Lizher d’an Tad Nedeleg …

Avant l’heure c’est déjà l’heure, yen a qui font déjà leur lettre au Père Noël

FNSEA 4 février 2026
Cher petit Papa Noël, cher gouvernement de la Ripoublique, nous ne sommes qu’en février mais nous avons déjà de bonnes idées pour préparer Noël, ou avant si tu pouvais, Pâques, ou la Pentecôte, ou l’Ascension …
Tu trouveras ici une petite liste de petites gentilles courses qu’il nous plairait que tu fasses pour nous dans les plus brefs délais. ..

Loi d’urgence agricole

Propositions de mesures urgentes

Cette note reprend, en les accompagnant de propositions concrètes, les dispositions qui devront figurer dans la loi d’urgence. Ces dispositions seront proposées au gouvernement. Il conviendra toutefois de les prioriser, un tel projet de loi ne pouvant porter que des mesures à caractère urgent et en nombre nécessairement limité.

Exposé des motifs

  • Face au constat de décroissance qui frappe notre agriculture, illustrée par le déficit inédit de la balance commerciale agroalimentaire de la France en 2025, une relance de l’agriculture, un développement de notre souveraineté agricole et une lutte contre la décroissance sont plus que jamais nécessaires ;

  • Un changement de paradigme attendu qui doit aller jusqu’à des modifications de la Constitution (cf propositions à venir du RO de la FNSEA : proposer un principe d’innovation et garantir l’approvisionnement agricole dans la Constitution ;

  • De nombreuses réglementations doivent être revues : moyens de production, eau, prédation, sanitaire, bien-être animal, fiscalité, foncier, emploi, agro-énergie…

  • Un lien avec les prochaines lois de finances est indispensable sur de nombreuses questions : suppression de la RPD, exonération de TFNB de certains zonage environnementaux, suppression de la taxation des engrais en cas de non -atteinte des objectifs sur l’ammoniac et le protoxyde d’azote, exonération des logements des salariés…

  • Une priorisation dans les urgences est cependant nécessaire : il ne s’agit pas de refaire une loi d’orientation et le pas de temps politique limité ;

  • Ce qui ne nous interdit pas d’avoir un discours ambitieux et de le concrétiser dès maintenant de nombreuses mesures qui devront être complétées par d’autres textes qui devront voir le jour à l’issue des élections présidentielles ;

  • Les mesures proposées se décomposent en quatre chapitres :

    • Un chapitre « transversal » posant les règles de reconstitution de notre potentiel de production ;

    • Trois chapitres contenant les dispositions urgentes intéressant les trois thématiques annoncées par le Premier ministre.

Un préalable incontournable : Reconstituer nos capacités de production

  1. Relancer et augmenter la production agricole en France
    1. Inscrire un objectif ambitieux de reconquête d’une balance agroalimentaire positive :
      1. Définir des objectifs chiffrés et des délais pour les atteindre pour chaque filière ;

      2. Planifier les investissements nécessaires et les politiques d’accompagnement

    2. Faciliter les projets pour atteindre les objectifs de souveraineté agricole fixés par les filières :
      1. Décliner les plans de filières sur les territoires et définir les investissements prioritaires ;

      2. Engager un accompagnement financier et fiscal de l’Etat, alléger les procédures…

    3. Intégrer un principe de non-régression de la production agricole et de l’équilibre économique des exploitations dans les zonages environnementaux :
      1. Tous les zonages doivent être concernés (aires d’alimentation de captages, zones humides, zones d’expansion de crues, zones Natura 2000, zones vulnérables, ZNT, parcs naturels pour la prédation…) : démontrer que l’on maintient la valeur ajoutée agricole ;

      2. Revoir le principe du « ZAN » pour les projets agricoles.

  1. Interdire toute surtransposition Europe / France / local

Eviter la surenchère normative nationale et locale en inscrivant, dans un nouvel article au Livre préliminaire du code rural, l’interdiction de surenchère normative nationale et locale par rapport au droit européen, sauf justification au regard d’un intérêt général

  1. Accélérer les projets agricoles et limiter les recours

    1. Encadrer les délais d’instruction des projets :
      1. Obliger à instruire dans un délai total maximum ;

    2. Limiter les possibilités de recours :
      1. Compléter les dispositions prévues dans la LOSARGA (étendre le champ de la suppression d’un degré de juridiction à d’autres domaines…) ;

      2. Poser un principe de « cristallisation du droit » : aucun recours ne peut avoir pour fondement un texte réglementaire postérieur au dépôt du dossier !

    3. Créer un régime d’exception tant que les objectifs de souveraineté agricole ne sont pas atteints :
      1. Simplifier les modalités d’instruction et limiter les recours pour tout projet prioritaire répondant à un déficit de production -identifié comme tel- eu égard au déficit de production national (régime temporaire tant que l’objectif n’est pas atteint) ;

      2. Copier les régimes d’exception mis en place pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris ou des JO d’hiver.

Eau

  1. SDAGE / SAGE :

    1. Systématiser les études socio-économiques concernant l’agriculture pour l’élaboration des SDAGE et SAGE

    2. Obliger à une justification des mesures allant au-delà des cadres législatifs et réglementaires

  1. Limiter les surfaces agricoles zonées en aires d’alimentation de captages, en zones humides et en zones vulnérables

    1. Retirer la notion de captages sensibles dans la loi ?

    2. Intégrer la définition des zones humides fonctionnelles

    3. Retravailler les modalités de classement des zones vulnérables (législatif ?)

  1. Poser un objectif quantitatif à atteindre en termes de stockage de l’eau et augmenter les volumes prélevables pour l’agriculture

    1. Intégrer dans le code rural un objectif national d’augmentation des plans d’eau permanents ou non et le décliner dans les SDAGE

  1. Faciliter l’entretien des cours d’eau

    1. Poser un principe d’accord à défaut de réponse négative ?

    2. Simplifier les entretiens au regard de la réglementation sur les espèces protégées

    3. Réhausser les seuils pour les autorisations au regard des enjeux de souveraineté agricole et alimentaire

  1. Renforcer la place des acteurs économiques dans la gouvernance des Comités de Bassin

    1. Passer à 30 % le collège des représentants des usagers économiques de l’eau et des organisations professionnelles

Prédation

  1. Octroyer à tous les agriculteurs la possibilité de défendre leurs troupeaux et leurs cultures face à tout prédateur et ravageur

    1. Systématiser les dérogations L.411-2 contre les dégâts aux cultures ou troupeaux

    2. Autoriser la chasse et l’effarouchement dans les parcs nationaux et réserves naturelles pour la défense des cultures et des élevages.

