Vous êtes invité·es à la fête de la Conf’ du Finistère qui se tiendra le samedi 10 octobre à la ferme des Champs du Moros à Melgven (lieu-dit Penher huel).
Programme de la journée :
10h30 et 16h : Départs visites de ferme
Matin (10h30 – 14h) : marché paysan et stands associatifs
12h – 14h : restauration paysanne (blanquette de veau, option végé) sans réservation
14h30 : Table ronde – Débat histoire de l’UDSEA – Conf 29 à travers le regard des femmes (Clémentine Comer + paysannes retraitées)
16h30 : Intervention Splann – Présentation de leur enquête sur les lycées agricoles
18h30 : Spectacle théâtre-chorégraphie “La stratégie du dépôt de bilan”
19h – 21h : Banquet paysan (sur réservation)
20h30 – 23h30 : Concert Karaoké Social Club
Et tout au long de la journée : buvette, exposition photo, jeux enfants, projections de films, diffusion podcasts…
Infos pratiques :
– Banquet paysan du soir : tarif adulte à 12€ pour entrée-plat-dessert, tarif enfant demi-portion à 6€. Plat : marmite terre-mer par Terroirs en fête (option végé possible).
Merci de réserver avant le 05/10 pour nous aider à anticiper les quantités :
ou par sms au 06 17 37 52 61 ou mail à finistere@confederationpaysanne.fr en indiquant le nombre de personnes (paiement le jour de la fête, merci de prévoir espèces ou chèques)
– Entrée à prix libre. Evenement ouvert à tous et toutes.
– Camping sur place possible.
– Parking limité, pensez au covoiturage et remplissez les voitures.
– Bénévoles : nous recherchons des bénévoles pour nous aider le jour J et en amont (pour préparer les repas, tenir le bar, le stand d’accueil, organiser le parking, etc). Si vous êtes disponible pour nous aider, merci de vous inscrire sur ce formulaire ou de prendre directement contact avec la Conf’ 29.
N’hésitez pas à faire circuler cette invitation dans vos réseaux.
STAND INFORMATION OMNIBUS
PIG BZH et SECRETS TOXIQUES y tiendront un stand d’information sur la dérégulation des pesticides de synthèse
Loi d’urgence agricole : les opposants s’en remettent au droit
Les députés de gauche saisissent le Conseil constitutionnel vendredi 24 juillet contre le texte qui autorise en partie des pesticides interdits. Leurs recours visent une trentaine d’articles sur les soixante-dix votés. À l’Anses, des voix dénoncent l’irresponsabilité du gouvernement.
*Communiqué du groupe LFI* : recours au Conseil Constitutionnel
*Après l’adoption de la loi d’urgence agricole, transformée en loi poison, les groupes parlementaires de la France insoumise et des Écologistes déposent un recours au Conseil constitutionnel.*
Répondant au lobby de l’agrobusiness, cette loi permet d’utiliser à nouveau des pesticides dangereux pour la santé humaine et le vivant. Elle privatise l’eau pour une minorité d’agriculteurs et met en danger le cycle de l’eau.
Elle est manifestement contraire à plusieurs dispositions de notre Constitution consacrées par la charte de l’environnement : le principe de précaution, le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé, le devoir de prévenir les atteintes à l’environnement et d’en limiter les conséquences… Mais aussi : méconnaissance du principe d’égalité devant la loi, du principe de séparation des pouvoirs et de l’article 45 de la Constitution (cavaliers législatifs).
Ces violations manifestes de notre Constitution concernent notamment les articles 6 (retour de l’acétamipride et du flupyradifurone), 26 (suspension de la redevance pour pollution diffuse), 13, 14, 23 (attaques de la démocratie de l’eau), 27 et 28 (moins de protection des zones humides), 32 (dérogation au Zero artificialisation nette), 35 (servitude d’utilité publique de voisinage agricole), 46 (élevages intensifs favorisés)…
Nous ferons tout notre possible pour faire tomber cette loi criminelle pour nos enfants, votée par les groupes parlementaires de Mme Le Pen, M. Edouard Philippe, M. Retailleau et M. Attal.
Sénateurs et sénatrices, député·es, élus municipaux, départementaux et régionaux, la Confédération paysanne vous alerte sur les menaces que représente le projet de loi d’urgence agricole pour les territoires ruraux, les populations qui y vivent et une majorité de paysan·nes.
