Le Conseil d’État dit NON à la loi duplomb 2 !!!

Le Conseil d’État dit NON à la PPL Duplomb 2 !

Dans un avis rendu aujourd’hui, il rappelle que l’acétamipride et le flupyradifurone (des néonicotinoïdes) présentent des risques avérés pour la santé humaine et l’environnement :
🚨Toxique pour les pollinisateurs et la vie aquatique
🚨Persistant et se dégrade en PFAS
🚨Suspecté d’être reprotoxique

🤯 En parallèle, le Sénateur Laurent Duplomb fait pression pour intégrer sa proposition de loi au projet de loi gouvernementale sur l’agriculture. Comment est-ce possible ?

🔗 Rdv sur generations-futures.fr pour consulter l’avis complet du Conseil d’Etat : https://www.generations-futures.fr/actualites/avis-conseil-etat-duplomb/

Générations Futures a pris connaissance de l’avis rendu ce jour par le Conseil d’État sur la proposition de loi n° 410574 déposée par MM. Duplomb, Menonville, Louault, Buis et Cabanel « visant à atténuer une surtransposition relative à l’utilisation de produits phytopharmaceutiques afin d’éviter la disparition de certaines filières agricoles ». Cet avis, particulièrement sévère, confirme point par point les risques majeurs que font peser le retour de substances de types néonicotinoïdes (acétamipride et flupyradifurone) sur la santé humaine, la biodiversité et l’environnement.

Le Conseil d’État rappelle lui-même :

  • que le flupyradifurone est persistante, que l’acétamipride est toxique pour la vie aquatique, et présente des effets sublétaux avérés sur les pollinisateurs sauvages (page 6) ;
  • que le flupyradifurone se dégrade en acide difluoroacétique (DFA), un composé de la famille des PFAS, extrêmement persistant (page 6) ;
  • que l’acétamipride est suspecté d’être reprotoxique et que l’effet perturbateur endocrinien ne peut être exclu (page 6) ;
  • et de conclure «  qu’il résulte de l’état des connaissances sur l’acétamipride et le flupyradifurone rappelé au point précédent que l’usage de produits composés de ces substances présente des incidences avérées pour l’environnement et des risques pour la santé humaine et qu’il est en outre susceptible d’engendrer des dommages dont la réalisation, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement. »

Pour rappel, la proposition de loi prévoit d’autoriser par décret, pour trois ans (betteraves, cerises, pommes, noisettes) ou un an (betteraves en pulvérisation), des dérogations à l’interdiction pourtant votée par le Parlement en 2016 et renforcée en 2018. Le Conseil d’État souligne qu’en l’état, la proposition de loi « Duplomb 2 » soumise à son examen n’est pas conforme aux exigences du principe constitutionnel de précaution, inscrit dans la Charte de l’environnement.

« Comme le rappelle l’avocat spécialisé Arnaud Gossement l’avis du Conseil d’État est très clair : « ce texte n’est pas conforme à plusieurs règles de droit de valeur supérieure à la loi et notamment au principe constitutionnel de précaution inscrit dans la Charte de l’environnement. »  Il est temps que le Parlement l’entende. Autoriser à nouveau ces substances néonicotinoïdes, c’est prendre le risque d’engendrer des effets néfastes pour la santé du Vivant et polluer durablement les milieux »

«  Si cette PPL venait à être débattue, nous demanderions aux parlementaires de rejeter purement et simplement cette proposition de loi rétrograde. » déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures.

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MAIS MAIS MAIS

Certains ne veulent toujours pas comprendre et préfèrent les intérêts agro-chimiques à la santé de la population :

Gérard Larcher et Laurent Duplomb réclament son insertion dans la future loi d’urgence agricole

https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/04/02/loi-duplomb-2-gerard-larcher-et-laurent-duplomb-reclament-son-insertion-dans-la-future-loi-d-urgence-agricole_6676150_823448.html

l’urgence agricole selon Larcher et Duplomb

Et pourtant nous ne pouvons pas dire que nous ne savons pas !!!

https://www.latribune.fr/article/idees/53650858027854/opinion-comment-l-environnement-nous-atteint

« Nous sommes de plus en plus de spécialistes à penser qu’il faut un changement de paradigme pour en sortir. Ainsi quarante-trois d’entre nous de cinq continents ont récemment co-signé dans Environmental Sciences Europe, une revue scientifique à facteur d’impact élevé : https://rdcu.be/eOj3c, pour détailler les malversations qui entourent les autorisations de commercialisations des toxiques, notamment des pesticides et plastifiants. « 

« Prises une par une, toutes ces maladies sont parfois rapprochées d’un manque de chance, voire de causes sociales diverses. Mais on songera forcément à l’héritage épigénétique ou transgénérationnel, donc environnemental. On cauchemardera sur les effets des polluants stables et fossiles, dès le fœtus et la grossesse, car nous avons montré qu’ils passent à travers le placenta, comme les plus importants pesticides du monde, les Roundup incriminés dans les fraudes de Monsanto-Bayer. Ils s’accumulent dans notre milieu limité par l’atmosphère, toutes les formes de vie y sont sensibles et soumises.

