OGM-NTG (Nouvelles Techniques Génomiques) : comprendre et agir – la mobilisation continue !!!

Nous avons pikniké à Plougoulm le 12 mai dernier, Faucheurs et Faucheuses Volontaires d’OGM breton.ne.s, PIG BZH (Pisseurs et Pisseuses Involontaires de Glyphosate BZH), Hadoù ar Frankiz, Kaol Kozh, …

pour avertir la population que
LE VIVANT et le BIO sont en danger d’extermination par les propositions de la Commission Européenne de dérégulation des OGM.

Toutes les informations, tribunes scientifiques, syndicales et des semenciers libres sont à retrouver par ici : https://pig.log.bzh/2026/05/04/ntg-ogm-piknik-bio-plougoulm-kernonenn-12-mai-12-h/

LA MOBILISATION EST EN COURS,

URGENTE

ET TOUJOURS POSSIBLE !!!

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ACTIONS

Interpellons les députés européens

Avant le vote des parlementaires européens

(Mise A Jour du 22 mai 2026)  :
Dernières infos de Bruxelles : le vote en séance plénière sur les NTG aura lieu le mercredi 17 juin.

La date limite pour le dépôt des amendements est fixée au 10 juin. Le vote au sein de la commission Envi aura lieu le lundi 15 juin..

–> Infos et lettre type sur le site de Graines de Liberté/ Hadoù ar Frankiz

–> Fichier adresses emails  les députés européens

–> Action emails à envoyer directement sur le site de  Via Campesina  (pratique mais ne concerne que les eurodeputes français) Coordination européenne Via Campesina

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Flyers à distribuer :

Flyer Hadoù ar Frankiz (Semences de Liberté)

Flyer Coordination Européenne Via Campesina

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Avis syndical de SUD RECHERCHE

NGT Sud Solidaire avril 2026

Tribune du Museum National d’Histoire Naturelle

Un collectif de scientifiques s’inquiète, dans une tribune au « Monde », du projet européen de brevetabilité des nouveaux OGM (plantes issues des nouvelles techniques génomiques, NTG ou NGT en anglais), qu’ils décrivent comme une « menace pour la souveraineté semencière européenne » et un vecteur de précarisation des agriculteurs. ⚠️

« L‘arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne de 2018 l’avait pourtant gravé dans le marbre juridique : les produits issus des « nouvelles techniques génomiques » (NTG) sont bel et bien des organismes génétiquement modifiés (OGM). Le motif ? Ces outils, développés majoritairement après l’adoption de la directive de 2001, ne bénéficient d’aucun recul historique garantissant leur sécurité. Pourtant, depuis, le débat européen s’est laissé enfermer dans un récit séduisant mais scientifiquement contestable : celui d’une technologie d’une précision telle qu’elle ne ferait qu’imiter la nature, simplement en accéléré.

En réalité, le processus de transformation en laboratoire est d’une violence extrême. Les plantes que l’on finit par cultiver sont les « survivantes » d’un stress cellulaire profond, portant des cicatrices génétiques et épigénétiques transmissibles. Prétendre que ces bouleversements sont identiques à ceux de l’évolution naturelle est un raccourci qui ignore la nature même des erreurs induites. A l’heure où nous séquençons des millions de pan-génomes pour en saisir la complexité, ne pas exiger l’analyse complète des séquences modifiées constitue une impasse sécuritaire. La connaissance du code n’est qu’une première étape, mais elle est indispensable.

Pour légitimer cette dérégulation sauvage, la Commission s’appuie sur une narration lissée : celle d’une pseudo-continuité entre la sélection paysanne millénaire et l’édition du génome. Selon ce récit, l’humain n’aurait fait que changer d’outil, passant d’une patiente sélection au laser moléculaire. Cette continuité est un trompe-l’œil. Là où la sélection conventionnelle travaille avec la plante entière aux régulations complexes en réseau, les NTG forcent l’entrée du noyau cellulaire par des méthodes intrusives.

C’est sur ce socle fragile que repose la création de la catégorie « NTG 1 », regroupant des plantes considérées comme équivalentes aux variétés conventionnelles selon un seuil arbitraire de moins de 20 modifications génétiques. D’un point de vue scientifique, cette approche est malavisée. Ce n’est pas le nombre de modifications qui importe, mais leur nature et leur rôle. Une seule modification sur un gène-clé peut transformer radicalement l’interaction d’une plante avec son écosystème ou altérer sa teneur en nutriments.