  1. Autoriser le prélèvement des loups au-delà de 500 spécimens, sans condition de protection préalable ni limitation de durée

    1. Poser le seuil de viabilité dans la loi à 500 loups

    2. Autoriser un droit permanent de prélèvement au-delà de 500 loups, sans procédure ou condition préalable de protection ni limitation de durée

    3. Permettre à tout éleveur de solliciter directement l’intervention des louvetiers

    4. Autoriser la lunette de tirs à visée thermique aux éleveurs

    5. Simplifier l’effarouchement des ours. Autoriser les tirs non létaux d’effarouchement dès la première attaque

    6. Généraliser l’autorisation des autres moyens d’effarouchement sans condition préalable

  1. Organiser la régulation des vautours par les Préfets du Département quand des comportements dommageables sont observés

    1. Supprimer progressivement et interdire la création de placettes

    2. Systématiser l’effarouchement et définir des seuils de population viables au regard des enjeux agricoles.

moyens de production

  1. Améliorer les modalités de délivrance des AMM sur les produits phytosanitaires, les biocontrôles, les biocides et les produits vétérinaires et leurs exigences :

    1. Principe de reconnaissance mutuelle systématique ;

    2. Renversement de la charge de la preuve ;

    3. Possibilité de complétude des dossiers en cours d’examen des demandes, prise en compte des nouvelles technologies, des conditions d’emplois similaires en Europe ;

    4. Dérogation 120 jours sur des produits où l’homologation n’est plus demandée faute de marché suffisant ;

    5. Prise en compte des nouvelles technologies

    6. Des conditions d’emploi similaires en Europe

  1. Développer les outils pour plus de prévention sanitaire

    1. Etendre les missions du FMSE à la prévention

  1. Limiter les atteintes à la production agricole dans les territoires

    1. Limiter l’impact sur l’agriculture de la compensation écologique en instaurant un ordre de hiérarchisation de la compensation, en intégrant un principe d’additionnalité, en limitant l’application de la notion de proximité fonctionnelle et en encadrant les compensations surfaciques

    2. Systématiser la compensation agricole

  1. Réduire les charges liées à la protection des cultures

    1. ZNT riverains :

      1. Poser un principe de réciprocité et de compensation économique ;

      2. Revenir sur les fondements législatifs des chartes riverains

    2. Suppression de l’interdiction des 3 R

    3. Suppression la RPD

  1. Ne pas surtransposer et sur ajouter des règles en matière de bien-être animal

      1. Ex des poules en cages

  1. Lutter contre les intrusions dans les exploitations et des centres de recherche

    1. Protéger les moyens de production (bâtiments et surfaces) par des sanctions pénales exemplaires

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NDLR : le problème c’est que c’est pas une blague ! 

La marrante, elle résiste !

Manon Meunier à l’Assemblée Nationale : « Mme la ministre de l’agriculture, retrouvez votre sens de l’Intérêt Général ou partez ! « 

Magistral !

A faire circuler sans modération !

La marrante, elle résiste !

Rapport Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan : Lettre ouverte à Yael Braun Pivet

Secrets Toxiques

700 CHERCHEURS, MÉDECINS, SOIGNANTS
ET
60 ASSOCIATIONS

ONT SIGNE NOTRE LETTRE OUVERTE

L’ALERTE EST LANCÉE !!!

La mobilisation prend une ampleur inédite.
Plus de 700 scientifiques, médecins et professionnels de santé, ainsi que 60 associations, ont déjà co-signé notre lettre ouverte à Yaël Braun-Pivet
En effet, Le Haut Commissariat au Plan (HCSP) a rendu un rapport accablant sur l’agriculture et les pesticides.
Les résultats sont là, sous les yeux du gouvernement.
Pourtant, face à l’urgence, le choix a été fait de laisser couler. Aucun acte fort, aucune communication transparente : le silence est total.
Chez Secrets Toxiques, nous connaissons bien ce silence.
Notre coalition s’est construite précisément pour dénoncer l’opacité et les secrets qui entourent la toxicité réelle des pesticides.
Ignorer un tel rapport scientifique n’est pas une simple omission, c’est un choix politique qui nous met tous en danger.

Nous exigeons que le silence s’arrête.

Grâce à ce soutien massif, nous avons interpellé directement Yaël Braun-Pivet, Présidente de l’Assemblée nationale, et les ministres concernés.

Nous leur posons une question claire : quelles mesures concrètes comptez-vous prendre pour appliquer les recommandations du HCSP ?

Faites grandir la mobilisation. Le gouvernement ne pourra pas ignorer ce rapport si nous sommes des milliers à exiger des comptes.

👉 Diffusez ce message : Partagez cet appel aux experts de santé et aux associations de votre entourage.

La transparence n’est pas négociable. La santé publique ne peut pas attendre. !!!
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Délibéré du procès contre l’agro-industrie : 11 février 13 h – tribunal de Lorient

Le 11 février devant le Tribunal Judiciaire de Lorient, munissez-vous de votre plus belle pancarte pour l’audience du délibéré concernant nos 12 prévenu.e.s.

Rendez-vous à partir de 13h.