Alors que le Sénat, qui sera renouvelé de moitié en septembre, débat de ce texte cette semaine, nous appelons les sénateurs et sénatrices, ainsi que celles et ceux qui les élisent, à privilégier les intérêts des territoires ruraux, face à ceux de l’agro-industrie car ce texte ne répond pas aux problématiques qui traversent le monde agricole.
Accaparement de l’eau par une minorité d’irrigants
Ce projet de loi d’urgence est vecteur de conflits d’usage et d’intérêts : développer le stockage de l’eau dans un contexte de raréfaction de la ressource, c’est accroitre son accaparement par une minorité de grands irrigants, alors que les autres usagers, notamment les maraichers, subissent les restrictions d’usage provoquées par l’abaissement précoce des nappes. L’urgence est à la priorisation et au partage des usages de l’eau afin d’assurer les besoins vitaux.
Contourner la démocratie locale, les décisions de justice et les études scientifiques ne peut qu’aggraver les tensions hydriques. La priorité doit être donnée aux solutions qui améliorent nos capacités de résilience agroécologique, telles que la préservation des zones humides et l’amélioration de la recharge des nappes.
Mise en danger de la santé des populations
Les alertes répétées de la communauté scientifique sur les impacts des pesticides sur les écosystèmes et la santé ne peuvent plus être ignorés. Les paysans et paysannes en sont les premières victimes et constatons une explosion des cancers précoces, des problèmes d’infertilité et des maladies neurodégénératives. Réautoriser l’acétamipride et le flupyradifurone constituerait un retour en arrière inacceptable. Au-delà des néonicotinoïdes, le projet de loi d’urgence menace la santé publique et nuit à la protection de l’eau potable, en multipliant les entraves à une évolution agroécologique des pratiques. De fausses réponses aux difficultés de l’élevage
Moins de 2% des élevages sont soumis à une demande d’autorisation et moins de 8% à enregistrement au titre dela réglementation ICPE. Le développement à marche forcée de l’élevage industriel, via la création d’un régime ICPE spécifique et la restriction des procédures de participation, est une aberration. Au regard des températures subies par les animaux, encourager la construction de bâtiments d’élevage XXL revient aussi à prendre le risque de surmortalité accrue. Ces mesures ne répondent en rien aux difficultés de la majorité des éleveur·euses confronté·es à des problèmes de revenus et à la complexité des démarches administratives pour les petites fermes. Face à la prédation, la seule réponse est la libéralisation des tirs de défense, une nouvelle charge pour les éleveur·euses, quand l’Etat se désengage financièrement pour assurer la protection des troupeaux. Des réponses insuffisantes sur le revenu
La rémunération des paysan·nes devrait être l’enjeu central de cette loi d’urgence mais les réponses apportées sont bien trop faibles. Elle n’apporte pas de garanties suffisantes sur les prix, le partage de la valeur, la régulation des volumes, la planification des productions et la protection des paysan·nes face aux concurrences déloyales qui s’exercent à travers la dérégulation des marchés.
Il est temps de sortir de l’aveuglement volontaire
Les colères et mobilisations agricoles ont exprimé des inquiétudes profondes. D’abord sur la possibilité d’être paysan et de vivre dignement de son métier. Ensuite sur le renouvellement des générations, qui concerne les cédant·es mais aussi, et en particulier, les jeunes générations désireuses d’exercer un métier qui a du sens. Enfin, une anxiété légitime est de plus en plus prégnante dans les campagnes : au vu des bouleversements climatiques et environnementaux, de la perte de biodiversité, de la raréfaction des ressources et, en particulier, de l’eau, sera-t-il matériellement possible demain, selon les territoires, d’être éleveur·euse, céréalier·ère, maraîcher·ère, apiculteur·rice ou viticulteur·rice ?
Ayant pour seule boussole l’amélioration de la compétitivité par la libération des outils de production, ce projet de loi d’urgence ne répond à aucune de ces inquiétudes. Il est grand temps de sortir de l’aveuglement volontaire et d’engager des politiques agricoles à la hauteur des enjeux climatiques douloureusement rappelés aux paysan·nes en ce début d’été.