On détecte combien les polluants s’incrustent dans toutes les chairs, et sont volontairement répandus. Ils sont chargés de métaux lourds, ceux qui proviennent de résidus de pétrole cancérogènes et neurotoxiques servant à les fabriquer. Nous avons prouvé que tous les perturbateurs hormonaux étaient, par d’autres mécanismes cellulaires, neurotoxiques, tels du sable qui dérègle le cerveau et le système nerveux petit à petit. »


Scientists’ warning: we must change paradigm for a revolution in toxicology and world food supply

Gilles‑Eric Seralini1, Gérald Jungers, Arden Andersen, Michael Antoniou, Michael Aschner4, Marie‑Hélène Bacon5, Martine Bertrand6, Thomas Bohn7, Maria Lucia Bonfleur8, Elisabeth Bücking9, Nicolas Defarge10, Randa Djemil11, Jose Luis Domingo12, Jérôme Douzelet13, John Fagan 14, Thierry Fournier15, José Luis Yela Garcia16, Sophie Gil17, Perrine Hervé‑Gruyer18, Angelika Hilbeck19, Lorenz Hilty 20, Don Huber21, Henri Joyeux22, Imran Khan 23, Dimitris Kouretas24, Frédérick Lemarchand25, Ulrich Loening 26,Giuseppe Longo27, Robin Mesnage28, Dimitra I. Nikolopoulou29, Jean‑Michel Panoff30, Cláudio Parente31, Claire Robinson32, Christoph Scherber33, Diederick Sprangers34, Charles Sultan35, Aristeidis Tsatsakis36, Louise Vandelac37, Nian‑Feng Wan38, Brian Wynne39 , Johann G. Zaller40, Amal Zerrad‑Saadi41, Xianming Zhang42

Abstract

We propose a new paradigm, as toxicology currently lacks the proper perspective. From the 1950s to the 1970s, at least onethird of all toxicological testing in the United States, including for chemicals and drugs, was mislead‑ing scientists, and this worldwide issue persists today. Moreover, petroleumbased waste and heavy metals have been discovered in pesticide and plasticizer formulations. These contaminations have now reached all forms of life.
Widespread exposure to chemical mixtures promotes health and environmental risks. We discovered that pesticides have never undergone longterm testing on mammals in their full commercial formulations by regulatory authorities or the pesticide industry; instead, only their declared active ingredients have been assessed, contrary to environmental law recommendations. The ingredients of these formulations are not fully disclosed, yet the formulations are in general at least 1000 times more toxic at low environmentally relevant doses than the active ingredients alone under conditions of longterm exposure. A similar lack of comprehensive toxicological evaluation applies to plasticizers. Their regulatory authorisations might have been obtained by incomplete, misleading and potentially false input data. This has profound implications not only for scientific knowledge, but also for public and environmental health.

We propose pragmatically a paradigm shift in regulation:
1/to lower the
ADI of polluting substances by at least a factor of 100 for already authorized products;

2/for new compounds, the obligation to test the full pesticide formulations in vivo chronically at environmentally relevant levels. This is necessary because pesticides are synthesized from petroleum, which can contain heavy metals. Moreover, formulated pesticides can contain plasticizers. The declared active substance, as an isolated compound of this mixture chosen by the company, will not have to be tested by itself alone. Compensation could be organized for pesticide use reduction, this will save health and environmental degradation;

3/the complete toxicological raw data for individual animals should be published on the Internet,

La marrante, elle résiste !

Les Faucheurs et Faucheuses d’OGM NTG Bzh sont Fâché-es ! // Fachet eo ar Falc’herien ha Falc’herezed OGK-TNG Bzh

Communiqué de presse

Faucheurs et Faucheuses d’OGM-NTG Bzh: Fâché-es !

Monsieur le Vice-Procureur près du TJ de Lorient,

Les 4 Faucheuses et Faucheurs d’OGM-NTG de Bretagne n’ont pas déféré,

ce vendredi 20 mars 2026, où Vous les aviez convoqué-es le 19 janvier 2026 au Tribunal Judiciaire de Lorient afin d’y recevoir un

Avertissement Pénal Probatoire :

c’est à dire un petit sermon de Votre Déléguée du Procureur de La République : 15 minutes chacun-e *4, suivies sans aucun doute, d’un acte de contrition + 3 pater et 2 ave + 2 chèques (250+750€ = 1 000€ * 4 = 4 000€)

Vous plaisantez! Monsieur le Vice-Procureur!

Les faits :

    • rappel de nos actions / pesticides de 2016, 2023 et 2025 )
    • rappel des objectifs de ces actions
    • rappel de quelques jugements : Cour d’Appel de Paris, Cour de Justice de l’Union Européenne, … qui demandent à l’Etat français de procéder à une évaluation de la toxicité des produits
    • Détails ici
    • Réponse de Votre Parquet aux FV OGM-NTG Bzh :
      • Convocations multiples + propositions de rappels à la loi et harcèlement des militants : convocations pour recevoir un bout de papier, 200 km pour recevoir un bout de papier …, convocations par sms, réception des FV OGM Bzh dans l’entrée du commissariat, demande de chèques par téléphone sans aucune forme de procès … ce qui est NOUVEAU!

Vous vous moquez! Monsieur Le Vice-Procureur!

Vous nous poursuivez, Monsieur Le Vice-Procureur, pour 2 “délits”:

1_ dégradations en réunion ( Association de malfaiteurs) au préjudice des enseignes Jardiland et Leclerc Lanester ( pour info: notre 3ème cible était Gamm Vert Lanester! mais la PJ est intervenue trop tôt… avant que nous quittions Jardiland)

2_ refus de nous soumettre à des relevés signalétiques ( empreintes digitales, palmaires ou photographies, et pourquoi pas ADN ?)