Ce procès hors norme fait suite à une action de désobéissance civile menée en mars 2022 par le collectif Bretagne contre les fermes-usines, au cours de laquelle un train de céréales destinées à l’alimentation animale avait été immobilisé et dont une partie du contenu avait été versé sur la voie.
Le 15 décembre 2025, douze citoyen·nes y ont comparu, poursuivi·es pour avoir dénoncé les ravages du système agro-industriel.

L’audience s’est transformée en une véritable tribune publique sur les responsabilités environnementales, sanitaires et démocratiques de l’agro-industrie.
Tout au long de la journée, les prévenu·es, leurs avocat·es et plusieurs expert·es reconnu·es (agronomie, santé publique, journalisme, sciences sociales) ont dressé un constat documenté des pollutions massives de l’eau, de l’air et des sols, de l’atteinte à la biodiversité et des conséquences durables pour la santé des populations. Ils ont dénoncé aussi le manque de démocratie qui règne au sein du monde agricole.

illustration Chloé Blanquart – MSDE

La défense a plaidé l’état de nécessité et la liberté d’expression, rappelant l’inaction persistante de l’État face à des atteintes graves à l’environnement et au droit à un environnement sain.
La procureure a requis des peines de 3 à 6 mois de prison avec sursis, tandis que les parties civiles – représentant notamment l’agro-industrie et la FNSEA – réclament près de 270 000 € d’indemnisation.

Ce délibéré revêt une portée symbolique et juridique majeure :

 

 

Nous exprimerons notre soutien aux abords du tribunal.

Au programme :

    • ☕ boissons chaudes,
    • 🍪 crêpes sucrées,
    • 🎺 🥁 fanfare

à mercredi !

Lire cet article sur le site de Bretagne Contre Les Fermes Usines :

https://bretagne-contre-les-fermes-usines.fr/rejoignez-les-12-prevenu-e-s-le-11-fevrier-pour-le-delibere-du-proces-contre-lagro-industrie/

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Résultats !

Au pénal :
Relaxes, du sursis et 5000 €

Cinq prévenus ont été totalement relaxés dans ce dossier !!!

Les 7 autres ont été reconnus coupables d’entrave à la circulation d’un train, mais relaxés des poursuites pour dégradation de la voie ferrée.
Pour eux, la présidente du tribunal Séverine Desbordes a prononcé mardi des amendes de 5.000 euros, dont une seule ferme, les six autres étant assorties du sursis.

Cinq des condamnés devront également s’acquitter de 150 euros d’amende pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement ADN.

Au civil :

Le tribunal a par ailleurs condamné solidairement les sept militants reconnus coupables à indemniser les parties civiles à hauteur d’environ 206.000 euros, dont 91.639 euros pour SNCF Réseau, 75.615 euros pour la société Sofral Le Gouessant, destinataire du chargement, et 38.424 euros pour la société Millet Rail.

Commentaires de la rédaction PIG BZH :

Il s’agit bien du blé le plus cher de France !
Tous les procès faits aux militants pour refus de prélèvement ADN ont échoué, la jurisprudence est fournie …
Les jérémiades de la FNSEA qui s’estime lésée dans son image et qui revendique un préjudice au civil seront très certainement revues à la baisse, étant donné qu’ils se chargent eux même de la dégradation de leur image et de nos biens publics.

https://france3-regions.franceinfo.fr/bretagne/morbihan/lorient/blocage-d-un-train-de-cereales-sept-militants-ecologistes-condamnes-a-plus-de-200-000-euros-d-indemnisations-3297837.html

https://www.francebleu.fr/bretagne/morbihan-56/lorient/lorient-sept-militants-ecologistes-condamne-a-verser-200-000-euros-pour-avoir-bloque-un-train-8829650

https://www.ouest-france.fr/societe/justice/sabotage-dun-train-de-cereales-en-bretagne-sept-activistes-ecologistes-condamnes-a-200-000-euros-de-dommages-et-interets-8fe9511a-072b-11f1-900b-ad4c91c3d8b7

https://www.letelegramme.fr/morbihan/saint-gerand-croixanvec-56920/pour-le-blocage-dun-train-de-cereales-en-centre-bretagne-sept-militants-condamnes-a-des-amendes-et-plus-de-200-000-euros-dindemnisation-6982105.php

Cagnotte en ligne pour que Bretagne Contre Les Fermes Usines continue le combat : 

https://bretagne-contre-les-fermes-usines.fr/collecte-de-fonds-pour-gagner-en-justice-face-a-letat-et-ses-complices/

Urgence d’une politique indépendante et cohérente sur les pesticides, la santé publique et l’eau potable : lettre ouverte à Lecornu

Secrets Toxiques Tour de France dans le Finistère : preogramme

Lettre ouverte à Monsieur le Premier ministre Sébastien Lecornu

Objet : Urgence d’une politique indépendante et cohérente sur les pesticides, la santé publique et l’eau potable


Monsieur le Premier Ministre,

Nous vous écrivons avec gravité à la suite des révélations publiées par Le Monde, selon lesquelles le ministère de l’Agriculture aurait exercé des pressions sur la rédaction du volet consacré aux pesticides dans le rapport du Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan (HCSP).
Ces interventions, visant à édulcorer ou retarder la publication de conclusions scientifiques gênantes, sont extrêmement préoccupantes.
Elles portent atteinte à la crédibilité des institutions publiques, au droit des citoyens à une information indépendante et à la sécurité sanitaire nationale.

Il ne s’agit pas d’un simple différend administratif. C’est un signal d’alerte politique.
Lorsqu’un ministère chargé de l’agriculture interfère dans l’évaluation des risques sanitaires des pesticides, il devient juge et partie, et met en péril la santé publique.
Dans ce contexte, le maintien de la ministre actuelle, après de telles accusations, affaiblit la confiance du public et empêche la mise en œuvre d’une politique de transition agricole crédible.
Nous demandons donc son remplacement immédiat par une personnalité indépendante, compétente et résolument engagée pour la transparence et la santé environnementale.