Suite de l’analyse du vote, passage au Sénat et recours au Conseil Constitutionnel : tout sera mis à jour sur cette page dans les prochains jours.
Le Sénat a définitivement adopté le projet de loi d’urgence agricole, avec son volet controversé sur les pesticides
Adopté à l’Assemblée nationale lundi, ce texte balaie de nombreux sujets à travers près de 70 articles de loi, mais une mesure du texte cristallise les débats : la réintroduction à titre dérogatoire et sous condition de deux pesticides interdits, l’acétamipride et le flupyradifurone.
PESTICIDES INTERDITS : BASF tente d’étouffer un scandale avéré,
l’Etat doit réagir
Le 23 juin 2025, une inspection citoyenne des faucheuses et faucheurs volontaires d’OGM a été menée sur le site Chimique de BASF à Genay. Cette inspection a révélé que BASF continue de produire du Fastac (pesticide interdit en France) ainsi que sa matière active : l’alpha-cyperméthrine, substance interdite dans toute l’union européenne.
La DREAL (direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) a confirmé ces révélations suite au contrôle qu’elle a réalisé le 30 juin, à la demande du ministère de la Transition écologique.
Nous nous étonnons que la communication de la préfecture ne se limite qu’à l’unique constat de la présence du Fastac, alors même qu’un autre pesticide interdit, le Dimpropyridaz a été également identifié au cours de l’inspection citoyenne. Cette matière active n’étant pas approuvée au niveau européen, elle est donc également interdite.
Depuis 2019, BASF n’a pas fourni les documents demandés sur la toxicité de certains éléments de son produit et tente de faire passer l’interdiction du Fastac pour un simple retrait administratif. Cela ne doit pas lui permettre de contourner le droit en continuant de produire en France et de transporter pour l’exportleFastacinterdit.L’Etatdoittout mettreen œuvrepourempêcherce contournementdela loietmettrefinàcespratiquesodieuses
Alors que la pétition contre la loi Duplomb a dépassé, le week-end dernier, les deux millions de signatures, montrant notamment un rejet massif du système agrochimique par la population française :
Nousexigeonslapublicationde l’intégralité durapportde la DREAL concernant le contrôle de BASF à Genay (69).
Nous exigeons de la DREAL des inspections qui recherchent l’intégralité des substances et produits interdits présents sur le site de Genay (69) ainsi que sur tous les autres sites agro- chimiques.
Nousexigeonsquel’ÉtatFrançaisprennedesmesuresstrictespourempêcherce colonialisme agrochimique : la production et l’exportation de substances hautement toxiques et interdites en Europe, qui détruisent la santé des travailleuses et travailleurs et qui impactent gravement l’environnement sur la planète entière.
La Confédération paysanne continuera à se battre pour des changements systémiques de notre économie pour qu’enfin nous puissions sortir de ce système agro-chimique mortifère poussé par des lobbys puissants favorisant leurs profits à notre santé et l’environnement.
Contacts :
Thomas Gibert, porte-parole national : 06 65 24 66 44
Bastien Moysan, secrétaire national : 07 69 43 94 15
Toutes et tous ensemble pour faire parler la BIO !
Rendez-vous
samedi 7 juin à 14h
devant la Préfecture du Finistère, 42 boulevard Dupleix, Quimper
*** Cet appel à manifestation est ouvert à toutes les personnes : paysans et paysannes, commerçants et commerçantes, distributeurs et distributrices, transformateurs et transformatrices, consommateurs et consommatrices ✊🏽
Merci de partager l’information, de la diffuser autant que possible !
Le nombre fera la force, nous comptons sur vous 🙏🏽
Sans soutien des pouvoirs publics, l’agriculture biologique ne pourra pas se développer. Sans agriculteurs et agricultrices bio, pas d’agriculture bio !
Apportez banderoles, panneaux et slogans, drapeaux et vestes, flammes de marché et toute idée qui fera voir la bio et ses super-pouvoirs !
Qu’est-ce que les VRTH ?
Les VRTH sont des variétés végétales modifiées génétiquement pour être rendues tolérantes à des herbicides. Ces plantes soulèvent les mêmes préoccupations que les plantes OGM transgéniques.
Dès 2009, les organisations environnementales et paysannes ont alerté les autorités.