Et tout ceci parce que nous dénonçons encore et encore des produits toxiques en vente libre dans les magasins depuis 10 ans,

_ dont l’étiquetage ne mentionne non seulement pas la dangerosité, la toxicité (neurotoxiques, cancérigènes, reprotoxiques)

_ dont l’étiquetage vise à faire croire que ce sont des produits “verts”, respectueux de l’environnement

et que nous réitérons notre demande que ces produits soient retirés des rayons car ils contiennent des métaux lourds, As, Pb, … et des molécules HAP cancérigènes exp : Benzo[A] pyrène …

S’il Vous faut juger ou condamner quelques un-es, Monsieur Le Vice Procureur,

Ce sont bien les fabricants de ces produits, ceux qui les distribuent et les commercialisent en cachant leur toxicité et pas NOUS!

Nous aimerions que la justice mette autant de zèle à poursuivre la FNSEA-JA, la Coordination Rurale et qu’ils reçoivent aussi des petits sermons, et des demandes de petits chèques, pour les millions d’€ de dégâts; de détérioration de biens / voies publiques qu’ils laissent à la charge des collectivités, et donc de nos porte-monnaies lors de chacune de leurs manifs.

Nous avons conduit cette action en état de nécessité, dans l’intérêt général et pour protéger la population. Nous ne repartirons pas après avoir écouté un sermon, fait 2 Pater, 3 Ave et laissé 4* 2 chèques pour 4000 €, parce que Votre Parquet persévère à ne rien FAIRE concernant le fond de l’AFFAIRE!

Le second motif , à notre non-représentation, vous a été communiqué hier jeudi 19 mars, par notre avocat, Me Jérôme BOUQUET-ELKAIM:

Sur 11 personnes impliquées dans l’action qui a justifié ces poursuites, seules 4 ont été convoquées. Cette convocation n’a donc aucun sens que ce soit en termes de conception de la fonction sociale des poursuites ou en termes de politique de prévention pénale, et cela encore moins s’agissant d’un avertissement pénal probatoire ne concernant que 4 personnes sur 11.”

Et, enfin, selon Nous FV Bzh, la Politique de Votre Parquet n’est-elle pas, dans ses développements avérés ( sur ordre du Parquet Général? du Garde des Sceaux?), autre chose que d’INVISIBILISER le problème: poursuites mineures contre problèmes MAJEURS que vous ne savez ou ne voulez pas traiter.

Plusieurs de nos actions antérieures en Bretagne, concernant les importations de soja OGM en Bzh, en l’occurence à Brest, Lorient et Montoir de Bretagne, n’ont jamais donné lieu à un tel acharnement!

Nous agissons toujours de manière NON-VIOLENTE et à VISAGE DECOUVERT chez les Faucheurs et Faucheuses Volontaires.

Il vous reste donc, Monsieur Le Vice-Procureur, à utiliser désormais le “mandat d’amener”.

Ne craignez rien: nos camarades de la PJ et de la Gendarmerie savent très bien où nous trouver!

Avec nos salutations très respectueuses

FV Bzh

faucheursbretons@riseup.net

tel : 0672521751

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Lizher Digor da bep hini a garo lenn

Fachet eo! Ar Falc’herien ha Falc’herezed OGK-TNG Bzh:

 

Aotrou Bez-Prokulor Lezvarn an Oriant,

Ar 4 Falc’her ha Falc’herezed OGK_TNG Bzh, ho poa galvet da zont, hiriv digwener, d’an 20 a viz Meurzh 2026, dirak Lezvarn An Oriant,

n’int ket deuet

da vezañ kelaouet ha lakaet, Ganeoc’h, war Evezh war an 2 vloaz o tont e-keñver Lezennoù-Kastizañ Bro C’Hall :

da lavared eo ur brezegenn vihan savet gant Ho Tileuriadez a-berzh Prokulor ar Republik : ur c’hard eur pep hini, amzer da ziskouez hon dije keuz hag e rajemp 3 pater ha 2 ave hag e rofemp 2 chekenn (250+750€ = 1 000€ * 4 = 4 000€) , hep bezañ bet « barnet » evit resev Hoc’h Absolvenn ?

O farsal emaoc’h! Aotrou Bez-Prokulor !

Ar pezh a zo bet :

    • Ho pet soñj eus pezh hon eus bet graet a-enep an diastuzerioù e 2016, 2023 ha 2025 )
    • Ho pet soñj eus mennadoù-diazez an tolpadoù-stourm-se
    • Ho pet soñj eus barnedigezhioù a zo bet : Lezvarn -Galv Pariz, Lezvarn Unvaniezh Europa…hag a c’houlenn holl digant ar Stad C’hall ma vije priziet da vat galloud pistrienniñ ar produioù araok lakaat anezho war ar marc’had.
    • https://pig.log.bzh/2025/04/05/toxiques-en-vente-libre-nouvelle-action-des-faucheurs-et-faucheuses-volontaires-dogm-sur-les-herbicides/
    • Respont Ho Plañchod da Falc’herien ha Falc’herezed OGK TNG Bzh :
      • Lizhiri-galv a vil vern + kinnigoù da lakaad ac’hanomp war Evezh e-keñver Lezennoù Bro -C’Hall hag haralerezh e-keñver hor stourmerien :
      • Lizhiri-galv evit degemer un tamm paper da adc’hervel ac’hanomp , 200 km evit degemer ha sinañ un tamm paper…, lizhiri-galv dre sms, Degemer ar 4 FV OGK-TNG Bzh e lukarn Ti-Polis An Oriant da sinañ Ho lizher-galv, goulenn digant unan ac’hanomp dre sms degas 2 chekenn ( 1 000€ ) hep na vije bet prosez ebet nag emglev ebet war ar fedoù…ar pezh a zo NEVEZ !

