NTG = OGM : PikNik BIO – Plougoulm (kernonen) – 12 mai – 12 h

Ouest France – fin mars 2026
Le Télégramme – Lundi 30 mars 2026

L’Organisation bretonne de sélection investit 3 millions d’euros dans un nouvel outil high-tech

Canard Enchaîné – 6 mai 2026

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Avis syndical de SUD RECHERCHE

NGT Sud Solidaire avril 2026

Tribune du Museum National d’Histoire Naturelle

Un collectif de scientifiques s’inquiète, dans une tribune au « Monde », du projet européen de brevetabilité des nouveaux OGM (plantes issues des nouvelles techniques génomiques, NTG ou NGT en anglais), qu’ils décrivent comme une « menace pour la souveraineté semencière européenne » et un vecteur de précarisation des agriculteurs. ⚠️

« L‘arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne de 2018 l’avait pourtant gravé dans le marbre juridique : les produits issus des « nouvelles techniques génomiques » (NTG) sont bel et bien des organismes génétiquement modifiés (OGM). Le motif ? Ces outils, développés majoritairement après l’adoption de la directive de 2001, ne bénéficient d’aucun recul historique garantissant leur sécurité. Pourtant, depuis, le débat européen s’est laissé enfermer dans un récit séduisant mais scientifiquement contestable : celui d’une technologie d’une précision telle qu’elle ne ferait qu’imiter la nature, simplement en accéléré.

En réalité, le processus de transformation en laboratoire est d’une violence extrême. Les plantes que l’on finit par cultiver sont les « survivantes » d’un stress cellulaire profond, portant des cicatrices génétiques et épigénétiques transmissibles. Prétendre que ces bouleversements sont identiques à ceux de l’évolution naturelle est un raccourci qui ignore la nature même des erreurs induites. A l’heure où nous séquençons des millions de pan-génomes pour en saisir la complexité, ne pas exiger l’analyse complète des séquences modifiées constitue une impasse sécuritaire. La connaissance du code n’est qu’une première étape, mais elle est indispensable.

Pour légitimer cette dérégulation sauvage, la Commission s’appuie sur une narration lissée : celle d’une pseudo-continuité entre la sélection paysanne millénaire et l’édition du génome. Selon ce récit, l’humain n’aurait fait que changer d’outil, passant d’une patiente sélection au laser moléculaire. Cette continuité est un trompe-l’œil. Là où la sélection conventionnelle travaille avec la plante entière aux régulations complexes en réseau, les NTG forcent l’entrée du noyau cellulaire par des méthodes intrusives.

C’est sur ce socle fragile que repose la création de la catégorie « NTG 1 », regroupant des plantes considérées comme équivalentes aux variétés conventionnelles selon un seuil arbitraire de moins de 20 modifications génétiques. D’un point de vue scientifique, cette approche est malavisée. Ce n’est pas le nombre de modifications qui importe, mais leur nature et leur rôle. Une seule modification sur un gène-clé peut transformer radicalement l’interaction d’une plante avec son écosystème ou altérer sa teneur en nutriments.

Historiquement, les semences de haute technologie ont surtout renforcé la dépendance des agriculteurs envers les firmes multinationales. Les NTG risquent d’aggraver cette précarité en imposant un modèle de propriété intellectuelle totalement inadapté aux enjeux de l’agroécologie dans les régions. Nous touchons ici au cœur de la contradiction européenne. D’un côté, on nous explique que ces plantes sont si proches de la nature qu’elles ne nécessitent ni évaluation, ni étiquetage, ni surveillance postcommercialisation. De l’autre, ces mêmes variétés font l’objet de brevets massifs en tant qu’« inventions biotechnologiques disruptives ».

On ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre : si une plante est le fruit d’une invention humaine suffisamment novatrice pour être brevetée, elle est par définition différente d’une variété naturelle et doit être évaluée comme telle. Cette confusion juridique menace la souveraineté semencière européenne, exportatrice nette de « sans OGM ». En laissant des plantes NTG non tracées se disséminer – le pollen viable de certaines espèces pouvant voyager sur des kilomètres –, on expose les agriculteurs à des risques de « contrefaçon involontaire » si des gènes brevetés se retrouvent dans leur champ par pollinisation croisée.