Une expertise collective INRAE-CNRS initiée à la demande des ministères de l’agriculture et de l’écologie a, en 2011, confirmé les risques de la culture de ces variétés.
Malgré cette expertise collective, les VRTH ont été mises sur le marché comme des variétés standards et les herbicides associés ont obtenus leurs autorisations de mise sur le marché permettant le développement de ces nouvelles cultures pour atteindre des surfaces conséquentes notamment en tournesol.La procédure juridique
Depuis 2014, plusieurs ONG ont lancé une procédure judiciaire pour démasquer ces OGM cachés obtenus par les techniques de mutagenèse et dénoncer les risques environnementaux que leur culture présente (La Confédération paysanne, le Réseau semences paysannes, les amis de la terre, Vigilance OGM et pesticides 16, vigilance OG2M, CSFV49, OGM Dangers, Vigilance OGM 33, la fédération nature et progrès).
Cette condamnation intervient au terme d’une procédure d’exécution que les organisations requérantes ont été contraintes d’engager contre l’Etat pour faire exécuter l’arrêt du 7 février 2020. Le Conseil d’Etat condamne l’Etat à verser 50 000 euros : 5000 € aux requérants et, sur proposition des requérants, affecte 22 500 € à l’Office Français de la Biodiversité et 22 500 € à l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail).
Cette condamnation est prononcée en liquidation de l’astreinte fixée par l’article1er de l’arrêt du 8 novembre 2021 qui prévoit que l’Etat justifie avoir adopté un plan d’action définissant les mesures retenues en vue d’évaluer les risques liés aux variétés de plantes rendues tolérantes aux herbicides pour la santé humaine et le milieu aquatique en exécution de l’injonction mentionnée à l’article 4 de la décision du 7 février 2020.
Le plan d’action pour la suite
Un plan d’action a bien été établi par le ministère mais ce plan peine toujours à être mis en œuvre plus de 4 ans après la décision intervenue !
L’arrêt rendu le 23 octobre 2024 par le Conseil d’Etat considère, sur ce point, que la décision du 7 février 2020 est exécutée à l’exception de l’injonction d’adopter des mesures permettant d’assurer la traçabilité de l’usage des semences de variétés rendues tolérantes aux herbicides (VRTH) jusqu’à l’utilisation finale des cultures.
Nous ne manquerons pas de suivre attentivement la manière dont l’Etat va assurer cette traçabilité demandée à la fois par les paysans, les distributeurs et les consommateurs. Elle est effectivement indispensable pour pouvoir exercer sa liberté de choix mais également pour pouvoir suivre les effets des cultures sur l’environnement et la santé.Aude DESAINT, Expert environnement pour le Cabinet TUMERELLE
Avocats à Montélimar et à Saint-RaphaëlPour en savoir plus sur le sujet :
Dans le contexte du mouvement social actuel qui mélange beaucoup de points de vue, la Confédération Paysanne du Finistère appelle à se mobiliser massivement vendredi prochain 2 février à partir de midi au rond point du Poher à Carhaix pour faire entendre sa voix.
Rendez-vous à 12h pour une « champ de l’heure paysanne » autour de crêpes et de grillades paysannes : des billigs et barbecues seront allumés, on s’occupe de la pâte à crêpes, amenez des ingrédients, grillades et de quoi faire un pique-nique paysan convivial et partagé ! Venez en tracteur si vous voulez/pouvez !
À partir de 14h, nous détaillerons lors d’une conférence de presse notre analyse et nos revendications. En effet, face à la situation difficile que connait le monde agricole depuis des années, nous comprenons la colère qui s’exprime actuellement et partageons les constats du manque de revenus et de la disparition progressive des paysans et paysannes. Mais pour nous, ce sont les politiques néolibérales mises en place par les gouvernements successifs et le syndicalisme majoritaire qui sont responsables de la situation actuelle, aussi les revendications et solutions que nous portons sont simples :
– abrogation des accords de libre-échange qui favorisent la concurrence déloyale entre les paysans et paysannes ;
– protection du revenu paysan avec des prix agricoles qui doivent être garantis à un niveau supérieur aux coûts de production ;
– modification des normes de biosécurité qui interdisent de fait l’élevage plein-air et celles sur les prairies permanentes qui pénalisent les personnes ayant gardé des prairies sur leurs fermes, et mise en place de mesures d’accompagnement incitatives plutôt que coercitives pour favoriser les changements de pratiques nécessaires aux contextes climatique et environnemental;
– plan d’urgence de soutien à l’installation et à la transmission face à la disparition des actifs agricoles.