Goap a rit ouzhimp! Aotroù Bez-Prokulor!

Klask a rit abeg ouzhomp, Aotroù Bez-Prokulor, abalamour m’hon dije bet kaset da benn 2 « wall zroug ober »:

1_ dismantroù o vodañ meur a wall-dorfetourien (« UnvaniezhTorfetourien a-stroll! » ) oc’h ober droug da stalioù Jardiland ha Leclerc Lann Ar Ster ( evit Ho kelaouiñ, c’hwitet hon eus war Gamm Vert Lann Ar Ster! Ho 30 poliser eus ar PJ a zo en emgavet re abred, araok na gwitafemp Jardiland : Domaj eta !)

2_ Nac’het hon dije reiñ hor rodoù bizied, palmoù hon daouarn, hag hor poltredoù ha perak pas hon ADN ? Ne roimp ket !

Ha kement-mañ abalamour ma tispennomp ha ma tiskuilhomp produioù pistrius hag a vez kavet E GWERZH eno abaoe ouzhpenn 10 vloaz :

_ e-lec’h ma ne c’heller ket lenn diwarno nag an dañjer da implij anezho nag o fistrioniezh e-keñver an empenn, ar c’hrign-bev nag an doareoù gouennañ.

_ e-lec’h ma vez lakaet da grediñ d’ar re a bren anezho ez int produioù «  GLAZ »”, dizañjer e-keñver hon en dro

hag e adc’houlennomp groñs ma vije tennet kuit diwar ar marc’had ar produioù-se , kement hag ez eus en enno metalioù ponner , As Pb,… ha molekulennoù HAP, gouestl da enaouiñ et c hrign bev : Benzo[A] pyrène …

Ma fell Deoc’h barn ha kondaonin tud ‘zo, Aotrou Bez-Prokulor ar Republik,

Ez eo ar re a fard ar produioù-se, ar re a gustum ingalañ anezho hag a ra marc’had ganto en ur guzhaad o fistrioniezh ha N’EO KET NI !

Mont a raje deomp kenañ e lakfe Ho Servijoù kement a imor da glask abeg ouzh an FNSEA-JA hag ouzh ar C’Hoordination Rurale hag e resevjent int-i ivez prezegennoù bihan, goulennoù chekennoù bihan, evit ar milionoù a € a zomaj hag a zistruj o-deus bet graet nevez’zo war hor c’hroazhentoù-tro hag a vo paeet diwar hon tailhoù !!.

Ar pezh hon eus bet graet ez eo evit servij hon holl annezidi gant ar REDI D’HEN OBER, hag evit gwareziñ hor re.

N’omp ket deuet Dirazoc’h eta, evit degemer ur brezegenn ur c’hard eur pad, Ober 2 bater ha 3 ave ha lesker 2 chekenn pep hini evit 4 000 € en holl, padal Ho Plañchod , NE RA TRA NA SEURT EBET a -zivout fouñs an afer  : AMPOUEZONNIÑ AN DUD!

An eil abeg, evit non pas dont da weled Ac’hanoc’h, Aotroù Bez-Prokulor ar Republik, a zo bet kemennet deoc’h dec’h goude lein d’ar yaou 19 a viz Meurzh dre hanterouriezh hon advokad , Mestr Jérôme BOUQUET-ELKAIM:

Sur 11 personnes impliquées dans l’action qui a justifié ces poursuites, seules 4 ont été convoquées. Cette convocation n’a donc aucun sens que ce soit en termes de conception de la fonction sociale des poursuites ou en termes de politique de prévention pénale, et cela encore moins s’agissant d’un avertissement pénal probatoire ne concernant que 4 personnes sur 11.”

Evit echuiñ, hervezomp-ni, Falc’herien ha Falc’herezed OGK-TNG Bzh, Daoust hag eñ ne vije ket Politikerezh Ho Plañchod, gwiriekaet abaoe bloavezhioù ( diwar urzh ar Plañchod Meur? Pe hini Ministr ar Justis? Pe hini al Labour Douar ? Karget gant hini Bercy da zegas 8 miliard € ), nemed klask non pas ober trouz, lakaad ac’hanomp diwel ( didrouz ne vimp ket!), kentoc’h abusiñ hon amzer deomp-ni evit ober war-dro KUDENNOU BRAS ne fell ket deoc’h pe na ouezoc’h ket penaos dont a-benn diouto !

E-leizh eus hon tolpadoù-stourm e porzhioù Breizh, a-enep enporzhadurioù soja OGK eus bro-Brazil hag Amerika ar Su, e stal BUNGE e Brest (29), e porzh An Oriant (56) hag e Montoir a v-Breizh- Mouster Al Loc’h (44) a zo bet hep na vije kement a reuz war o zro!

Padal o-deus koustet un tamm mat kerroc’h !

Ar Falc’herezed hag ar Falc’herien OGK A YOUL VAD a gustum labourat atav en un doare NANN-FEULZ ha DIGUZH

Ne chom Deoc’h eta, Aotroù Bez-Prokulor, nemet kas an urzh d’ho vevelien da «  lakaad ac’hanomp da zont » dirazoc’h !