Un désastre sanitaire et financier sous-estimé
Les chiffres disponibles dressent un constat accablant :
– Les coûts sociaux liés aux pesticides (santé, dépollution, perte de biodiversité) s’élèvent à minima à 370 millions d’euros par an en France, dont 260 millions pour le traitement de l’eau potable, et potentiellement jusqu’à 8,2 milliards d’euros1
– L’expertise INSERM (2021) a mis en évidence des liens forts ou moyens entre l’exposition aux pesticides et 16 pathologies graves, dont plusieurs cancers, maladies neurodégénératives et troubles de la reproduction.
– Les agriculteurs exposés présentent un risque accru de +47 % de lymphomes plasmocytaires et +25 % de myélomes.
– À l’échelle nationale, le nombre de cancers a presque doublé depuis 1990, avec une progression plus forte chez les femmes et les jeunes adultes.

Ces données illustrent la contradiction entre un discours officiel de réduction des pesticides et la réalité d’un système sous influence, où les arbitrages ministériels privilégient encore les intérêts industriels au détriment de la santé publique.

L’eau potable est la première victime silencieuse. Les contrôles de qualité montrent que plus d’un tiers des points de captage en France présentent des traces de pesticides ou de leurs métabolites au-delà des seuils réglementaires.
Certaines molécules interdites depuis plus de dix ans, comme l’atrazine, continuent de polluer les nappes phréatiques.
Le coût de la dépollution est exorbitant, mais la pollution, elle, reste légalement tolérée tant que les traitements permettent de “corriger” l’eau avant sa distribution.
Cette logique est intenable : il faut prévenir la contamination à la source, pas seulement la traiter à la sortie du robinet.
La situation exige un sursaut politique et moral. Nous vous demandons :

. Le remplacement de la ministre de l’Agriculture, afin de garantir l’indépendance de la politique publique sur les pesticides.
. La publication intégrale et sans censure du rapport du HCSP, avec les noms des experts consultés et les corrections demandées par le ministère.
. La réorientation des aides de la PAC pour un financement fort et engagé dans la transition agro-écologique
. L’intégration, dans la loi de financement de la sécurité sociale, d’un compte spécifique retraçant les coûts des pathologies environnementales afin d’en mesurer le poids réel.

Le courage politique ne consiste pas à temporiser, mais à protéger la population quand les faits sont établis.
La France ne peut plus ignorer le coût humain et financier d’une dépendance aux pesticides qui ruine notre santé, notre eau et notre modèle social.

Nous appelons votre gouvernement à faire preuve de transparence, d’indépendance et de responsabilité en plaçant la santé publique au-dessus des intérêts économiques sectoriels.

Dans l’attente d’une réponse claire à cette demande, nous vous prions de croire, Monsieur le Premier Ministre, en l’expression de notre très haute considération

Conférence Jacques Caplat – 18 septembre – Moëlan sur mer

L’association Rivières et Bocages du Belon – RBBM – organise

une conférence de Jacques Caplat

Un autre avenir agricole et alimentaire pour la Bretagne Sud

Jeudi 18 septembre – 20 h 30
Centre culturel l’Ellipse
Moëlan sur mer

conférence Jacques Caplat - Ellipse de Moëlan sur mer - 18 septembre 2025

La marrante, elle résiste !

Le Conseil National de l’Ordre des Médecins prend position contre la loi Duplomb

« Sur le plan médical, le doute n’est pas raisonnable » : le Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) s’engage contre la loi Duplomb

Lire le communiqué du CNOM

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https://www.lequotidiendumedecin.fr/actu-medicale/sante-publique/le-doute-nest-pas-raisonnable-lordre-sengage-son-tour-contre-la-loi-duplomb

« Il s’agit de substances susceptibles d’exposer la population à des risques majeurs », écrit dans un communiqué mercredi le Conseil national de l’Ordre des médecins, évoquant « des alertes qui ne peuvent être ignorées », notamment sur l’acétamipride, ce pesticide réautorisé sous conditions en France par la loi Duplomb.

https://www.franceinfo.fr/environnement/loi-duplomb/sur-le-plan-medical-le-doute-n-est-pas-raisonnable-l-ordre-national-des-medecins-s-engage-contre-la-loi-duplomb_7407838.html

Extraits du communiqué du CNOM

Le 30 juillet 2025, le CNOM écrit, entre autres :

Les « alertes ne peuvent être ignorées »

« Sur le plan médical, nous affirmons que le doute n’est pas raisonnable lorsqu’il s’agit de substances susceptibles d’exposer la population à des risques majeurs : troubles neurodéveloppementaux, cancers pédiatriques, maladies chroniques. Ces alertes ne peuvent être ignorées »

« la compétitivité agricole et les distorsions de concurrence au sein de l’Union européenne ne doivent pas servir d’arguments pour relâcher notre vigilance en matière de protection de la biodiversité et de santé humaine »

Engagement du CNOM à lancer une réflexion sur les liens entre santé et environnement (ndlr : il était temps !!!)

Signer la pétition, par ici :

https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3014

La marrante, elle résiste !

