l’Ordre des médecins, évoquant « des alertes qui ne peuvent être ignorées », notamment sur l’acétamipride, ce pesticide réautorisé sous conditions en France par la loi Duplomb.

https://www.franceinfo.fr/environnement/loi-duplomb/sur-le-plan-medical-le-doute-n-est-pas-raisonnable-l-ordre-national-des-medecins-s-engage-contre-la-loi-duplomb_7407838.html

Extraits du communiqué du CNOM

Le 30 juillet 2025, le CNOM écrit, entre autres :

Les « alertes ne peuvent être ignorées »

« Sur le plan médical, nous affirmons que le doute n’est pas raisonnable lorsqu’il s’agit de substances susceptibles d’exposer la population à des risques majeurs : troubles neurodéveloppementaux, cancers pédiatriques, maladies chroniques. Ces alertes ne peuvent être ignorées »

« la compétitivité agricole et les distorsions de concurrence au sein de l’Union européenne ne doivent pas servir d’arguments pour relâcher notre vigilance en matière de protection de la biodiversité et de santé humaine »

Engagement du CNOM à lancer une réflexion sur les liens entre santé et environnement (ndlr : il était temps !!!)

Signer la pétition, par ici :

https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3014

La marrante, elle résiste !

Loi Duplomb : malgré les fake-news la pétition passe la barre des 2 millions de signataires !!!

Plus de 2 000 000 signataires ce 28 juillet !

Et pourtant les lobbies de l’agro-chimie sont à l’oeuvre pour orchestrer la désinformation, le doute …
Mais le nombre de signataires augmente, inexorablement !
Visionnez la progression des signatures par ici : https://tracker-loi-duplomb.replit.app/

Lobbies à l’acion pour éteindre le feu :

Par exemple,et comme d’habitude, le Point, Woessner …

besoin de vacances au Point !

Futura Sciences
https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/environnement-loi-duplomb-faut-il-avoir-peur-acetamipride-science-tranche-124034/?at_source=nonli&at_content=photo&at_term=futura.sciences.fr
Ca commence bien, l’illustration montre une betterave rouge et non pas une betterave sucrière !!! C’est du Top level !
Rappelons tout de même que Futura Sciences a pour partenaires SANOFI, ST Gobain, EDF … : peut on être impartial en étant financé par SANOFI ?
https://www.futura-sciences.com/partenaires/

Mise au point de la Toxicologue de Générations Futures Pauline Cervan

Post de Pauline Cervan

Toxicologue chez Générations Futures. Alerte sur les effets néfastes des pesticides et PFAS. Dénonce en particulier les failles de l’évaluation réglementaires des pesticides. Pharmacienne dans une autre vie

😱 La pétition serait instrumentalisée selon le sénateur #Duplomb?! Arnaud Rousseau parle lui d’hystérie, géraldine woessner d’obscurantisme…
Alors que la pétition contre la loi Duplomb dépasse les 1,4 millions de signatures, tous les marchands de doute sont en PLS et la désinformation s’amplifie.
Voici donc pour contrer toutes les fake news en circulation une mise au point sur l’acétamipride (je précise que l’évaluation des pesticides est mon domaine d’expertise depuis plus de 10 ans et que j’ai épluché la littérature académique ET le dossier réglementaire de cette substance)
La littérature scientifique abonde d’études décrivant la toxicité de l’acétamipride sur les pollinisateurs, oiseaux, ver de terre, et.. sur l’homme. Je ne vais pas y revenir ici.
Je vais plutôt vous parler de comment les agences sanitaires en Europe ont évalué cette substance.
Car tous les défenseurs de la loi le répètent sans cesse : “oui mais l’acétamipride est autorisée dans tous les autres pays de l’UE, alors pourquoi pas chez nous?!”
Cette question est donc centrale
Mis à part ce nivellement par le bas dramatique, se sont ils seulement posés la question de COMMENT elle a été autorisée?
Car c’est là tout le coeur du problème!
Quels sont les processus en œuvre qui permettent la mise sur le marché de substances dangereuses?

Explications dans le carrousel et dans ce rapport de Générations Futures https://www.generations-futures.fr/actualites/acetamipride-duplomb/acetamipride-ppl-duplomb?trk=public_post_comment-text

Quand on a connaissance à la fois des données scientifiques disponibles ET de la défaillance du processus d’évaluation réglementaire, on comprend mieux pourquoi il est intolérable de revenir sur l’interdiction française de l’acétamipride.
Cette interdiction était fondée sur la science et le principe de précaution alors que l’autorisation au niveau de l’UE repose sur une évaluation approximative, incomplète.. et très politique!
Au lieu de ré-autoriser l’acétamipride, la France ferait mieux de pousser pour qu’elle soit interdite en Europe et interdire l’importation de denrées alimentaires traitées avec cette substance.