Arabat Deoc’h bezañ nec’het : Hor « c’hamarade-zed » eus ar PJ pe eus an Archerdi a oar mat e pelec’h ‘maomp o chom !

Gant hor gourc’hemennoù kalonekañ !

FV Bzh

faucheursbretons@riseup.net

pgz: 0672521751

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Dans la presse :

Le Télégramme – 24 mars 2026
Ouest France – 23 mars 2026

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Action pesticides 5 avril 2025 : auditions précédentes

5 Faucheurs et Faucheuses Volontaires d’OGM seront entendu.e.s mardi 20 mai, 14h30 au commissariat de police de Lorient

VIDEO : Interview, les faucheurs et faucheuses volontaires d’OGM bretons

Duplomb NON c’est NON – 2ème pétition à l’Assemblée Nationale

https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5103

Non c’est Non, Monsieur Duplomb !

Avatar Ludovic LEVY
02/02/2026
Identifiant: N°5103

 

Pourquoi cette pétition est cruciale
Le Sénateur Laurent Duplomb propose (une nouvelle fois) la réintroduction de l’acétamipride, un insecticide de la famille des néonicotinoïdes. Sous couvert d’urgence agricole, cette proposition de loi est un retour en arrière dangereux qui ignore les alertes scientifiques et la volonté citoyenne.

Le consentement n’est pas une option
Monsieur le Sénateur, la démocratie repose sur le consentement.

Nous ne consentons pas à ce que notre santé soit mise en balance avec des intérêts productivistes à court terme.

Nous ne consentons pas à l’empoisonnement silencieux de nos sols et de notre eau.

Réintroduire une substance bannie, c’est forcer les Français à accepter un risque environnemental qu’ils ont déjà explicitement rejeté. Quand le peuple dit « non » aux pesticides tueurs d’abeilles, « non » signifie « non ».

Un constat scientifique sans appel
L’acétamipride n’est pas « inoffensif ». La science est claire :

Impact Neurotoxique : Comme tous les néonicotinoïdes, cette molécule agit sur le système nerveux central des pollinisateurs, entraînant leur mort et l’effondrement de la biodiversité.

Santé Humaine : Des études pointent des risques de perturbation du développement cérébral, particulièrement chez les fœtus et les jeunes enfants.

Persistance : Ces produits ne s’arrêtent pas à la cible ; ils contaminent durablement les nappes phréatiques et l’ensemble de la chaîne alimentaire.

Pour l’avenir de nos enfants
Nous avons le devoir moral de léguer à nos enfants un monde où la biodiversité n’est pas un souvenir dans les livres. Un avenir sans pesticides n’est pas une utopie, c’est une nécessité vitale.

Soutenir nos agriculteurs, oui, mais par la recherche d’alternatives durables et agroécologiques, pas par la fuite en avant chimique.

Protéger le vivant pour garantir la sécurité alimentaire de demain.

Nous demandons aux députés de rejeter fermement cette proposition de loi. Pour notre santé, pour nos abeilles et pour le droit de nos enfants à un environnement sain.

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Progression : entre le 2 et le 14 février, en l’espace de 12 jours, la pétition a déjà atteint 50 % de son objectif pour re provoquer un débat à l’Assemblée Nationale.
A vous de jouer, faites monter le compteur ! 

La marrante, elle résiste !

 

Rapport Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan : Lettre ouverte à Yael Braun Pivet

Secrets Toxiques

700 CHERCHEURS, MÉDECINS, SOIGNANTS
ET
60 ASSOCIATIONS

ONT SIGNE NOTRE LETTRE OUVERTE

L’ALERTE EST LANCÉE !!!

La mobilisation prend une ampleur inédite.
Plus de 700 scientifiques, médecins et professionnels de santé, ainsi que 60 associations, ont déjà co-signé notre lettre ouverte à Yaël Braun-Pivet
En effet, Le Haut Commissariat au Plan (HCSP) a rendu un rapport accablant sur l’agriculture et les pesticides.
Les résultats sont là, sous les yeux du gouvernement.
Pourtant, face à l’urgence, le choix a été fait de laisser couler. Aucun acte fort, aucune communication transparente : le silence est total.
Chez Secrets Toxiques, nous connaissons bien ce silence.
Notre coalition s’est construite précisément pour dénoncer l’opacité et les secrets qui entourent la toxicité réelle des pesticides.
Ignorer un tel rapport scientifique n’est pas une simple omission, c’est un choix politique qui nous met tous en danger.

Nous exigeons que le silence s’arrête.

Grâce à ce soutien massif, nous avons interpellé directement Yaël Braun-Pivet, Présidente de l’Assemblée nationale, et les ministres concernés.

Nous leur posons une question claire : quelles mesures concrètes comptez-vous prendre pour appliquer les recommandations du HCSP ?

Faites grandir la mobilisation. Le gouvernement ne pourra pas ignorer ce rapport si nous sommes des milliers à exiger des comptes.

👉 Diffusez ce message : Partagez cet appel aux experts de santé et aux associations de votre entourage.