Historiquement, les semences de haute technologie ont surtout renforcé la dépendance des agriculteurs envers les firmes multinationales. Les NTG risquent d’aggraver cette précarité en imposant un modèle de propriété intellectuelle totalement inadapté aux enjeux de l’agroécologie dans les régions. Nous touchons ici au cœur de la contradiction européenne. D’un côté, on nous explique que ces plantes sont si proches de la nature qu’elles ne nécessitent ni évaluation, ni étiquetage, ni surveillance postcommercialisation. De l’autre, ces mêmes variétés font l’objet de brevets massifs en tant qu’« inventions biotechnologiques disruptives ».

On ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre : si une plante est le fruit d’une invention humaine suffisamment novatrice pour être brevetée, elle est par définition différente d’une variété naturelle et doit être évaluée comme telle. Cette confusion juridique menace la souveraineté semencière européenne, exportatrice nette de « sans OGM ». En laissant des plantes NTG non tracées se disséminer – le pollen viable de certaines espèces pouvant voyager sur des kilomètres –, on expose les agriculteurs à des risques de « contrefaçon involontaire » si des gènes brevetés se retrouvent dans leur champ par pollinisation croisée.

La science n’est jamais aussi grande que lorsqu’elle accepte ses propres limites. En voulant forcer le passage des NTG par une dérégulation arbitraire, la Commission fragilise la confiance des citoyens. Les cadrages administratifs asphyxient l’indépendance de l’expertise en subordonnant la rigueur scientifique à des impératifs bureaucratiques et politiques. Le vivant est le socle de notre survie commune ; il mérite mieux qu’un ajustement réglementaire négocié à la hâte pour satisfaire certains lobbys. Il est temps que l’Europe choisisse une innovation qui protège plutôt qu’une dérégulation qui aveugle. »

Tribune à l’initiative de :

👉 Yves BERTHEAU, directeur de recherche honoraire à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement et chercheur honoraire au Centre d’écologie et des sciences de la conservation (Muséum national d’histoire naturelle, CNRS, Sorbonne Université)

👉 Tatiana Giraud, directrice de recherche CNRS, université Paris-Saclay, membre de l’Académie des sciences

👉 Isabelle Goldringer, généticienne des populations, directrice de recherche INRAE

👉 Pierre-Henri Gouyon, professeur émérite au Muséum national d’histoire naturelle

👉 Jane Lecomte, écologue et professeure au Muséum national d’histoire naturelle

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Piknik Plougoulm 12 mai 12 h devant l'Organisation Bretonne de Sélection

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S’informer sur la proposition de la Commission européenne  

–> Avec INF’OGM

Inf’OGM, veille citoyenne d’information sur les OGM et les semences : https://www.infogm.org/

–> Avec KOKOPELLI

–> Avec la CONFÉDÉRATION PAYSANNE

–> Avec le syndicat SIMPLES

–> Avec Hadoù ar Frankiz / Graines de Liberté

Intervention Emmanuel Antoine de Graines de Liberté / Hadoù ar Frankiz

navet OGM

–> Avec Kaol Kozh

En présence de René LEA de l’association Kaol Kozh 

–> Note de l’Ambassade de France aux États-Unis

(Service économique régional de Washington) : « Nouvelles techniques génomiques : une démocratisation en trompe-l’œil »
Note_NGT aux Etats-Unis_vff


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NTG : les votes de nos eurodéputé.e.s lors de la séance parlementaire du 7 février 2024

Bientôt les élections européennes : prenez connaissance de qui a voté quoi au sujet des NTG, lors de la séance parlementaire du 7 février 2024

Note : L’eurodéputée Lydie Massard est mentionnée « Abs », ce qui signifie « Absente ».
Elle nous a confirmé qu’elle a bien soutenu tous ces amendements avec « les verts », participé à leur rédaction et continue à les soutenir.
Cependant, et à son grand regret pour le vote au PE, elle avait, ce 7 février, jour du vote au PE, une obligation de présence par ailleurs pour soutenir une demande de financement qui n’aurait pas pu être attribuée sans sa présence.

Qui a voté pour des registres publics où sont enregistrés tous les lieux où des NTG sont obtenus ou cultivés ?

Qui a  voté pour que la  charge financière ne retombe pas sur les paysans pour démontrer que les productions sont sans NTG ?

Qui a voté pour prévenir la contamination par les NTG d’autres cultures par exemple avec des bandes tampon ?

Qui a voté pour que le règlement NTG ne compromette pas l’objectif de 25 % de terres bio d’ici l’horizon 2030 ?

Qui a voté pour rejeter un texte visant à affaiblir la réglementation sur les OGM ?

Qui a voté pour une traçabilité documentée  des NTG ?