Générations Futures et Pesticide Action Network (PAN) Europe ont entrepris les démarches auprès de la Commission pour interdire l’acétamipride en Europe.
Ce sera long et sûrement compliqué, mais on ne lâchera rien!
Je vous parle d’acétamipride car c’est mon domaine d’expertise mais il ne faut pas oublier ce n’est pas du tout le seul aspect problématique de la loi! Les dispositions relatives aux retenues d’eau et à l’élevage intensif sont tout aussi préoccupantes!
Merci d’être allés jusqu’au bout de ce post et merci de partager au maximum ces éléments, certes techniques, mais fondamentaux pour comprendre ce qu’il se joue avec cette loi et la désinformation qui l’accompagne.

https://fr.linkedin.com/posts/pauline-cervan_ac%C3%A9tamipride-activity-7353097747849179140-zYhr?utm_source=li_share&utm_content=feedcontent&utm_medium=g_dt_web&utm_campaign=copy

Conseil Constitutionnel (réponse le 7 août)

Pour info Générations Futures, Notre Affaire à Tous, POLLINIS, la Ligue des Droits de l’Homme, Terre de Liens, CIWF France, le CCFD Terre Solidaire, Greenpeace France, la Fondation pour la Nature et l’Homme, la Fondation 30 Millions d’Amis, Biodiversité sous nos pieds et Réseau CIVAM déposent une contribution commune devant le Conseil constitutionnel
https://www.generations-futures.fr/actualites/loi-duplomb-conseil-constitutionnel/

https://notreaffaireatous.org/loi-duplomb-generations-futures-notre-affaire-a-tous-pollinis-la-ligue-des-droits-de-lhomme-terre-de-liens-ciwf-france-le-ccfd-terre-solidaire-greenpeace-france-la-fondation-pour-la/

Contribution devant le Conseil Constitutionnel de plus de 30 sociétés savantes et associations de malades

Plus de trente sociétés savantes et associations de malades envoient une contribution au Conseil constitutionnel
https://www.linkedin.com/posts/michel-campano-348105308_contribution-au-conseil-constitutionnel-activity-7354967000000929792-RftR?utm_source=share&utm_medium=member_desktop&rcm=ACoAAAy1MvkBMGuBOAbM4x1kCACMqjtzaYd_aRw

Nous pouvons remercier Maître Baldon et son équipe pour le travail considérable qu’elle a effectué pour aboutir à ce document, et un merci spécial également à l’alerte des médecins sur les pesticides, dont l’expertise scientifique et la veille documentaire a été déterminante.
le document a été envoyé ce jour au conseil constitutionnel (28 juillet)

En attendant : réponse du gouvernement à 2 000 000 de citoyen.ne.s

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Pour mémoire :

Sur France Inter le 22 juillet à 8h20
https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-du-mardi-22-juillet-2025-6963993

En plein débat sur la loi Duplomb, qui réintroduit sous conditions l’acétamipride, éclairage sur cet insecticide avec l’écologue Philippe Grandcolas et le médecin Pierre-Michel Perinaud, président de l’association « Alerte des médecins sur les pesticides ».

Avec
  • Philippe Grandcolas, écologue, directeur adjoint scientifique national pour l’Écologie et l’Environnement au CNRS
  • Pierre-Michel Périnaud, médecin et président de l’association « Alerte des médecins sur les pesticides »

Les études sur l’acétamipride « s’accumulent » et montrent des « toxicités chroniques très importantes », soulignent ce mardi sur France Inter l’écologue Philippe Grandcolas et le médecin et président de l’association « Alerte des médecins sur les pesticides » Pierre-Michel Perinaud, en plein débat sur la loi Duplomb, qui réintroduit sous conditions cet insecticide de la famille des néonicotinoïdes.

« À mesure que les études s’accumulent, les effets de l’acétamipride s’avèrent importants », explique Philippe Grandcolas, directeur adjoint de l’institut Écologie et Environnement au CNRS. « Ce produit est nocif pour les abeilles domestiques et il l’est encore plus pour d’autres organismes, d’autres pollinisateurs. » Il y a selon lui un « consensus parfaitement clair » dans la communauté scientifique sur le sujet. « Le doute n’est pas raisonnable, il y a des dizaines de travaux qui montrent que l’acétamipride est toxique, qu’il peut y avoir des toxicités chroniques très importantes sur des insectes pollinisateurs », insiste-t-il. Par ailleurs, l’acétamipride est « très soluble dans l’eau et reste des dizaines de jours dans le milieu naturel après avoir été administré dans un champ, on le retrouve par exemple jusque dans l’eau de pluie, ce qui a été démontré récemment au Japon ». Une étude inédite de l’université de Tokyo, publiée en juin, révèle en effet une présence massive de pesticides dans l’eau de pluie, le plus fréquemment de l’acétamipride, autorisé au Japon. Ainsi, « c’est un produit qui a un potentiel d’exposition très important pour l’ensemble de la biodiversité, humain y compris« , conclut l’écologue.