Vendredi nous nous mobiliserons pour faire entendre notre mécontentement et pour montrer que d’autres politiques agricoles en faveur de campagnes vivantes et pour des paysans et paysannes bien dans leurs bottes sont possibles !
vendredi 2 février à partir de 12 h rond point du Poher Carhaix
La Confédération Paysanne du Morbihan appelle à se mobiliser pour des paysannes et paysans nombreux et rémunérés !
La Confédération Paysanne du Morbihan comprend et rejoint les collègues agriculteurs/rices sur de nombreux points.
Nous sommes dans le même bateau et subissons les mêmes concurrences (lait néo-zélandais, viande bovine sud-américaine, oeufs et volailles ukrainienne, fruits et légumes espagnols et nord-africains).
La FNSEA est depuis 60 ans en cogestion de la politique agricole avec les gouvernements successifs, et en grande partie responsable de la situation du monde agricole.
Nousvoulonsunrevenudigneetpourcelanousdemandons:
une loi interdisant tout prix de vente de nos produits en dessous de nos prix de revient
la sortie des accord de libre échange et l’arrêt immédiat des négociations sur les accords en cours
Toutefois nous nedemandonspasla suppression de normes sans limitations
Nous demandons des normes sociales, environnementales et sanitaires cohérentes avec les enjeux actuels, que personne ne peut nier.
Nous demandons des normes justes et réalistes, pas un entassement au gré des faits divers et des alternances gouvernementales
Nous nevoulonspaschercher à être compétitifs sur les marchés internationaux, nous revendiquons de réaliser une agriculture de qualité, respectueuse de ses travailleurs et de son écosystème.
Nous voulonsdes paysans et paysannes nombreux/ses qui produisent une agriculture en lien avec les attentes de la société civile.
Pour mener cette agriculture, nous devons être soutenuset protégés.
Soutenus : c’est le sens de notre combat, aujourd’hui victorieux, pour les Mesures Agro- Environnementales et Climatiques (MAEC) : encouragement et rémunération des agriculteurs engagés dans la transition agro écologique. Les filières en agriculture biologiques, actuellement en crise, doivent être soutenues fortement.
Protégés vis à vis des productions agricoles importées et moins exigeantes sur les plans socio- environnementaux.
Conscients de la situation financière tendue de la majorité de nos concitoyens.ennes, nous demandons que ces mesures soient accompagnées de mesures de redistribution afin que chacun.une ait la capacité de choisir son alimentation.
Ilesttempsde répartir plus justement l’effort des transitions nécessaires.
Ilesttempsde se montrer à la hauteur des enjeux du XXIème siècle.
Rejoignez nous mardi 30 janvier 2024 à partir de 12h Vannes : Rond Point du Chapeau Rouge
Colloque – Évaluation des pesticides : carences, conséquences, perspectives
Madame, Monsieur,
Nous avons le plaisir de vous inviter au colloque « Évaluation de la toxicité des produits pesticides : carences, conséquences, perspectives », qui aura lieu le vendredi 26 mai à 10h au Palais des Arts de Vannes, salle Corvette.
Organisé par l’association Secrets Toxiques, cet événement a pour objectif de faire la lumière sur un paradoxe saillant : bien que la réglementation exige qu’un pesticide ne puisse être autorisé qu’à la condition de la démonstration de l’absence d’effets néfastes sur la santé humaine ou l’environnement, deux expertises récentes de l’INRAE-Ifremer et de l’INSERM ont montré un consensus scientifique sur l’existence de ces effets néfastes.
Par ailleurs, la CNDASPE a récemment rendu un avis où elle estime que pour certains dossiers qu’elle a analysés, « la connaissance des risques associés à ces pesticides mis sur le marché n’est pas à la mesure des exigences du législateur européen ».
Dans ce contexte, le travail de l’association Secrets Toxiques a permis de mettre en lumière l’existence de failles importantes dans la procédure d’autorisation de mise sur le marché des pesticides. Ce colloque a pour objectif de présenter le lien existant entre la conformité des pratiques d’évaluation de la toxicité et les conséquences sur la santé humaine et l’environnement observées dans la littérature scientifique, cela afin d’identifier les moyens d’action à disposition pour protéger la population et faire respecter la réglementation.