La transparence n’est pas négociable. La santé publique ne peut pas attendre. !!!
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Duplomb : Trawalc’h ! Assez de Duplomb 1, 2, …x ! Loi d’urgence agricole : Trawalc’h ! OMNIBUS : Trawalc’h !… : retour de manif

37 manifestations nationales les 7 et 8 février
Nous appelions à manifester pour les raisons à revoir par ici

Carte des mobilisations nationales : 
https://umap.openstreetmap.fr/fr/map/mobilisations-jusquau-bout-contre-la-loi-duplomb_1353811#8/48.122101/-3.070679

En Bretagne, 3 manifestations : à Brest, Clohars Carnoët et Lorient … en attendant la suite … le 11 février devant l’Assemblée Nationale

Ouest France Page nationale
Ouest France page nationale
Ouest France – Finistère – 8 février
Le Télégramme – Finistère – 8 février
Le Télégramme – Clohars Carnoët – 8 février
Le Télégramme – Lorient – 8 février

sous prefecture de Lorient, samedi 7 février 2026

On vous passe les liens vers les journaux qui n’ont pas su compter les manifestants à Brest – ils n’en ont vu que quelques dizaines – ou mal relu la dépêche de france presse … (Le Monde Planète, France Info ….)

La suite :

Mobilisation à Paris devant l’Assemblée Nationale le 11 février

Tribune Secrets Toxiques à paraître le 9 février dans l’édition nationale.

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Pour rappel :

Les associations de médecins, Alerte Médecins Pesticides, Médecins du Monde, l’Ordre des médecins, la Ligue contre le Cancer, …, ont dit NON à DUPLOMB

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DUPLOMB TRAWALC’H !!!

 

Paquet Omnibus VII de la Commission Européenne : scientifiques et professionnels de santé interpellent le premier ministre

Paquet Omnibus VII de la Commission Européenne : scientifiques et professionnels de santé interpellent le premier ministre

Comme lors de l’examen du projet de Loi Duplomb, des scientifiques, des soignants et des soignantes s’alarment dans une lettre ouverte au premier ministre. Sous couvert de simplification de la réglementation européenne concernant les pesticides, nous assistons à une vague de déréglementation et de mise à l’écart des données scientifiques censées fonder les autorisations de mises sur le marché des pesticides (AMM).Nous le redisons avec force : les données scientifiques, médicales et économiques convergent pour justifier au contraire un renforcement du rôle des agences sanitaires, un renforcement des protections contre les effets toxiques avérés des pesticides et, plus largement, un soutien aux alternatives aux pesticides. Malgré une sous-évaluation notoire des effet cocktails ou des effets sub-létaux sur les pollinisateurs, les données s’accumulent pour documenter les effets dramatiques des pesticides sur la biodiversité, l’équilibre des milieux, et sur la santé humaine (cancers, maladies neurodégénératives, atteinte du système reproducteur, contamination intra-utérine…).
Elles nous obligent à tous les efforts pour permettre aux agriculteurs de changer de modèle.Si le projet de la DG Santé de la Commission Européenne était adopté, à savoir la suppression des renouvellements d’autorisations, donc des réévaluations, pour la grande majorité des pesticides, c’est exactement la direction inverse qui serait prise. Cela diminuerait de fait la capacité des agences à encadrer la mise sur le marché des pesticides et à surveiller leurs effets environnementaux et sanitaires. Nous assisterions à un retour plus de 30 années en arrière !Les 2300 scientifiques, soignants et soignantes signataires de cette lettre demandent que le gouvernement français, les parlementaires nationaux et européens mettent tout en œuvre pour s’opposer à cette proposition. Ils doivent aussi renforcer le rôle et l’indépendance de notre agence sanitaire, l’Anses, fragilisée depuis l’adoption de la Loi Duplomb.Etant donnée l’urgence de la situation (le projet de la Commission devant être entériné mi-décembre) nous demandons un RV avec le premier ministre.

Contacts presse :

Laurence HUC, Directrice de recherche INRAE : 06 76 91 59 41
Sylvie NONY, Historienne des sciences, Secrets Toxiques : 06 51 55 96 07
Pierre – Michel PERINAUD, Président d’Alerte médicale sur les pesticides (AMLP) : 06 31 23 66 72 Marc-André SELOSSE, Professeur du Muséum national d’Histoire naturelle : (+33) 607 12 34 18
Djéné DIANE, attachée de presse / chargée de communication institutionnelle : 06 09 17 35 59

Paquet Omnibus VII de la Commission Européenne

https://www.medecinsdumonde.org/actualite/paquet-omnibus-vii-de-la-commission-europeenne-scientifiques-et-professionnels-de-sante-interpellent-le-premier-ministre/

https://www.franceinfo.fr/monde/europe/union-europeenne/pesticides-plus-de-2-300-medecins-et-scientifiques-interpellent-sebastien-lecornu-sur-la-dereglementation-en-cours-au-niveau-europeen-et-francais_7665592.html

https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/12/08/pres-de-2-300-medecins-soignants-et-scientifiques-interpellent-les-parlementaires-et-le-gouvernement-sur-le-risque-de-deregulation-des-pesticides-en-europe_6656512_3244.html

https://www.ouest-france.fr/environnement/pesticides/pesticides-plus-de-2-300-medecins-et-scientifiques-denoncent-un-projet-de-reglementation-europeen-b1ab50f6-d435-11f0-9e33-11f0fa5dcfce

https://secretstoxiques.fr/2025/12/09/2300-medecins-et-scientifiques-ont-signe-la-tribune-omnibus/

Secrets Toxiques Tour de France dans le Finistère : preogramme

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OMNIBUS VII en quelques mots :

Un des Prétextes : « améliorer la compétitivité des agriculteurs » et « réduire la charge administrative des Etats « 

Un des Moyens : suppression du réexamen systématique de toutes les substances pesticides.