Commission PEST : actions suite à l’atelier du 23 mai 2023

Actions consécutives au bilan de PEST

Bilan de PEST : CP de PAN Europe, CEO, Secrets Toxiques, Générations Futures

Évaluation de la commission PEST : Communiqué de presse commun de PAN Europe, Corporate Europe Observatory, Secrets Toxiques, Générations Futures

Bilan du premier atelier du 23 mai 2023
CP :

Secrets Toxiques invitée à une réunion de travail entre
institutions européennes, Etats Membres, agences de
sécurité alimentaire et parties prenantes

Communiqué de presse – Secrets Toxiques – 24 mai 2023

https://secretstoxiques.fr

Ce mardi 23 mai a eu lieu la première session d’une série d’ateliers de travail initiés par la Commission Européenne sur le sujet de l’évaluation des risques liés aux pesticides.
Ces ateliers sont consacrés à la question de l’évaluation de la toxicité des pesticides « en formulation », c’est à dire des produits tels qu’ils sont mis
sur le marché et épandus par les professionnels comme les particuliers.
Ils ont été organisés pour répondre aux nombreuses sollicitations impulsées par la campagne Secrets Toxiques et ses alliés.

En particulier, notre pétition n°1384/2021, déposée en février 2021 à la Commission dédiée du Parlement Européen, a permis de mettre à l’agenda
des institutions européennes le traitement de ce que nous dénonçons depuis deux ans et demi : l’absence d’études de toxicité à long terme des produits pesticides tels qu’ils sont autorisés.

Secrets Toxiques se réjouit de l’organisation de cette première session qui avait pour objectif de faire l’état des lieux des pratiques en cours dans les agences d’homologation des pesticides et des revendications de différentes parties prenantes : notre coalition, PAN Europe, PETA, et CropLife.

Nous avons revendiqué notre principale demande aux institutions européennes, récemment endossée par 11 parlementaires européens et seule à même de répondre aux exigences du règlement 1107/2009 : la réalisation d’études expérimentales de toxicité à long terme sur les
formulations représentatives qui doivent être évaluées lors la procédure européenne d’approbation des molécules pouvant être utilisées comme substances actives dans les pesticides.

Notre présentation intégrale est jointe en PDF à ce communiqué de presse.
Nous avons néanmoins à regret constaté que la Commission Européenne, dans les discussions qui se sont tenues sur ce sujet, tendait à vouloir continuer de privilégier une approche « par composés », c’est-à-dire une
extrapolation de la toxicité des produits à partir de la toxicité connue de chacun des ingrédients déclarés dans la formulation du pesticide.

Nous ne comprenons pas les raisons de cette obstination, de laquelle il résulte un système dénoncé maintes fois comme incapable de répondre aux exigences de la réglementation européenne, par notre campagne mais également par la Cour de Justice de l’Union Européenne et par la Commission Nationale Déontologie et Alertes en Santé Publique et Environnement.
Et pour cause : les méthodes sont quasi-inexistantes, les données sur la toxicité à long terme des produits chimiques sont notoirement incomplètes, et plusieurs études ont montré l’existence d’instabilité dans la composition des pesticides, voire la présence de composés non déclarés.
(Defarge et al., 2018 ; Seralini et Jungers, 2020 ; Jungers et al, 2022).

Les institutions européennes préfèrent-elles se concentrer sur des faux-semblants de réponse au problème posé par peur des conséquences qu’il y aurait à regarder en face la toxicité réelle des pesticides ?
Quoi qu’il en soit, nous serons particulièrement attentifs aux déroulements futurs de ces sessions de travail.
La session du matin, à laquelle nous avons participé, a été suivie par un échange entre la Commission, les Etats Membres, l’EFSA et l’ECHA sans les parties prenantes.

Cette rencontre fera l’objet d’un compte-rendu que nous attendons avec
impatience.
Klaus Berend, chef de l’Unité pesticides et biocides de la Commission Européenne et président de la réunion du 23 mai, a par ailleurs annoncé que la Commission Européenne allait publier un site web dédié aux travaux de ces ateliers.
Une seconde session de travail avec les évaluateurs de risque, à visée technique, aura lieu au mois de juin, et sera suivie à la rentrée d’une discussion avec les États Membres par zones d’autorisation (Nord, Sud,
Centre).

Il y a urgence à faire appliquer le règlement sur les pesticides.
Les trois Etats Membres intervenant lors de la réunion du 23 mai au matin ont tous admis réaliser l’évaluation des risques sur les produits préalable à leur autorisation sur la base de la seule substance active, contrairement aux exigences du règlement 1107/2009.