La science n’est jamais aussi grande que lorsqu’elle accepte ses propres limites. En voulant forcer le passage des NTG par une dérégulation arbitraire, la Commission fragilise la confiance des citoyens. Les cadrages administratifs asphyxient l’indépendance de l’expertise en subordonnant la rigueur scientifique à des impératifs bureaucratiques et politiques. Le vivant est le socle de notre survie commune ; il mérite mieux qu’un ajustement réglementaire négocié à la hâte pour satisfaire certains lobbys. Il est temps que l’Europe choisisse une innovation qui protège plutôt qu’une dérégulation qui aveugle. »

Tribune à l’initiative de :

👉 Yves BERTHEAU, directeur de recherche honoraire à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement et chercheur honoraire au Centre d’écologie et des sciences de la conservation (Muséum national d’histoire naturelle, CNRS, Sorbonne Université)

👉 Tatiana Giraud, directrice de recherche CNRS, université Paris-Saclay, membre de l’Académie des sciences

👉 Isabelle Goldringer, généticienne des populations, directrice de recherche INRAE

👉 Pierre-Henri Gouyon, professeur émérite au Muséum national d’histoire naturelle

👉 Jane Lecomte, écologue et professeure au Muséum national d’histoire naturelle

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Piknik Plougoulm 12 mai 12 h devant l'Organisation Bretonne de Sélection

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ACTIONS

Flyers à distribuer :

Flyer à diffuser au format PDF

Flyer Hadoù ar Frankiz (Semences de Liberté)

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S’informer sur la proposition de la Commission européenne  

–> Avec INF’OGM

Inf’OGM, veille citoyenne d’information sur les OGM et les semences : https://www.infogm.org/

–> Avec KOKOPELLI

–> Avec la CONFÉDÉRATION PAYSANNE

–> Avec le syndicat SIMPLES

–> Note de l’Ambassade de France aux États-Unis

(Service économique régional de Washington) : « Nouvelles techniques génomiques : une démocratisation en trompe-l’œil »
Note_NGT aux Etats-Unis_vff

–> Action lors du 70 ème anniversaire de INRAE PLOUDANIEL (29)

Interpellons les députés européens

Avant le vote des parlementaires européens

Il est confirmé que le vote au sein de la Commission Environnement a été reporté. Si aucune date n’a été fixée pour ce report, il est à noter que la prochaine réunion de cette Commission est programmé le 1er juin.

Le vote en plénière du Parlement européen ne peut avoir lieu qu’après cette Commission. Il est donc possible que le vote ait lieu en juin, pas avant.

–> Infos et lettre type sur le site de Graines de Liberté/ Hadoù ar Frankiz

–> Fichier adresses emails  les députés européens

navet OGM

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Signer l’Appel de PLOUGOULM

Appel de Plougoulm – 12 mai 2026

Dans le secteur de la production légumière de Nord Bretagne, une Coopérative de création variétale légumière1 a annoncé un investissement de 3 millions d’euros avec la création d’un laboratoire de 200 à 600 m2 et qu’il se positionnait sur les « starting blocks » des créations de OGM/NGT (proposé par l’Europe « séquençage génomique, technique de création variétale accélérée par modification de gène »2) et recrutait , si la mise en œuvre du programme aboutissait en 2026, bio-informaticien, data-scientist, et utilisation de l’IA. Séduite par l’économie de la promesse d’une souveraineté alimentaire promise par les lobbyistes de l’Europe.

De quoi s’agit-il ?

Depuis l’arrêt de la Cour de Justice européenne en 2018, les institutions européennes, avec l’appui des multinationales de l’agro-industrie travaillent sur un projet visant à déréglementer les OGM issus des nouvelles techniques de modification génétique qu’ils appellent NTG (Nouvelles Techniques Génomiques / NGT en anglais). Le choix de nommer ces nouveaux OGM : NTG, n’est pas anodin. En occultant l’acronyme OGM (Organisme Génétiquement Modifié) on fait « disparaître » l’OGM lui-même et on cherche à donner une fausse respectabilité à ces organismes !

Or ces OGM-NTG sont bel et bien des OGM puisqu’il y a modification génétique qui ne s’effectue pas naturellement par multiplication ou recombinaison naturelle, telle que définie au niveau européen.

La déréglementation de ces OGM-NTG imposerait de les considérer comme équivalents des organismes existant naturellement ou obtenus par sélection conventionnelle, et ce, sur des critères dits scientifiques mais qui ne le sont pas !