Comme d’autres scientifiques, Pierre-Michel Perinaud cite, lui, des études qui indiquent que « l’acétamipride traverse la barrière placentaire et peut donc contaminer le foetus ». « On a retrouvé de l’acétamipride dans le liquide céphalorachidien des enfants donc on sait que ce produit neurotoxique va se retrouver en contact du cerveau des enfants », souligne-t-il. Des études contestées par certains opposants  à l’interdiction de ce pesticide, qui mettent notamment en avant qu’on ne peut pas savoir d’où viennent ces traces d’acétamipride.

Des liens entre l’exposition aux pesticides et des maladies

Au-delà de l’acétamipride, Pierre-Michel Perinaud rappelle l’impact en règle générale des pesticides sur la santé humaine. « Les données de l’Inserm [Institut national de la santé et de la recherche médicale] publiées en 2013 et confirmées en 2021 montrent des liens entre l’exposition aux pesticides et des maladies : la maladie de Parkinson, des cancers du sang, des cancers de la prostate, des leucémies, des troubles de la fertilité, des troubles cognitifs, etc. », détaille-t-il. Le médecin craint que la loi Duplomb « ouvre la boîte de Pandore » et permette la réintroduction d’autres pesticides à l’avenir.

Pour appuyer leurs propos, les deux spécialistes citent des études de l’Inserm, de l’Inrae (l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement), de l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) ou encore de l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) sur le sujet. De quoi « justifier un principe de précaution ».

Par ailleurs, « les alternatives existent et sont suffisamment efficaces » pour cultiver la betterave, expliquent-ils. Et au-delà, Philippe Grandcolas va jusqu’à interroger l’intérêt de conserver la culture de la betterave à sucre en France. « C’est une culture utilisée pour produire du sucre dans la nourriture transformée ou des agrocarburants. Ce n’est pas une culture vivrière indispensable. On doit se poser la question, même si c’est une question cruelle pour des PME agricoles, est-ce qu’on a besoin de prendre des risques pour la santé humaine et pour la biodiversité pour cultiver quelque chose qui n’est pas vivrier, qui n’est pas indispensable ?« , soumet-il.

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Publication sur le site de APHG -Alerte Pesticides Haute Gironde- : déconstruction des mensonges gouvernementaux

21 juillet 2025

 

Le 21 juillet 2025 : la pétition a dépassé le million de pétitionnaires !

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Signez la pétition adressée à l’assemblée nationale contre la loi Duplomb !

Si ce n’est pas encore fait, vous pouvez vous joindre aux signataires, amplifier le mouvement et faire connaître votre mécontentement aux députés et sénateurs qui l’ont votée, ainsi qu’au gouvernement qui pourrait l’abroger.

Cette pétition est partie pour devenir historique par l’ampleur qu’elle prend: déjà 1.000.000 signatures en quelques jours et cela ne cesse d’augmenter heure après heure.Ce n’est pas compliqué, ça prend quelques minutes. Et partagez l’information autour de vous.

Les promoteurs de la loi Duplomp ont tout fait pour rendre impossible tout débat.
Rien dans cette loi ne résoudra les problèmes graves qui frappent nos agriculteurs et agricultrices. Bien au contraire, elle ne fait qu’accélérer encore cette fuite en avant qui va droit dans le mur.

Signer cette pétition nous permet de crier notre exigence de démocratie, de protection de notre terre, de notre santé, et pour cela d’une agriculture à taille humaine, saine et nourricière.