Loi Duplomb : contribution de 30 sociétés savantes devant le Conseil Constitutionnel

 

Affaire N° 2025-891 DC
CONTRIBUTION EXTERIEURE
SOUMISE AU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
sur la non-conformité à la Constitution de la loi visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur
Affaire N° 2025-891 DC
Observations de la communauté scientifique et médicale – 26 juillet 2025

Représentés par :
Me Clémentine Baldon,
Avocate au barreau de Paris

De :
La Société Française d’Hématologie, association représentée par Emmanuel Raffoux, Président, et Pierre Sujobert, membre du Conseil d’Administration ;
La Société Française de Pédiatrie, association représentée par Agnès Linglart, Présidente, et Romain Basmaci, Secrétaire Général ;
La Société Française du Cancer, association représentée par Philippe Pourquier, Président ;
La Société Française d’Endocrinologie, association représentée par Gérald Raverot, Président, et Judith Favier, Vice-Présidente ;
La Société Française de Santé Publique, association représentée par Anne Vuillemin, Présidente ;
La Société de Réanimation de Langue Française, association représentée par Muriel Fartoukh, Présidente ;
La Société Nationale Française de Médecine Interne, association représentée par Luc Mouthon, Président, et Pascal Sève, Secrétaire Général ;
L’Association Nationale des Enseignants de Pharmacie Clinique, représentée par Pierrick Bedouch, Président ;
L’Association Neuro-Environnement Réseau Francophone, représentée par Servane Mouton, Présidente ;
– La Société Francophone de Néphrologie, Dialyse et Transplantation, association représentée par Maryvonne Hourmant, Responsable du groupe Néphrologie verte ;
– La Société Française de Pathologie, association représentée par Sophie Prévot, Présidente, et Arnaud Uguen, Secrétaire Général ;
– La Société Française de Pharmacie Clinique, association représentée par Dre Delphine Cabelguenne, Secrétaire Adjointe ;
Alerte des Médecins sur les Pesticides, association représentée par Pierre-Michel Périnaud, Président ;
– Le Groupement d’Intérêt Scientifique sur les Cancers d’Origine Professionnelle et Environnementale dans le Vaucluse (GISCOPE 84), représenté par Martine Le Friant, Présidente ;
La Fondation ARC pour la Recherche sur le Cancer, représentée par Eric Solary, Vice-Président ;
La Fondation pour la Recherche Médicale, représentée par Denis Duverne, Président du Conseil de Surveillance, et Maxime Molina, Président du Directoire ;
La Fondation Vaincre Alzheimer, représentée par Maï Panchal, Directrice Générale ;
L’Intergroupe Francophone du Myélome, association représentée par Hervé Avet-Loiseau, Président, et Aurore Perrot, membre du Conseil d’Administration ;
Ensemble leucémie lymphomes espoir (ELLyE), association représentée par Guy Bouguet, Président ;
L’Association Française des Polyarthritiques et des Rhumatismes Inflammatoires Chroniques (AFPric), représentée par Irène Pico-Philippe, Présidente ;
L’Association Méningiomes dus à l’Acétate de cyprotérone, aide aux Victimes Et prise en compte des Autres molécules (AMAVEA), représentée par Emmanuelle Huet-Mignaton, Présidente ;
L’Association Nationale de Défense contre la polyArthrite Rhumatoïde, représentée par Danielle Vacher, Présidente ;
Le Collectif Triplettes Roses, association représentée par Claude Coutier, Présidente et cofondatrice ;
Cancer Contribution, association représentée par Gilbert Lenoir, Président ;
LMC FRANCE, association représentée par Mina Daban, Présidente ;
Le Syndicat National des Pharmaciens des Etablissements de Santé (Synprefh), représenté par Dr Cyril Boronad, Président, et Pr. Valérie Sautou, membre du Conseil d’Administration et du Conseil Scientifique ;
Le Collectif d’EcoResponsabilité en Santé, association représentée par Patrick Pessaux, Président ;
L’Association Universitaire de Génie Civil, représentée par Tariq Ouahbi, Président ;
La Société Francophone d’Économie Écologique, association représentée par Sandrine Allain et Tom Bauler, co-Présidents ;
La Société Française de Thrombose et d’Hémostase, association représentée par Chloé James, Présidente ;
L’Association Vivre sans Thyroïde, représentée par Beate Bartès, Présidente et fondatrice,
Le collectif Droit à Respirer, association représentée par Chantal Raherison-Semjen, Présidente ;
L’Association Sparadrap, représenté par Dr Jean-Louis Chabernaud, Président ;
Le Pr. Gérard Socié, Président du Conseil Scientifique de l’Institut National du Cancer

Contribution devant le Conseil Constitutionnel :
sociétés savantes : contribution

INTERPELLATION du CONSEIL CONSTITUTIONNEL

 

Réponse du Conseil Constitutionnel : 7 août

Lien pour signer la pétition

https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/3014

La marrante, elle résiste !

 

Loi Duplomb : malgré les fake-news la pétition passe la barre des 2 millions de signataires !!!

Plus de 2 000 000 signataires ce 28 juillet !

Et pourtant les lobbies de l’agro-chimie sont à l’oeuvre pour orchestrer la désinformation, le doute …
Mais le nombre de signataires augmente, inexorablement !
Visionnez la progression des signatures par ici : https://tracker-loi-duplomb.replit.app/

Lobbies à l’acion pour éteindre le feu :

Par exemple,et comme d’habitude, le Point, Woessner …

besoin de vacances au Point !

Futura Sciences
https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/environnement-loi-duplomb-faut-il-avoir-peur-acetamipride-science-tranche-124034/?at_source=nonli&at_content=photo&at_term=futura.sciences.fr
Ca commence bien, l’illustration montre une betterave rouge et non pas une betterave sucrière !!! C’est du Top level !
Rappelons tout de même que Futura Sciences a pour partenaires SANOFI, ST Gobain, EDF … : peut on être impartial en étant financé par SANOFI ?
https://www.futura-sciences.com/partenaires/

Mise au point de la Toxicologue de Générations Futures Pauline Cervan

Post de Pauline Cervan

Toxicologue chez Générations Futures. Alerte sur les effets néfastes des pesticides et PFAS. Dénonce en particulier les failles de l’évaluation réglementaires des pesticides. Pharmacienne dans une autre vie