Colloque – Évaluation des pesticides : carences, conséquences, perspectives
10h Andy Battentier–La non évaluation des pesticides en tant que produits complets 10’ Pendant un an, Secrets Toxiques a enquêté pour comprendre comment les agences de sécurité alimentaire évaluent la toxicité des produits pesticides avant de les autoriser.
Cette enquête a dévoilé une procédure comportant de très nombreuses failles pouvant aboutir à une sous–estimation de la toxicité réelle des pesticides, et au non–respect de la règlementation européenne sur l’homologation des pesticides.
Andy Battentier, directeur de campagne, présentera cette enquête et ses conclusions.
Gérald Jungerschercheur associé au pôle risques de la MRSH de l’université de Normandie 10’ Co–auteur avec le professeur Seralini de l’article 1« Toxic compounds in herbicides without glyphosate » paru dans la revue Food and Chemical Toxicologyen 2020et de l’article 2 « Petroleum in Pesticides: A Need to Change Regulatory Toxicology » paru en2022 dans la revueToxics. Qu’est–cequ’en fait un pesticide?Qu’est–ceque vaut un principe actif déclaré?
Les travaux actuels montrent qu’une part importante de la composition des pesticides n’est pas ou est très mal renseignéeauprèsdes utilisateurs. Leurs impacts sur la santé et l’environnementsont par contre significatifs. Présentationsur l’état de la recherche et sur les perspectives en devenir. 1https://doi.org/10.1016/j.fct.2020.111770 2 https://doi.org/10.3390/toxics10110670
Claire Masson,Maire d’Auray 10’ Après avoir travaillé 8 ans comme conseillère agricole sur les grandes cultures à la chambre d’Agriculture, l’action des élus pour protéger les citoyens, mais aussi les agriculteurs, premiers concernés par les cancers liés à l’utilisation des pesticides, est devenue une évidence.
Les collectivités locales en utilisaient beaucoup à l’époque (en 2001), et sur desvsurfaces bitumées et imperméables, y compris les cours d’écoles !
La loi Labbé a permis de les interdire au niveau des collectivités locales, mais le combat n’est pas fini puisque de nombreuses molécules ou leurs dérivées, se retrouvent toujours dans les eaux destinées à la consommation humaine, comme dans les cours d’eau.
Et la recherche de nouvelles molécules, toujours aussi dangereuses, ne semble pas du tout une solution efficace!
Françoise Guillou, membre du collectifdesoutien aux victimes des pesticides de l’ouest–Les agriculteurs particulièrement exposés 10’ À défaut d’une évaluation correcte des produits avant mise sur le marché, ce sont les populations qui jouent le rôle de cobaye. Les agriculteurs sont les plus exposés et sont donc la population qui développe le plus de maladies liées à cette exposition.
Faute d’être prévenus de la composition réelle des produits et de leurs dangers, beaucoup sont victimes de pathologies graves, qui se déclarent souvent tardivement.
En outre, pour être indemnisés, c’est souvent à elles que revient la charge d’apporter la preuve du lien entre leur maladie et les produits utilisés.
Une réforme des conditions d’homologation des produits est une étape urgente pour protéger les citoyens, et en particulier les agriculteurs, des effets de ce scandale sanitaire.
Soazig Le Bot,Confédération Paysanne 15’ Les paysans sont à la fois victimes,responsableset porteurs desolutionsface à la question des pesticides.
Victimes de ces produits nocifsqui les empoisonnent, en partie responsables de la non remise en cause de leurs pratiques, certes, mais aussisimplesexécutants de de choix sociétaux calamiteux pris par nosresponsablespolitiques, défendant lelibre–échange et la compétition généralisée, dont les pesticidessont une arme. Enfin, les paysans sont porteurs de solutions car ayant développé des alternatives qui ont fait leur preuve.
Sortir des pesticides présuppose une transformation de la condition économiquefaite aux paysan·nes, qui fait des pesticides une béquille au revenu.