Pour la signer, cliquez sur le lien suivant

https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/3014

Voici un extrait de son texte de présentation :
« La Loi Duplomb est une aberration scientifique, éthique, environnementale et sanitaire.
Elle représente une attaque frontale contre la santé publique, la biodiversité, la cohérence des politiques climatiques, la sécurité alimentaire, et le bon sens.
Le rapport Brundtland,
l’Évaluation des écosystèmes pour le millénaire (MEA),
les rapports du GIEC,
les études de l’OMS,
de l’INRAE,
de Santé Publique France…
Tous alertent depuis des décennies sur les conséquences des politiques destructrices du vivant et de la santé.
Et pourtant, vous persistez à légiférer contre l’intérêt général.
Par cette pétition, je demande :
– Son abrogation immédiate ;
– La révision démocratique des conditions dans lesquelles elle a été adoptée ;
– La consultation citoyenne des acteurs de la santé, de l’agriculture, de l’écologie et du droit.
Aujourd’hui je suis seule à écrire, mais non seule à le penser.
Eléonore PATTERY  »

A vous de jouer !

Pour mémoire au sujet de cette loi :

Acétamipride : les mensonges de la ministre de l’agriculture

La loi duplomb est passée à l’Assemblée Nationale : place aux recours

Permis de tuer : décret du 8 juillet 2025 sur l’indépendance de l’ANSES

La marrante, elle résiste !

Acétamipride : les mensonges de la ministre de l’agriculture

l’Acétamipride, ce néonicotinoïde dont l’emploi  vient d’être ré-autorisé sous forme « dérogatoire » par la loi duplomb, le 8 juillet 2025 a fait l’objet de multiples mensonges de la part de la ministre de l’agriculture, annie genevard, dans la presse nationale.

Source : Générations Futures

Sur France Info[i] : « L‘acétamipride, les Français l’utilisent dans tous les insecticides domestiques, dans les colliers des animaux domestiques […] et les agriculteurs ne pourraient pas l’utiliser dans des conditions très strictes ?»
enchaîne mme genevard, actuelle ministre de l’agriculture.

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Générations Futures a enquêté pour démêler cette fake niouz

NON, l’acétamipride n’est pas présent dans tous les insecticides ménagers

comme le prétend Mme Genevard, mais dans seulement 213 sur plusieurs milliers sur le marché, d’après la base de données officielle consacrée aux produits biocides[ii]

Précision :  213 produits biocides mis sur le marché en France n’ont pas encore été évalués

par l’ Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses): l’ensemble de ces produits, d’après la base Biocid, sont sous le statut « dépôt d’AMM déposé [iii] » signifiant que la demande est en cours d’évaluation ou sous le statut « transitoire », ce qui signifie que la demande d’AMM n’a pas encore été faite. Or, comme nous le relevons dans notre rapport complet sur l’acétamipride[iv], avec les seuils de toxicité revus à la baisse, il est très peu probable que tous ces usages soient acceptables et donc que l’ensemble de ces produits soient autorisés pour un usage domestiques. Comme nous l’expliquons, l’acétamipride doit être interdite au niveau européen pour ces usages biocides (et bien sûr agricoles)[v].

L’acétamipride n’est absolument pas présente dans les colliers antipuces des animaux domestiques

comme l’affirme sans trembler la Ministre (et à noter que cet argument a largement été repris par une partie de la presse). Nous pouvons même affirmer que l’acétamipride n’est autorisée dans AUCUN produit vétérinaire en France ! 

Tout d’abord, nous obtenu confirmation auprès du HelpDesk Biocides de l’ANSES que les colliers antiparasitaires pour chien ou chat sont des produits couverts uniquement par la réglementation sur les médicaments vétérinaires et non par la réglementation sur les biocides. Le Helpdesk nous assure en effet que « des colliers antiparasitaires (insecticides) contenant de l’acétamipride pour chiens ou chats seraient a priori considérés comme des médicaments vétérinaires en France. » (et donc pas biocides)

Si des colliers à base d’acétamipride existaient il faudrait donc les chercher dans les catalogues des médicaments vétérinaires. Mais, déjà en 2017, un document de l’Anses[vi] indiquait que l’acétamipride n’avait pas d’usage vétérinaire (contrairement à d’autres substances néonicotinoïdes). Ensuite, il suffit de mener une recherche rapide sur la base de données des médicaments vétérinaires pour constater que l’acétamipride n’est présente dans aucun de ces produits. Nous avons voulu vérifier auprès de l’Agence nationale du médicament vétérinaire qui nous a assuré à son tour que « après vérification …il n’y a pas de médicament vétérinaire (MV) autorisé en France à base d’acétamipride. ».

Il est donc clair que la ministre de l’Agriculture a repris, ou imaginé, plusieurs fake news, en particulier sur une supposée utilisation de l’acétamipride…qui n’existe pas ! 

A quelques jours des débats et du vote sur la proposition de loi Duplomb à l’Assemblée nationale, Générations Futures proteste énergiquement contre ces contre- vérités proférées par la ministre en charge du dossier agricole pour qui tous les moyens semblent bons pour soutenir l’agriculture chimique !