Changements potentiels :
Aujourd’hui, la réglementation prévoit d’accorder des autorisations de mise sur le marché pour une durée limitée en général à dix ou quinze ans et de réévaluer les substances, au bout de cette période d’autorisation, à la lumière des nouvelles connaissances scientifiques disponibles.

Mais
Avec OMNIBUS VII
Les substances identifiées, « candidates à la substitution » en raison de leur toxicité, ne seraient pas visées par cette modification et devraient donc toujours se plier à un réexamen systématique pour rester sur le marché.
Les autres substances – c’est à dire la majeure partie- seraient dispensées de réévaluation !!!
Et si elles n’avaient pas été ré évaluées, des molécules toxiques comme des organophosphorés, associés au troubles du neuro-
développement, par exemple, ou le chlordécone seraient toujours utilisées et continueraient à empoisonner tout le vivant…

 

 

Projection débat Film Secrets Toxiques : Le Faouet (56) – 11 décembre

Secrets Toxiques

Rendez vous le 11 décembre 2025 – 20 h 30

au cinéma Ellé du Faouët (56)
rue de la Corderie, 56320 Le Faouët

Projection débat du film Secrets Toxiques

 

En présence de

Isabelle GEORGES – secrétaire du CA de Secrets Toxiques et membre de la direction collégiale de PIG BZH
Annick LE MENTEC – coordinatrice du CSVPO

https://secretstoxiques.fr/projections-du-film-secrets-toxiques/

Secrets Toxiques Tour de France dans le Finistère : preogramme

Glyphosate : les études garantes de sa fiabilité étaient frauduleuses

https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/12/03/glyphosate-l-une-des-plus-influentes-etudes-garantes-de-la-surete-de-l-herbicide-retractee-vingt-cinq-ans-apres-sa-publication_6655817_3244.html

25 ans après sa publication : une des plus influentes études garantes de la sûreté du Glyphosate est désavouée

Cette étude de 2000 qui concluait à la sûreté du glyphosate, largement citée depuis lors, vient d’être officiellement désavouée par la revue qui l’avait publiée.
Les scientifiques signataires sont suspectés d’avoir reproduit un texte préparé par des cadres de Monsanto.

Étude retirée des archives de la revue qui l’avait publiée

Dans une notice de rétractation du vendredi 28 novembre, la revue Regulatory Toxicology and Pharmacology a annoncé que l’étude, datée d’avril 2000 et qui concluait à la sûreté du célèbre herbicide, est retirée de ses archives.

Il s’agit de l’un des articles de recherche les plus influents jamais publiés sur le potentiel cancérogène du glyphosate.

En fait, les réels auteurs de l’article ne seraient pas ses signataires – Gary M. Williams (New York Medical College), Robert Kroes (Ritox, université d’Utrecht, Pays-Bas) et Ian C. Munro (Intertek Cantox, Canada) –, mais plutôt des cadres de la société MONSANTO …

Cette pratique, baptisée « ghostwriting » (littéralement « écriture fantôme »), est considérée comme une forme de fraude scientifique.
Elle consiste, pour certaines firmes, à rémunérer des chercheurs afin qu’ils acceptent de signer des articles de recherche dont ils ne sont pas les auteurs. La motivation est simple : lorsqu’une étude s’avère favorable à un pesticide ou à un médicament, elle apparaît bien plus crédible si elle n’est pas signée par des scientifiques de la société qui le commercialise.

Avec des mots prudents, Martin van den Berg, coéditeur en chef de Regulatory Toxicology and Pharmacology, rappelle que « des employés de Monsanto ont pu contribuer à la rédaction de l’article sans être dûment crédités comme coauteurs »« Ce manque de transparence soulève de sérieuses questions éthiques sur l’indépendance et la responsabilité des auteurs, ainsi que sur l’intégrité scientifique des études de cancérogénicité présentées », écrit-il. D’autres manquements sont indiqués, en particulier l’absence de mention de la rémunération des auteurs par Monsanto. « Cette rémunération potentielle soulève d’importantes questions d’éthique et remet en cause l’objectivité académique apparente des auteurs dans cette publication », ajoute M. van den Berg.

Soupçons sans équivoque depuis 2017

Les conclusions sont sujettes à caution. L’article rétracté était supposé être une synthèse de l’ensemble des données pertinentes disponibles sur la sûreté du glyphosate, mais les auteurs n’y ont « pas inclus plusieurs études de toxicité chronique et de cancérogénicité », relève M. van den Berg. « Les raisons de cette omission restent inconnues, ce qui remet en question l’objectivité générale des conclusions présentées. » Le dernier des trois signataires encore en vie, Gary M. Williams, professeur émérite au New York Medical College, n’a pas répondu aux sollicitations de la revue ni à celles du Monde.