Les conséquences de l’usage massif des pesticides, que ce soit sur la santé, ou sur l’environnement, constatées alors que le règlement prévoit la démonstration de l’absence d’effets néfastes des produits autorisés à ces deux niveaux, appelle une action urgente et significative pour enrayer les graves menaces que font peser les pesticides sur la santé et la biodiversité.

Suites atelier PEST

9 juin 2023 : Envoi d’une lettre :

–> à Ms Stella Kyriakides Commissioner for Health and Food Safety

PEST suite : Lettre adressée à Mrs Stella Kyriakides

–> aux Eurodéputé.e.s

PEST suite : Lettre adressée aux Eurodéputé.e.s

Feuille de route en 10 points

Roadmap of priorities_202304
traduction 10 point

Soulèvements de la Terre : de Quimperlé à Strasbourg …

Pour rappel, la tribune

En réponse à la répression policière, militaire que le gouvernement nous fait subir, pour étouffer les contestations sociales, écologiques, nous appelons à signer la tribune :

Nous sommes les Soulèvements de la terre

Nous nous soulevons, chacun.e depuis notre endroit, chacun.e à notre manière.
Le mouvement des Soulèvements de la Terre ne peut pas être dissout car il est multiple et vivant.
On ne dissout pas un mouvement, on ne dissout pas une révolte.

Nous appelons toutes et tous à nous rejoindre pour rendre caduque cette tentative d’étouffement.
Nous sommes, toutes et tous ensemble, les Soulèvements de la Terre.

Signature de la tribune sur le lien suivant  https://lessoulevementsdelaterre.org/blog/nous-sommes-les-soulevements-de-la-terre

Images d’applications, sur tous les terrains :

De la rue à Quimperlé (29)

Soulèvement de la Terre des citoyen.n.es de Quimperlé et alentours

Au Parlement Européen à Strasbourg

Nous y retrouvons, notamment, accompagné.e.s de leurs collègues parlementaires européen.ne.s, les député.e.s français.e.s engagé.e.s activement, entre autres, dans la campagne Secrets Toxiques
Dont
Benoit Biteau
Claude Gruffat
Michèle Rivasi

Secrets Toxiques Tour de France dans le Finistère : preogramme

En passant par …

Campagne « Secrets Toxiques » : Interpellation de l’EFSA

Secrets toxiques
https://www.secretstoxiques.fr

Ce 25 février 2021

119 députés européens, français et sénateurs
français dénoncent les failles dans l’évaluation
des pesticides et exigent que l’EFSA change ses
pratiques toxiques.

Fin octobre 2020, une étude scientifique (1​)démontre la présence de produits toxiques dans 14 pesticides, non déclarés sur les étiquettes. Dès le 1er décembre, ​ 9 associations (2) portent plainte contre x et lancent une campagne citoyenne “ Secrets Toxiques ​ ” qui mobilise plus de 14 000 signatures.

Leur combat ?
Remettre en question le système d’évaluation actuel et exiger le retrait de ces pesticides du marché en France et en Europe.

Ce 25 février, la coalition d’associations envoie, avec le soutien de 119 députés européens, français et sénateurs, un premier courrier à l’EFSA, chargée de l’évaluation des risques dans le domaine des denrées alimentaires.

Vidéo de rediffusion du lancement de l’action « saisine de l’EFSA »

1​ Toxic compounds in herbicides without glyphosate Gilles-EricSeralini ; Gerald Jungers Food and Chemical Toxicology Volume 146, December 2020, 111770

2
Campagne Glyphosate France, Générations Futures, Nature & Progrès, Intelligence Verte, PIG BZH, ZEA, Bio Cohérence, Combat Monsanto et Agir pour l’environnement.

Communiqué de presse – 25 février 2021

Communiqué de presse VF -25.02.2021

Courrier des députés à l’EFSA – 25.02.2021

Liste complète des signataires – Lettre adressée à l’EFSA le 25.02.2021

Des produits toxiques non déclarés sont retrouvés sur l’étiquette de 14 pesticides évalués par l’EFSA.
L’étude d’octobre 2020 ​ du Pr Gilles-Eric Séralini et Gérald Jungers ouvre une nouvelle brèche concernant le système d’évaluation des pesticides au niveau européen et français. Elle démontre que plusieurs métaux lourds et autres formulants toxiques entrent dans la composition de pesticides, non déclarés sur l’étiquette.

Comment cela est-il possible ? L’étude démontre de nombreuses failles dans les systèmes d’évaluation des pesticides utilisés en Europe.
L’effet cumulé des différents composants d’un produit est totalement ignoré par les pratiques d’évaluation des agences sanitaires.