😱 La pétition serait instrumentalisée selon le sénateur #Duplomb?! Arnaud Rousseau parle lui d’hystérie, géraldine woessner d’obscurantisme…
Alors que la pétition contre la loi Duplomb dépasse les 1,4 millions de signatures, tous les marchands de doute sont en PLS et la désinformation s’amplifie.
Voici donc pour contrer toutes les fake news en circulation une mise au point sur l’acétamipride (je précise que l’évaluation des pesticides est mon domaine d’expertise depuis plus de 10 ans et que j’ai épluché la littérature académique ET le dossier réglementaire de cette substance)
La littérature scientifique abonde d’études décrivant la toxicité de l’acétamipride sur les pollinisateurs, oiseaux, ver de terre, et.. sur l’homme. Je ne vais pas y revenir ici.
Je vais plutôt vous parler de comment les agences sanitaires en Europe ont évalué cette substance.
Car tous les défenseurs de la loi le répètent sans cesse : “oui mais l’acétamipride est autorisée dans tous les autres pays de l’UE, alors pourquoi pas chez nous?!”
Cette question est donc centrale
Mis à part ce nivellement par le bas dramatique, se sont ils seulement posés la question de COMMENT elle a été autorisée?
Car c’est là tout le coeur du problème!
Quels sont les processus en œuvre qui permettent la mise sur le marché de substances dangereuses?

Explications dans le carrousel et dans ce rapport de Générations Futures https://www.generations-futures.fr/actualites/acetamipride-duplomb/acetamipride-ppl-duplomb?trk=public_post_comment-text

Quand on a connaissance à la fois des données scientifiques disponibles ET de la défaillance du processus d’évaluation réglementaire, on comprend mieux pourquoi il est intolérable de revenir sur l’interdiction française de l’acétamipride.
Cette interdiction était fondée sur la science et le principe de précaution alors que l’autorisation au niveau de l’UE repose sur une évaluation approximative, incomplète.. et très politique!
Au lieu de ré-autoriser l’acétamipride, la France ferait mieux de pousser pour qu’elle soit interdite en Europe et interdire l’importation de denrées alimentaires traitées avec cette substance.

Générations Futures et Pesticide Action Network (PAN) Europe ont entrepris les démarches auprès de la Commission pour interdire l’acétamipride en Europe.
Ce sera long et sûrement compliqué, mais on ne lâchera rien!
Je vous parle d’acétamipride car c’est mon domaine d’expertise mais il ne faut pas oublier ce n’est pas du tout le seul aspect problématique de la loi! Les dispositions relatives aux retenues d’eau et à l’élevage intensif sont tout aussi préoccupantes!
Merci d’être allés jusqu’au bout de ce post et merci de partager au maximum ces éléments, certes techniques, mais fondamentaux pour comprendre ce qu’il se joue avec cette loi et la désinformation qui l’accompagne.

https://fr.linkedin.com/posts/pauline-cervan_ac%C3%A9tamipride-activity-7353097747849179140-zYhr?utm_source=li_share&utm_content=feedcontent&utm_medium=g_dt_web&utm_campaign=copy

Conseil Constitutionnel (réponse le 7 août)

Pour info Générations Futures, Notre Affaire à Tous, POLLINIS, la Ligue des Droits de l’Homme, Terre de Liens, CIWF France, le CCFD Terre Solidaire, Greenpeace France, la Fondation pour la Nature et l’Homme, la Fondation 30 Millions d’Amis, Biodiversité sous nos pieds et Réseau CIVAM déposent une contribution commune devant le Conseil constitutionnel
https://www.generations-futures.fr/actualites/loi-duplomb-conseil-constitutionnel/

https://notreaffaireatous.org/loi-duplomb-generations-futures-notre-affaire-a-tous-pollinis-la-ligue-des-droits-de-lhomme-terre-de-liens-ciwf-france-le-ccfd-terre-solidaire-greenpeace-france-la-fondation-pour-la/

Contribution devant le Conseil Constitutionnel de plus de 30 sociétés savantes et associations de malades

Plus de trente sociétés savantes et associations de malades envoient une contribution au Conseil constitutionnel
https://www.linkedin.com/posts/michel-campano-348105308_contribution-au-conseil-constitutionnel-activity-7354967000000929792-RftR?utm_source=share&utm_medium=member_desktop&rcm=ACoAAAy1MvkBMGuBOAbM4x1kCACMqjtzaYd_aRw

Nous pouvons remercier Maître Baldon et son équipe pour le travail considérable qu’elle a effectué pour aboutir à ce document, et un merci spécial également à l’alerte des médecins sur les pesticides, dont l’expertise scientifique et la veille documentaire a été déterminante.
le document a été envoyé ce jour au conseil constitutionnel (28 juillet)

En attendant : réponse du gouvernement à 2 000 000 de citoyen.ne.s

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Pour mémoire :

Sur France Inter le 22 juillet à 8h20
https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-du-mardi-22-juillet-2025-6963993

En plein débat sur la loi Duplomb, qui réintroduit sous conditions l’acétamipride, éclairage sur cet insecticide avec l’écologue Philippe Grandcolas et le médecin Pierre-Michel Perinaud, président de l’association « Alerte des médecins sur les pesticides ».

Avec
  • Philippe Grandcolas, écologue, directeur adjoint scientifique national pour l’Écologie et l’Environnement au CNRS
  • Pierre-Michel Périnaud, médecin et président de l’association « Alerte des médecins sur les pesticides »

Les études sur l’acétamipride « s’accumulent » et montrent des « toxicités chroniques très importantes », soulignent ce mardi sur France Inter l’écologue Philippe Grandcolas et le médecin et président de l’association « Alerte des médecins sur les pesticides » Pierre-Michel Perinaud, en plein débat sur la loi Duplomb, qui réintroduit sous conditions cet insecticide de la famille des néonicotinoïdes.