Ces OGM issus des nouvelles techniques génomiques seraient, in fine, brevetables si ce nouveau règlement était appliqué.

Cette équivalence proclamée entraînerait l’absence d’évaluation, de traçabilité et d’étiquetage. Les filières non OGM et / ou bio devront mettre en place des modalités coûteuses pour se protéger.

Les semences paysannes et conventionnelles pourraient être privatisées par le brevetage des gènes naturels et les paysans, dont les champs auront été contaminés par ces OGM issus des NTG, seraient condamnés à payer des royalties aux 5 entreprises multinationales dominant ce marché. Leurs droits sur les semences seraient donc foulés aux pieds !

Le principe de précaution ne serait plus appliqué et le droit des peuples à une alimentation non OGM, bafoué.

Les conséquences sur tous les écosystèmes seraient irréversibles créant des déséquilibres et une perte accrue de la biodiversité.

Nous appelons :

  • A s’opposer formellement au passage en force de ces lois mortifères : en écrivant aux Députés européens de voter NON lors de sa présentation au Parlement de Strasbourg ; d’appeler les députés français pour les informer et leur demander de nous soutenir face à cet abandon de la souveraineté européenne dans le domaine végétal.

  • A renforcer la sélection variétale en plein champ par les agriculteurs. trices eux-mêmes avec l’appui de la communauté scientifique pour répondre aux enjeux du réchauffement climatique et de l’effondrement de la biodiversité. Des variétés qui renforcent la biodiversité cultivée, avec toutes celles et tous ceux qui ne confondent pas la méthode scientifique et la connaissance avec la technologie, avec toutes celles et ceux pour qui la semence est un bien commun universel.

Les OGM c’est NON, NON et toujours NON

Les signataires : Graines de Liberté, PIG BZH , Faucheurs Volontaires d’OGM – NTG BZH

1 OBS créée en 1970, 2016 recherche appliquée, 63 variétés développées dont plusieurs en Bio (certificat ECOCERT)

Pik nik à Plougoulm (29)

Le collectif des Faucheurs et Faucheuses Volontaires d’OGM BZH vous invite à venir le rejoindre pour pikniker à PLOUGOULM (29) pour manifester notre opposition à cette dérèglementation des OGM

Interpellons ensembles les politiques, les industriels, les utilisateurs et les consommateurs !!!

le 12 mai à 12 h

à 

PLOUGOULM – Kernonen

 

Covoiturage :
Rendez vous à 11 h sur l’Aire de covoiturage de Kerglaz St Pol

Le nombre de places de parking étant limité à Kernonenn à Plougoulm, devant l’OBS, cette étape nous paraît nécessaire surtout si nous sommes nombreux.euses.
Venez avec votre piknik, chaises et tables pliantes

Demande d’entretien à Mme Jacq, et Mr ROUE, directrice et président de l’OBS :

Les Faucheurs et Faucheuses Volontaires d’OGM breton.ne.s demandent un entretien à Mme JACQ, directrice de l’OBS ainsi qu’à Mr ROUE, président de l’OBS :

PLOUGOULM-piknik-demande-entretien

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Déclaration manif sur la voie publique

PLOUGOULM-piknik-declaration-prealable

Suites manif dans la presse

De retour de Plougoulm …
https://www.ici.fr/emissions/keleier-ar-reportaj/e-brezhoneg-un-pique-nique-bio-a-plougoulm-pour-inciter-les-citoyens-a-ecrire-aux-deputes-europeens-contre-les-ngt-1080960

Bastien Moysan – porte parole national de la CONF ; Jil Quillevere – FV BZH / PIG BZH / membre retraité CP 29 ; Jean Marc Roué – président OBS
Ouest-France – édition papier – 13 mai 26
Télégramme – édition papier – 13 mai 26

NTG : les votes de nos eurodéputé.e.s lors de la séance parlementaire du 7 février 2024

Bientôt les élections européennes : prenez connaissance de qui a voté quoi au sujet des NTG, lors de la séance parlementaire du 7 février 2024

Note : L’eurodéputée Lydie Massard est mentionnée « Abs », ce qui signifie « Absente ».
Elle nous a confirmé qu’elle a bien soutenu tous ces amendements avec « les verts », participé à leur rédaction et continue à les soutenir.
Cependant, et à son grand regret pour le vote au PE, elle avait, ce 7 février, jour du vote au PE, une obligation de présence par ailleurs pour soutenir une demande de financement qui n’aurait pas pu être attribuée sans sa présence.