L’EFSA​ (3 ) évalue uniquement la substance déclarée active par l’industriel et donc sans regarder son effet cumulé​ (4)​ , avec d’autres substances présentes dans le produit final, appelé « l’effet cocktail ». ​ L’agence européenne affirme que ce sont les États membres qui évaluent ou réévaluent la sécurité de la formulation complète des pesticides vendus sur leur territoire.
Ce n’est pas le cas aujourd’hui avec l’ANSES​ (5) qui ne vérifie pas les effets à long terme de toxicité ou cancérogénicité des produits commercialisés se contentant d’une analyse de toxicité aiguë.
La double-évaluation de ces produits pratiquée par l’EFSA et l’ANSES ne répond pas à l’arrêt de la Cour de justice de l’union européenne (CJUE) du 1er octobre 2019​ (6)​ .

119 députés européens, français et sénateurs français exigent que l’EFSA respecte le règlement européen.
Après les associations et les citoyens, 119 députés européens, français et sénateurs français de plusieurs couleurs politiques ont rejoint la mobilisation en co-signant une lettre exigeant que l’EFSA :

  • fasse application correcte du règlement européen tel qu’interprété par la Cour de justice de l’Union européenne dans son arrêt du 1er octobre 2019 et notamment de mettre en place une prise en compte des effets cumulés de la substance active telle que déclarée évaluée avec tous les autres composants de pesticides qui sont présents dans les formulations commerciales, et ce dès la procédure d’autorisation ou de renouvellement d’une substance active déclarée. C’est le premier et peut-être le plus important des « effets cocktails »

 

  • mette en place une procédure de prise en compte des effets entre différentes formulations de pesticides dits plus classiquement « effets cocktails » dès le stade de l’évaluation des substances actives déclarées

 

  • mette en place une procédure assurant, lors des évaluations de renouvellements d’approbations de substances actives déclarées, de la prise en compte de l’ensemble des publications scientifiques, notamment des avis du CIRC et les études de toxicité de formulations commerciales complètes, et de faire application du règlement européen et de l’arrêt du 1er octobre 2019 de la CJUE ;

 

5
L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail a pour mission principale d’évaluer les risques sanitaires dans les domaines de l’alimentation, de l’environnement et du travail, en vue d’éclairer la décision publique.

6
Découvrir l’Arrêt de la Cour de Justice de l’Union Européenne du​ 1er octobre 2019​ : http://curia.europa.eu/juris/document/document.jsf?docid=218463&doclang=fr

Communiqué de presse – 25 février 2021
Les associations membres de la campagne Secrets Toxiques et les responsables politiques souhaitent également la remise en cause des systèmes d’évaluation des pesticides au niveau français.
Elles
enverront prochainement une mise en demeure à l’ANSES pour exiger le retrait de ces pesticides toxiques et une meilleure évaluation systématique des pesticides avant la mise sur le marché.
Pour rappel, en 2018 la Commission spéciale pesticides (PEST) du Parlement européen avait en ligne de mire la procédure d’autorisation des pesticides au sein de l’UE. Ses conclusions étaient très claires : cette procédure comporte de nombreuses failles. La Commission spéciale appelait à améliorer d’urgence les procédures d’approbation, notamment via plus de transparence, d’indépendance et de ressources.
Cette situation dramatique, toujours d’actualité aujourd’hui, doit impérativement être changée pour la santé des écosystèmes et de toutes et tous.

CONTACTS PRESSE
Responsables politiques :
Pour contacter Manuel Bompard, Eric Andrieu, Michèle Rivasi, Claude Gruffat, Benoît Biteau, Loïc Prud’Homme​ , Joël Labbé, ​ il faut joindre ​ Manon Cretinon, attachée de presse : 06 32 81 44 52.

Pour le comité de pilotage de la campagne Secrets Toxiques :-
François Veillerette – Porte-parole Générations Futures 06 81 64 65 58
Dominique Masset – Co-Président Campagne Glyphosate France 06 10 94 66 82
Philippe Piard – Représentant Nature & Progrès – 06 74 15 76 25

 

Soutiens "Secrets Toxiques"

Dans la presse :

Reporterre.net le 25 février 2021

https://www.ouest-france.fr/environnement/pesticides/pesticides-toxiques-l-agence-d-evaluation-europeenne-mise-en-cause-7168267

https://www.mediapart.fr/journal/france/250221/produits-toxiques-dans-les-pesticides-les-autorites-europeennes-mises-en-cause

https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/02/25/119-parlementaires-europeens-denoncent-les-failles-du-systeme-d-evaluation-des-pesticides_6071226_3244.html