« À mesure que les études s’accumulent, les effets de l’acétamipride s’avèrent importants », explique Philippe Grandcolas, directeur adjoint de l’institut Écologie et Environnement au CNRS. « Ce produit est nocif pour les abeilles domestiques et il l’est encore plus pour d’autres organismes, d’autres pollinisateurs. » Il y a selon lui un « consensus parfaitement clair » dans la communauté scientifique sur le sujet. « Le doute n’est pas raisonnable, il y a des dizaines de travaux qui montrent que l’acétamipride est toxique, qu’il peut y avoir des toxicités chroniques très importantes sur des insectes pollinisateurs », insiste-t-il. Par ailleurs, l’acétamipride est « très soluble dans l’eau et reste des dizaines de jours dans le milieu naturel après avoir été administré dans un champ, on le retrouve par exemple jusque dans l’eau de pluie, ce qui a été démontré récemment au Japon ». Une étude inédite de l’université de Tokyo, publiée en juin, révèle en effet une présence massive de pesticides dans l’eau de pluie, le plus fréquemment de l’acétamipride, autorisé au Japon. Ainsi, « c’est un produit qui a un potentiel d’exposition très important pour l’ensemble de la biodiversité, humain y compris« , conclut l’écologue.

Comme d’autres scientifiques, Pierre-Michel Perinaud cite, lui, des études qui indiquent que « l’acétamipride traverse la barrière placentaire et peut donc contaminer le foetus ». « On a retrouvé de l’acétamipride dans le liquide céphalorachidien des enfants donc on sait que ce produit neurotoxique va se retrouver en contact du cerveau des enfants », souligne-t-il. Des études contestées par certains opposants  à l’interdiction de ce pesticide, qui mettent notamment en avant qu’on ne peut pas savoir d’où viennent ces traces d’acétamipride.

Des liens entre l’exposition aux pesticides et des maladies

Au-delà de l’acétamipride, Pierre-Michel Perinaud rappelle l’impact en règle générale des pesticides sur la santé humaine. « Les données de l’Inserm [Institut national de la santé et de la recherche médicale] publiées en 2013 et confirmées en 2021 montrent des liens entre l’exposition aux pesticides et des maladies : la maladie de Parkinson, des cancers du sang, des cancers de la prostate, des leucémies, des troubles de la fertilité, des troubles cognitifs, etc. », détaille-t-il. Le médecin craint que la loi Duplomb « ouvre la boîte de Pandore » et permette la réintroduction d’autres pesticides à l’avenir.

Pour appuyer leurs propos, les deux spécialistes citent des études de l’Inserm, de l’Inrae (l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement), de l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) ou encore de l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) sur le sujet. De quoi « justifier un principe de précaution ».

Par ailleurs, « les alternatives existent et sont suffisamment efficaces » pour cultiver la betterave, expliquent-ils. Et au-delà, Philippe Grandcolas va jusqu’à interroger l’intérêt de conserver la culture de la betterave à sucre en France. « C’est une culture utilisée pour produire du sucre dans la nourriture transformée ou des agrocarburants. Ce n’est pas une culture vivrière indispensable. On doit se poser la question, même si c’est une question cruelle pour des PME agricoles, est-ce qu’on a besoin de prendre des risques pour la santé humaine et pour la biodiversité pour cultiver quelque chose qui n’est pas vivrier, qui n’est pas indispensable ?« , soumet-il.

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Publication sur le site de APHG -Alerte Pesticides Haute Gironde- : déconstruction des mensonges gouvernementaux

21 juillet 2025

 

Le 21 juillet 2025 : la pétition a dépassé le million de pétitionnaires !

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Signez la pétition adressée à l’assemblée nationale contre la loi Duplomb !

Si ce n’est pas encore fait, vous pouvez vous joindre aux signataires, amplifier le mouvement et faire connaître votre mécontentement aux députés et sénateurs qui l’ont votée, ainsi qu’au gouvernement qui pourrait l’abroger.

Cette pétition est partie pour devenir historique par l’ampleur qu’elle prend: déjà 1.000.000 signatures en quelques jours et cela ne cesse d’augmenter heure après heure.Ce n’est pas compliqué, ça prend quelques minutes. Et partagez l’information autour de vous.

Les promoteurs de la loi Duplomp ont tout fait pour rendre impossible tout débat.
Rien dans cette loi ne résoudra les problèmes graves qui frappent nos agriculteurs et agricultrices. Bien au contraire, elle ne fait qu’accélérer encore cette fuite en avant qui va droit dans le mur.

Signer cette pétition nous permet de crier notre exigence de démocratie, de protection de notre terre, de notre santé, et pour cela d’une agriculture à taille humaine, saine et nourricière.

Pour la signer, cliquez sur le lien suivant

https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/3014

Voici un extrait de son texte de présentation :
« La Loi Duplomb est une aberration scientifique, éthique, environnementale et sanitaire.
Elle représente une attaque frontale contre la santé publique, la biodiversité, la cohérence des politiques climatiques, la sécurité alimentaire, et le bon sens.
Le rapport Brundtland,
l’Évaluation des écosystèmes pour le millénaire (MEA),
les rapports du GIEC,
les études de l’OMS,
de l’INRAE,
de Santé Publique France…
Tous alertent depuis des décennies sur les conséquences des politiques destructrices du vivant et de la santé.
Et pourtant, vous persistez à légiférer contre l’intérêt général.
Par cette pétition, je demande :
– Son abrogation immédiate ;
– La révision démocratique des conditions dans lesquelles elle a été adoptée ;
– La consultation citoyenne des acteurs de la santé, de l’agriculture, de l’écologie et du droit.
Aujourd’hui je suis seule à écrire, mais non seule à le penser.
Eléonore PATTERY  »

A vous de jouer !

Pour mémoire au sujet de cette loi :

Acétamipride : les mensonges de la ministre de l’agriculture

La loi duplomb est passée à l’Assemblée Nationale : place aux recours

Permis de tuer : décret du 8 juillet 2025 sur l’indépendance de l’ANSES

La marrante, elle résiste !