11h–12h temps d’échange avec la salle
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Prochaines étapes du Tour de France de Secrets Toxiques :
Dans le Finistère : deuxième quinzaine de juin, infos par ici Dans les Côtes d’Armor : première quinzaine de septembre En Ille et Vilaine , du 15 au 31 janvier 2024
Face aux mesures sanitaires toujours plus contraignantes et mortifères pour l’élevage paysan, la Conf’ 29 appelle aux côtés des autres Conf’ bretonnes à une mobilisation
lundi 6 décembre – 10h
Place Aristide Briand à Pontivy !
Les Ami·e·s de la Conf’ 56 appellent aussi à la mobilisation (ainsi que d’autres structures comme les Civam) et y seront ainsi que des paysan·ne·s de tous les départements bretons.
Après une première réunion en novembre, des Ami.e·s de la Conf’ 29 vont sans doute s’y rendre aussi : cela peut être l’occasion pour vous si vous le souhaiter de retrouver d’autres Ami·e·s de la Conf’ 29 et de rentrer dans le groupe en cours de constitution lors d’une action concrète.
Un évènement a été publié sur la page FB de la Conf’ 29 : vous pouvez le partager (n’hésitez pas à vous abonner à la page de la Conf’ 29 si ce n’est pas déjà fait).
Bertrand FRÉZEL - Animateur syndical
Accueil téléphonique du mardi au jeudi de 9h à 12h
Tél : 06.17.37.52.61
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UDSEA - Confédération Paysanne du Finistère
Hôtel pépinière d'entreprises - Z.A. du Lumunoc'h
325 rue Pierre et Marie Curie - 29510 BRIEC
3000 anti-bassines se retrouvent à Mauzé-sur-le-Mignon et démontent une « bassine de la honte » et sa pompe
Ce samedi 6 novembre, plus de 3000 personnes et 20 tracteurs se sont retrouvés à Mauzé-sur-le-Mignon pour donner un coup d’arrêt immédiat aux chantiers de méga-bassines dans le Marais Poitevin.
Le rassemblement avait lieu à l’appel de Bassines Non Merci, de la LPO, de la Confédération Paysanne et des Soulèvements de la Terre, et a réussi son pari malgré les intimidations de la préfecture qui a voulu interdire l’événement et de la FNSEA qui organisait une contre-manifestation pour nous empêcher d’agir.
Paysan.nes protecteurs de leurs terres, amoureux de la faune et de la flore, habitant.es de territoires qui s’assèchent ont ainsi investi la place de la mairie puis ont marché ensemble dans les rues de Mauzé à plus de 3000. Les manifestant.e.s et organisations de protection de l’environnement ont pu constater sur leur passage l’assèchement de la rivière du Mignon, une situation qui deviendrait permanente si les projets de bassines voient le jour.
Les manifestant.e.s ont ensuite collectivement investi le site d’une méga-bassine illégale de 5 hectares (180 000 m3), et ce malgré un fort dispositif policier. Les anti-bassines ont dû couper à travers champs, échapper aux gazs lacrymogènes et aux coups de matraque, traverser à pied un cours d’eau et passer plusieurs barrages de police mais ont finalement pu entrer sur le site de la « bassine de la honte », une bassine qui avait déjà fait l’objet de 5 condamnations par la justice.
La pompe qui alimente la bassine et puise directement dans la nappe phréatique a été démontée par des paysan.ne.s et emmenée. Une fois la foule montée sur le talus de la bassine, un débâchage a été effectué pour la mettre hors d’état de nuire. La bassine a ainsi été vidée et l’eau rendue à la nappe !
De leur côté, quelques centaines de personnes uniquement se sont retrouvées à l’appel de la FNSEA, des JA et de la Coordination rurale pour… protéger une bassine vide ailleurs, sèche et morte comme leur vision de l’agriculture qui détruit les territoires et nos paysan.ne.s.
Pour Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération paysanne, c’est « une pleine et éclatante victoire, une démonstration de force que nous sommes un mouvement populaire, nombreux à nous battre pour un territoire dynamique et un projet de société juste socialement et écologiquement »
Nous prévenons les porteurs de ces projets de bassines : notre détermination à nous battre pour un partage juste de la ressource en eau reste sans faille et il est temps pour vous d’abandonner vos projets, sans quoi nous reviendrons ! A Mauzé comme ailleurs, nous continuerons à faire valoir que l’eau est un commun et que les sols ne doivent plus être empoisonnés.
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