Les soupçons de ghostwriting pesant sur l’article de M. Williams et ses cosignataires sont sans équivoques. En 2017, dans l’un des volets de son enquête sur les « Monsanto Papers », Le Monde rapportait que les cadres de Monsanto échangeaient par courriels, en 2015, sur la conduite à tenir pour produire de nouvelles synthèses destinées à attester de la sûreté du glyphosate dans la littérature scientifique. Il s’agissait alors de convaincre les agences réglementaires. L’un des hauts responsables de la firme recommandait à ses collègues de recourir à du ghostwriting, en sollicitant des chercheurs indépendants qui « n’auraient plus qu’à éditer et écrire leur nom, pour ainsi dire », sur un texte prérédigé. Il citait sans ambages un précédent : « Rappelez-vous que c’est comme ça qu’on avait géré le papier de [Gary] Williams, [Robert] Kroes et [Ian] Munro en 2000. » M. Williams a cependant toujours affirmé avoir rédigé sa partie du texte.

Article de caractère frauduleux, mais toujours cité actuellement

Pourquoi, alors que ces documents ont été rendus publics par la presse en 2017, a-t-il fallu attendre huit ans pour voir l’article en question rétracté ? Interrogé, M. van den Berg explique que cette situation lui était inconnue jusqu’à la publication, en septembre, d’un article des historiens des sciences Alexander Kaurov (université Victoria de Wellington, Nouvelle-Zélande) et Naomi Oreskes (université Harvard) dans la revue Environmental Science and Policy. Les deux chercheurs y analysaient la destinée de la synthèse signée de MM. Williams, Kroes et Munro, après que son caractère frauduleux avait été rendu public : il a continué à être cité dans la littérature scientifique à l’appui de l’innocuité du glyphosate. Il était encore mentionné, le 20 novembre, dans une étude publiée par Scientific Reports.
M. Kaurov et Mme Oreskes relevaient l’influence persistante de l’article sur la littérature scientifique, mais aussi sur le débat public et la réglementation. « Il figure parmi les 0,1 % des articles les plus cités traitant du glyphosate », écrivent les deux historiens. « Nos conclusions soulignent la nécessité de mettre en place des politiques plus strictes dans les revues scientifiques afin de filtrer et de retirer les articles rédigés par des ghostwriters, concluaient-ils. Et ce afin de préserver l’intégrité de la science et la santé publique. » Comme le note M. van den Berg, l’article rétracté a eu « un impact considérable sur les décisions réglementaires sur le glyphosate et le Roundup pendant des décennies ». Selon un décompte du Monde, il est cité à une quarantaine de reprises dans le rapport d’expertise européen de 2015 qui a conduit à la réautorisation de l’herbicide en 2017.

Lire aussi |  Article réservé à nos abonnés  Glyphosate : révélations sur les failles de l’expertise européenne

 

La marrante, elle résiste !

Maladie professionnelle suite à exposition aux pesticides : NUTREA / Triskalia devra indemniser son ancien salarié

Claude Le Guyader a obtenu gain de cause devant la Cour d’Appel de Rennes.
Son ancien employeur, Nutréa / Triskalia devra lui payer 24000 € (et non pas 15000 comme proposé par nutréa, filiale de Triskalia)

Marathon judiciaire

Claude Le Guyader a du en passer par
–> Une plainte auprès du conseil des Prud’hommes en 2019 contre Nutréa pour un licenciement abusif intervenu en 2013, jugée par le TA : condamnation de Triskalia
https://www.letelegramme.fr/cotes-d-armor/plouisy-22200/span-classamorcepesticides-spannutrea-condamnee-a-indemniser-deux-salaries-3547447.php

–> Après le conseil des prud’hommes en octobre 2019, c’est au tour du tribunal des affaires sociales (TASS) de Saint-Brieuc de statuer sur l’affaire qui oppose Claude Le Guyader et son ancien employeur, l’entreprise Nutréa, spécialisé dans la nutrition animale.
Cette fois, le TASS devait statuer sur la faute inexcusable de l’employeur avec un enjeu pécuniaire important à la clef en répondant à cette question : Claude Le Guyader a-t-il été intoxiqué aux pesticides alors qu’il travaillait pour l’entreprise Nutréa, entre 1986 et 2013 ?
https://www.letelegramme.fr/cotes-d-armor/plouisy-22200/pesticides-un-salarie-de-nutrea-plaide-son-intoxication-video-160639.php

–> appel au jugement de décembre 2020 (le tribunal des affaires de Sécurité sociale (TASS) avait débouté Claude Le Guyader, ex-salarié de la coopérative Nutréa-Triskalia (devenue Eureden), qui voulait faire reconnaître la faute inexcusable de son ancien employeur après avoir été empoisonné aux pesticides sur son lieu de travail en 2009).

Cette fois ci, la Cour d’Appel de Rennes accorde près de 24000 € à Mr Le Guyader.

15 novembre 2025, la Cour d’Appel de Rennes donne raison à Claude Le Guyader, en imputant sa maladie était la résultante d’une

« faute inexcusable de l’employeur »

https://www.letelegramme.fr/bretagne/victoire-judiciaire-pour-lancien-salarie-de-triskalia-qui-avait-ete-expose-aux-pesticides-a-plouisy-6936162.php

https://france3-regions.franceinfo.fr/bretagne/cotes-d-armor/guingamp/l-ancien-salarie-de-triskalia-qui-avait-ete-expose-aux-pesticides-a-plouisy-touchera-24-000-euros-de-son-ex-employeur-3256513.html

Le combat judiciaire continue

Les juges ont ordonné un complément d’expertise pour établir le « déficit fonctionnel permanent » dont reste atteint Claude Guyader, ce qui pourrait lui ouvrir droit à une indemnisation supplémentaire.
Son ancien employeur devra au passage lui verser 4.000 € pour ses frais de justice.

CSVPO-pesticides