Qui a voté pour des registres publics où sont enregistrés tous les lieux où des NTG sont obtenus ou cultivés ?

Qui a  voté pour que la  charge financière ne retombe pas sur les paysans pour démontrer que les productions sont sans NTG ?

Qui a voté pour prévenir la contamination par les NTG d’autres cultures par exemple avec des bandes tampon ?

Qui a voté pour que le règlement NTG ne compromette pas l’objectif de 25 % de terres bio d’ici l’horizon 2030 ?

Qui a voté pour rejeter un texte visant à affaiblir la réglementation sur les OGM ?

Qui a voté pour une traçabilité documentée  des NTG ?

Déréglementation des OGM / NTG : communiqué de presse de European Coordination Via Campesina

Communiqué de presse

Bruxelles le 8 février 2024

ECVC se félicite du blocage de la déréglementation des OGM-NTG par le Conseil de l’UE, et condamne l’approbation précipitée d’une proposition incohérente et inapplicable par le Parlement européen

Hier, le Comité des représentants permanentes (COREPER) des États membres de l’Union Européenne s’est réuni afin de trouver un accord du Conseil sur la proposition visant à déréglementer les OGM/nouvelles techniques génomiques (NTG), sur base d’un texte de compromis de la présidence belge. Le COREPER n’est parvenu à aucun accord, ce qui fragilise la possibilité d’entamer les négociations avec le Parlement et la Commission (dites trilogue) avant les élections européennes de juin 2024. ECVC salue l’opposition des Etats membres de l’UE à cette proposition qui ne tient pas la route. Le refus de la Commission d’autoriser les États à interdire la culture des NTG sur leurs territoires, et la porte ouverte à la confiscation de toutes les semences par les brevets, dénoncés par ECVC depuis le début de ce processus, sont les points de blocage principaux. C’est une victoire pour les organisations paysannes, qui appellent les États membres à continuer à défendre les droits des agriculteur.rice.s et des consommateur.rice.s en s’opposant à ce projet inacceptable.

Toutefois, hier également, le Parlement européen s’est prononcé à une faible majorité1 lors d’un vote en plénière en faveur de la déréglementation des OGM-NTG. ECVC condamne fermement ce vote, qui va radicalement à l’encontre des droits des paysan.ne.s sur les semences, des droits des citoyen.ne.s à une alimentation sans OGM, du principe de précaution établi à l’article 191 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) et des obligations internationales de l’UE.

Les parlementaires européen.ne.s ont voté en faveur d’une proposition complètement incohérente d’un point de vue juridique, et sans aucun fondement scientifique, comme l’a souligné récemment l’agence de sécurité sanitaire française ANSES. Pour mieux faire passer ce vote inacceptable, les parlementaires tentent de nous enfumer en formulant deux promesses qu’ils et elles ne pourront pas tenir :

. Les parlementaires prétendent que la traçabilité des NTG et l’étiquetage des produits seront garantis (amendements 264 et 265). Pourtant, ils ont refusé de rendre obligatoire la publication des procédés permettant de détecter et d’identifier les OGM-NTG. Il sera donc impossible de garantir le respect des obligations de traçabilité, et donc d’étiquetage tout au long de la chaîne alimentaire. Sans cette garantie, les entreprises semencières pourront sans risque de poursuite

« oublier » de déclarer que leurs semences sont des NGT.

. Sur le brevet, qui est la préoccupation principale des paysan.ne.s et des petites entreprises semencières, les parlementaires prétendent que la non-brevetabilité des NTG sera garantie. Le Parlement européen envoie certes un signal politique intéressant en proposant d’amender dans ce sens le droit européen des brevets (Directive 98/44/CE). Mais cet amendement ne sera pas en mesure de limiter la portée d’un brevet aux seul produits végétaux issus de l’invention brevetée, en l’absence de publication des procédés permettant de distinguer une information génétique brevetée de tout autre information génétique « native » ou résultant de sélection traditionnelle. ECVC rappelle aussi que le Parlement européen ne peut pas décider de sa propre

1 307 votes en faveur, 263 contre et 41 abstentions.