Tribune des restaurateurs contre la loi duplomb

Loi Duplomb : « Nous, restaurateurs, faisons ce métier pour nourrir, pas pour empoisonner »

Plus de 400 chefs cuisiniers et acteurs de la restauration, dont Chloé Charles, Mauro Colagreco et Olivier Roellinger, appellent, dans une tribune au « Monde », au retrait de cette loi controversée, à l’instauration d’un moratoire sur l’usage des pesticides et à une transformation profonde du système alimentaire français.

https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/07/24/loi-duplomb-nous-restaurateurs-faisons-ce-metier-pour-nourrir-pas-pour-empoisonner_6623329_3232.html

https://www.francebleu.fr/infos/environnement/nourrir-pas-empoisonner-400-chefs-et-acteurs-de-la-restauration-signent-une-tribune-contre-la-loi-duplomb-6490311

Parmi les signataires, des chefs étoilés comme Mauro Colagreco, Olivier Roellinger, mais aussi des responsables de cantines, des propriétaires de bistrots ou des collectifs de restaurateurs-paysans. « Nous faisons ce métier pour nourrir, pas pour empoisonner« , écrivent-ils. « Nous avons bien conscience des difficultés que rencontrent les producteurs français au quotidien« , nuance le texte, qui reconnaît des agriculteurs « tiraillés par la rentabilité de leur métier et les demandes citoyennes croissantes à sortir du productivisme« .

« À un moment, il faut taper du poing sur la table », estime Glenn Viel

Un sursaut encore timide mais rare, dans un milieu qui met en avant la qualité des produits et les circuits courts mais peu prompt à se mobiliser, comme lors de la crise des agriculteurs, en 2024. Les chefs « sont des personnes qui ne prennent pas souvent la parole mais l’alimentation, c’est leur quotidien« , explique Fanny Giansetto, fondatrice d’Ecotable.

Parmi eux, Glen Viel, 45 ans, chef trois étoiles et jury de l’émission « Top Chef« . « Je ne comprends pas (cette loi)« , affirme-t-il à l’AFP, dénonçant « les pesticides qui polluent notre terre » alors que « l’alimentation a une grande part (de responsabilité) dans les cancers« . « On a la capacité de mettre des milliards dans la défense de notre pays. Et c’est normal« , poursuit-il. « Est-ce qu’on ne pourrait pas trouver un milliard ou deux pour nos agriculteurs, pour les aider à faire cette transition (écologique) ? » « Nous les restaurateurs, on est plutôt des besogneux, on ferme notre gueule et on avance. Mais à un moment, il faut taper du poing sur la table », estime Glenn Viel.

Pour Marie-Victorine Manoa, jeune cheffe trentenaire, autrice et chroniqueuse dans l’émission « Très très bon! », cette loi a été un « coup de massue« . « Cuisiner des produits médicamentés et stériles n’excite personne« , grince celle qui appelle à la « rébellion générale« . La loi Duplomb prévoit notamment la réintroduction à titre dérogatoire de l’acétamipride, pesticide de la famille des néonicotinoïdes – interdit en France mais autorisé en Europe.

Le coup de gueule de Jacques Marcon

La prise de parole de Jacques Marcon a été le point de départ de cette mobilisation. Début juillet, le chef trois étoiles a publié sur Instagram une photo d’un pré d’herbes sauvages du Mont Mézenc (Haute-Loire), accompagnée d’un texte cinglant, adressé au sénateur Laurent Duplomb, rapporteur de la loi éponyme. « Avec cette loi, vous vous êtes érigé en porte-parole de l’industrie agroalimentaire qui privilégie une agriculture intensive et néfaste pour les générations futures« , a écrit le chef. Un texte largement partagé, notamment par des restaurateurs, sur les réseaux sociaux.

Nous, restaurateurs, avons choisi le métier de restaurateur par amour pour la gastronomie, par passion pour les produits, mais surtout parce que nous voulons nourrir, « restaurer » nos clients. Si nous prenons la parole aujourd’hui, c’est que nous sommes estomaqués par l’aveuglement de nos politiques et par les liens, devenus trop évidents, de ces derniers avec l’agro-industrie. En tant qu’artisans, nous avons à cœur de valoriser un travail manuel, ancré dans notre territoire et notre environnement. Et cet environnement, nous le voyons se dégrader.

Aujourd’hui, nous sommes inquiets. Inquiets de l’avenir de notre alimentation qui subit de plein fouet la crise climatique et la perte de la biodiversité. Inquiets de la hausse effrayante des cancers. Inquiets de la qualité des produits que nous servons, qui ne semble que se détériorer, ces derniers contenant toujours plus de résidus de pesticides. Même l’eau que nous apportons à table, qu’elle soit minérale ou du robinet, est touchée par ce problème. Nous faisons ce métier pour nourrir, pas pour empoisonner.

En tant que partenaires directs, nous avons bien conscience des difficultés que rencontrent les producteurs français au quotidien. Beaucoup sont enfermés dans un système à bout de souffle, qui leur demande de produire toujours plus et à bas prix. Ils sont tiraillés entre la nécessité de rentabilité et les demandes citoyennes croissantes à sortir du productivisme.

Une insulte à tous

Mais la loi Duplomb, adoptée le 8 juillet par le Parlement, ne vient résoudre aucune de ces problématiques. Au contraire, elle ferme les yeux sur les vraies difficultés, à savoir la rémunération des producteurs, le libre-échange et la mise en concurrence des denrées alimentaires. Elle les enferme dans un système intrinsèquement délétère en continuant de promouvoir des modes de production inaptes à répondre aux enjeux vitaux de notre temps.

Près de 70 % des terres sont aujourd’hui dégradées en Europe [selon un rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture en date de 2021]. Notre système alimentaire coûte 19 milliards par an à la France en externalités négatives [selon l’étude collective « L’injuste prix de notre alimentation » publiée en 2024]. La loi dite « Duplomb » est une insulte aux scientifiques, une insulte aux agriculteurs qui se passent des pesticides tous les jours, une